Justinien est alors obligé de réagir face à la dégradation de la situation. Les sources divergent quant au nombre de victimes mais il excède probablement les 30 000 morts. 2)Q5 : Quel empire cherche à reconstituer Justinien par ses conquêtes ? L'Empire de Justinien est très riche, à cause de la destruction du royaume vandale, qui fait baisser la piraterie en mer Méditerranée, et grâce aux conquêtes de Justinien. Encore une fois, les Byzantins tentent de négocier, mais Kavadh préfère profiter de son avantage militaire. Justinien ou Justinien le Grand (latin : Imperator Caesar Flavius Petrus Justinianus Sabbatius Augustus, grec ancien : Φλάβιος Πέτρος Σαββάτιος Ἰουστινιανός), né vers 482 à Tauresium, près de Justiniana Prima en Illyrie, et mort le 15 novembre 565 à Constantinople, est un empereur romain d'Orient[N 1] ayant régné de 527 jusqu'à sa mort. Ainsi, après la chute de Rome aux mains des Hérules, les Ostrogoths interviennent et battent Odoacre en 492. Dès lors, ces derniers aboutissent moins facilement à la constitution de butins importants et doivent se risquer à la prise de forteresses, ce qui conduit Charles Diehl à dire que Justinien « fait de l'Empire un camp retranché »[69]. Livre des édifices, milieu du Vle siècle. D'autres historiens, comme Évagre le Scholastique, Jean d'Éphèse ou Zacharie le Rhéteur, apportent des informations complémentaires, mais leurs œuvres ne subsistent parfois que partiellement[12]. Justinien (Flavius Petrus Sabbatius Justinianus) est né en Thrace le 11 mai 483 à Tauresium (Justiniana Prima), dans une famille thrace modeste. Sous Justinien, l'économie byzantine atteint son apogée dans les premières décennies du VIe siècle et l'Empire est alors la première puissance économique du monde méditerranéen[256]. Justinien n'échappe pas à cette logique de confrontation entre les deux principales puissances régionales, puisqu'en 526 éclate la guerre d'Ibérie. Et, honoré du titre de consul, il essaie de regagner par l'intrigue ce qu'il ne peut plus emporter par la violence. Si Justinien n'hésite pas à user de la répression dans certaines de ses politiques, conduisant parfois à des actes d'une grande sévérité, voire à de la cruauté, il semble avoir fait preuve de modération dans ses relations humaines. Finalement, la solution vient de deux moines envoyés en Asie centrale, et qui parviennent à ramener dans l'Empire des œufs de ver à soie, permettant d'y implanter une production locale autour de Beyrouth, même si elle n'est pas suffisante pour que l'Empire se détache de toute influence des marchands perses[262],[263],[264]. Ses ouvrages portent principalement sur les guerres menées par Justinien, au sein de sa chronique Les Guerres de Justinien comprenant « La Guerre des Perses », « La Guerre des Vandales » et « La Guerre des Goths ». Les mutins se réunissent en dehors de la capitale et choisissent Stotzas comme chef. De même, une novelles énumère les nombreux devoirs qui sont à leur charge (veiller à l'entretien des infrastructures par exemple) et ils doivent dorénavant prêter serment sur l'Évangile[177]. Il fait aussi publier une modernisation des lois antiques et de la jurisprudence romaine, appelée le Digeste en 533, ainsi qu'un manuel pour enseigner le droit, appelé les Institutes (en 533). En outre, il remet en cause le qualificatif de « dernier empereur romain » qui sous-entend qu'il est le dernier à tenter de faire vivre un Empire romain depuis longtemps moribond, dans le cadre d'une vision de lent déclin qui se poursuit avec l'Empire romain d'Orient. Il attaque le royaume des Vandales, en Afrique du Nord et les bat en septembre 533. Les Ostrogoths sont de nouveau vaincus et Teias tué[126]. En outre, cette dernière peut faire étape dans les ports ostrogoths de la Sicile car Amalasonte, reine des Ostrogoths, s'oppose à Gélimer. Ensuite, la rénovation impériale, c'est-à-dire la volonté de reconstituer l'Empire romain dans ses anciennes frontières, notamment en Occident. Dans un premier temps, si ces peuples reconnaissent la suzeraineté byzantine et se réjouissent de la chute des Vandales, la remise en cause de leur autonomie par l'Empire byzantin crée des tensions. Pour autant, la guerre se poursuit en Lazique, que les deux empires espèrent faire entrer dans leur sphère d'influence[61]. Or, la rivalité persistante avec les Sassanides complique le commerce avec cet empire, mais aussi avec les mondes chinois et indiens, à l'origine de l'importation de biens de haute valeur comme la soie. Pour légitimer son autorité impériale, il rappelle dans ses différentes lois qu'il est le représentant du pouvoir divin sur terre[225]. (…) Sa pénétration découvrit dans les camps les talens de Bélisaire, et ceux de Narsès dans l'intérieur du palais ; mais son nom est éclipsé par celui de ses généraux victorieux, et Bélisaire vit toujours pour accuser l'envie et l'ingratitude de son souverain. Finalement, la bataille du Vésuve se déroule le 30 octobre 552 au niveau des monts Lattari où Teias s'est réfugié. De même, le film Pour la conquête de Rome I de Robert Siodmak, où Justinien est interprété par Orson Welles, prend pour point de départ l'invasion de l'Italie par Bélisaire et, là encore, elle n'est pas menée à son terme. La carrière de Justinien profite directement de l'arrivée au pouvoir de Justin Ier en 518. Finalement, c'est devant le mur d'Anasthase, premier dispositif de la défense rapprochée de Constantinople, que les Sklavènes sont vaincus. Finalement, Justin apparaît comme la solution de compromis. Toutefois, il n'apparaît que dans le deuxième ciel du Paradis, celui de Mercure pour les esprits actifs et bienveillants, car y est fustigé son désir de gloire personnelle et terrestre, qui l'empêche de travailler à la seule gloire de Dieu[N 26],[298]. Jean Malalas en parle en ces termes : « Il était petit de taille, le torse bien pris, le nez droit, le teint éclatant, les cheveux bouclés, la face ronde, de belle apparence, le front dégagé, le visage coloré, la tête et la barbe grisonnantes »[24]. La principale tâche religieuse que s'assigne Justinien est la propagation de la foi orthodoxe. En matière de politique intérieure, Justinien est aussi assisté de conseillers de grande qualité, à l'image de Tribonien qui est le maître d'œuvre de la rédaction du code justinien. Désormais, il doit approuver les ordonnances fiscales des gouverneurs sous son autorité. Il tente de renforcer ses relations avec l'Abyssinie pour trouver une route alternative à la route de la soie traditionnelle qui passe par la Perse. Enfin, la première partie du règne de Justinien est inséparable de sa relation avec sa femme Théodora, originaire du milieu du spectacle et particulièrement méprisée par l'Église. Par conséquent, son successeur Justin II se plaint lors de son règne du manque de moyens alloués par Justinien à l'armée et du manque de troupes pour défendre les frontières de l'Empire, d'autant que ce dernier est confronté à des difficultés démographiques[224]. Procope de Césarée est de loin la principale source[1]. Aussi, souvent pour des raisons fiscales, Justinien regroupe diverses provinces, considérées de taille insuffisante et, afin de simplifier l'administration locale, supprime un certain nombre de diocèses et regroupe parfois, comme en Égypte agitée par des troubles réguliers, les pouvoirs civils et militaires entre les mains de commandants militaires. Les Byzantins décident alors de mener une expédition punitive qui débouche sur la prise de forteresses sassanides et une réaction de Al-Mundhir III qui lance un raid en représailles, jusque vers Antioche. La même alliance est mise en œuvre pour éloigner la menace des Gépides, l'empereur jouant habilement des rivalités entre ces deux peuples qui, s'affaiblissant mutuellement, ne peuvent s'en prendre à l'Empire byzantin[79]. Il réduit le délai d'appel de six mois à trois mois pour les provinces les plus proches de Constantinople. La route de Carthage est désormais libre, d'autant que ses habitants ouvrent les portes de la cité au général byzantin[92]. Finalement, c'est Khosro qui requiert la paix, étant donné le coût exorbitant de cette campagne, lié à la difficulté plus grande pour les Sassanides d'y acheminer des renforts. La stratégie byzantine, calquée sur celle de Rome, est de maintenir un réseau de royaumes clients ou de peuples alliés en lieu et place d'une domination directe. Justinien est le dernier empereur à avoir tenté de réunir les deux parties de l’ancien Empire romain. Comme souvent, il se tourne vers Bélisaire qu'il rappelle d'Italie. Elle ne tarde pas à devenir l'exarchat de Ravenne. Justinien marque de son empreinte la capitale de Constantinople, qu'il ne quitte par ailleurs presque jamais au cours de son règne[268]. Le règne de Justinien marque le passage de l'Empire romain à l'Empire byzantin à l'est de la mer Méditerranée. On compose des hymnes (une sorte de poésie religieuse) à la gloire de l'empereur et du christianisme. Face à l'enlisement de cette guerre, les deux puissances s'accordent sur une trêve en 545. En 710, Justinien II ordonne au pape de comparaître à Constantinople, par mandat impérial [54]. Sous les préfectures du prétoire, on trouve les diocèses, dirigés par des vicaires, et les provinces dirigées par des gouverneurs. Deux de ses neveux sont les principaux candidats à la succession : d'une part Justin, le fils de sa sœur Vigilantia, qui détient le titre prestigieux de curopalate, mais ni celui de nobelissime, ni celui de césar, souvent conférés aux héritiers putatifs, et d'autre part un autre Justin, le fils de son cousin Germanus, maître des milices. Les conquêtes de Justinien (en orange) essentiellement sur la moitié ouest de la Méditerranée. La peste de Justinien et une série de catastrophes naturelles aboutissent à une profonde crise démographique dont les effets se font surtout ressentir après sa mort. Lorsque les désirs ici montent en déviant ainsi force est que les rayons du véritable amour en haut s'élancent moins vifs. Sans remettre en cause certaines des qualités, autant que les réussites de l'empereur, il met surtout l'accent sur les mérites de ses généraux, notamment Bélisaire et Narsès, tout en accréditant l'idée d'une emprise de l'impératrice Théodora sur le gouvernement de l'Empire[287]. d’argent, toutes les pierres précieuses offertes par l’empereur Justinien. Plus fondamentalement, cette politique de Justinien d'acheter la paix, soit auprès des Barbares, soit auprès des Sassinides, est parfois remise en cause en raison de son coût difficilement soutenable, à long terme, pour l'Empire[159]. Bataille sur les pentes du Vésuve, peinture d', Ce visage barbu, représenté à la droite de l'empereur sur une mosaïque célébrant la reconquête de l'Italie par l'. Celle-ci participe, par sa popularité, au renouveau que connaît les études byzantines en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle et à l'émergence de jugements plus positifs sur l'époque byzantine. Il est un chrétien sincère. Enfin, il mène une intense campagne diplomatique pour se concilier les faveurs des peuples barbares proches de la frontière avec la Perse, tout en essayant de les christianiser. Elle alimente Constantinople en eau jusqu'à l'époque ottomane[275]. 1. Dans sa biographie consacrée à Justinien, Pierre Maraval constate lui aussi la coexistence de succès réels et de résultats plus mitigés, certains n'étant pas liés directement à l'action de l'empereur. Sur les régions de l’antique royaume du Pont, l’Empire conserve quelques têtes de pont qui constituent autant de comptoirs commerciaux régulièrement menacés par les peuples nomades de la steppe eurasiatique. Procope de Césarée met particulièrement en avant cet aspect de la politique balkanique de Justinien, et il est parfois difficile de savoir si tous les travaux attribués à Justinien (six cents selon Procope) le sont de manière certaine[68]. Il fait de sa capitale, Constantinople, un haut lieu de la chrétienté. Il est aussi Philochristos, « l'ami du Christ » et Restitutor, soit le « restaurateur de la puissance romaine ». Il fait reconstruire l'église des Saints-Apôtres qui sert de nécropole aux empereurs byzantins mais aussi l'église Sainte-Irène, brûlée lors de la révolte et qui devient le deuxième édifice religieux de la ville. La distance entre Justinien et ses hôtes est accentuée et les marques de respect envers l'empereur sont parfois étendues à l'impératrice, au grand dam de l'aristocratie traditionnelle[39]. Quatre personnages en sont les instigateurs : Sergius, curateur d'un des palais impériaux, Macellus, un banquier habitant à proximité de Sainte-Sophie, Eusèbe, lui aussi banquier, et enfin Ablabios, dont le métier n'est pas connu avec certitude. Plus au sud, la guerre se focalise sur l'établissement, par les Byzantins, d'une forteresse à Thannuris, au sud de Dara. Sa législation et la construction de Sainte-Sophie en sont les signes les plus connus encore visibles aujourd'hui, mais son influence sur la culture et la civilisation de son temps ne saurait s'y résumer », « En aucun temps, en aucun pays, aucun dirigeant politique n'a été capable de faire des prévisions à aussi long terme. Ce code est écrit en 529. Enfin, la gratuité du procès est instaurée pour les plus pauvres, de manière qu'ils aient accès à la justice[193]. Confronté à la domination des mérovingiens, Pépin parvient à se faire élire roi des Francs en novembre 751, après avoir exilé Childeric III. Pour cela, il en fait une charge de deux ans dont la nomination relève du préfet du prétoire, tandis que les gouverneurs ne peuvent les congédier. Les études durent cinq années et se basent sur les grands textes du Corpus juris civilis. Justinien est le chef de l’Eglise, de l’armée et de l’administration. L’Empire byzantin est successeur de Rome, car Justinien essaie de la reconstituer par ses conquêtes. L'œuvre de Procope sur Les Constructions offre un large panorama des nombreuses réalisations architecturales attribuées à Justinien. L'idéologie impériale qu'il promeut repose sur la tradition absolutiste d'un Empire romain dorénavant chrétien. 6- Sur le résumé, sur la carte de l’Europe au IX e siècle, colorie. C'est bien le 1er avril et des mains de son oncle qu'il reçoit la couronne. Il influence aussi le calendrier liturgique, ordonnant aux habitants de Jérusalem le déplacement de la fête de la Présentation de Jésus au Temple du 14 janvier au 2 février. Jean-Claude Cheynet estime qu'il « est difficile d'accuser Justinien d'ambitions démesurées, car la reconquête de l'Afrique, puis de l'Italie donnait à l'Empire la maîtrise absolue de la Méditerranée et laissait espérer que ces provinces enrichiraient le trésor impérial »[291]. En juin 552, il rencontre pour la première fois l'armée ennemie composée de 18 000 hommes qu'il met en déroute à la bataille de Taginae, tandis que Totila périt sur le champ de bataille[125]. Les troupes chargées d'occuper les garnisons frontalières, les limitanei, ne sont pas des soldats professionnels et ils se montrent de moins en moins capables de former une force armée performante, notamment sur la frontière perse. Elle modernise autant qu'elle rationalise le droit romain. Plus encore, Gélimer dénonce les immixtions de Justinien dans les affaires de son royaume. De son côté, Jean Malalas a rédigé une longue chronologie qui prétend raconter l'histoire du monde depuis sa création. l’empereur. Celle-ci fragilise l'économie urbaine en raison du dépeuplement des villes, tandis que la crise démographique entraîne un manque de main d'œuvre[265]. De l'argent est distribué aux Bleus pour les ramener dans le camp impérial tandis que les troupes de Bélisaire pénètrent dans l'hippodrome où sont massés la plupart des rebelles, dont Hypace. Plus largement, cet ouvrage démontre le mépris de Procope envers Justinien et une partie de son entourage qu'il assimile à des parvenus, alors que lui-même appartient à la noblesse. Elle est bâtie à l'emplacement de la précédente église du même nom, incendiée par les émeutiers. « La principale règle est que le bon ordre de notre armée soit maintenu sur les routes et que nos contribuables n'en souffrent aucun préjudice ou qu'ils soient indemnisés de celui qu'ils pourraient recevoir », Pour autant, ces unités jurent aussi fidélité à l'empereur et quand un général tombe en disgrâce, ses. Quant à Justinien, il désire mobiliser ses forces dans la reconquête d'anciennes terres romaines, notamment en Afrique du Nord. Toutefois, ces rapports cordiaux entre l'Empire et le royaume, reposant sur le maintien d'une fiction de suzeraineté du premier sur le second, se dégradent rapidement[112]. Du côté byzantin, les provinces frontalières sont fragiles. Justinien veut reconstituer l'Empire romain autour de la Méditerranée. De même, Narsès joue un rôle déterminant dans la guerre contre les Goths en Italie de 535 à 553, tandis que Jean Troglita participe activement à la pacification de l'Afrique. Le royaume vandale a définitivement cessé d'exister. Cette réorganisation donne naissance à un ensemble de lois, appelées à l'époque Corpus Juris Civilis (en latin), qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de Code justinien. De même, son ouvrage intitulé « Les Monuments » ou « Les Constructions » donne un aperçu intéressant de la politique architecturale de Justinien. La conscience religieuse de Justinien est très élevée. Grâce à ses conquêtes, Justinien crée une préfecture d'Afrique et une autre d'Italie. Pour la bâtir, il fait appel à deux architectes : Anthémius de Tralles, qui meurt un an plus tard, et Isidore de Milet. Ainsi, il n'y a plus de limitation au nombre d'esclaves qu'un maître peut affranchir. En outre, Jean de Cappadoce est attentif à réduire les dépenses publiques, ce qui l'amène par exemple à s'opposer à la guerre contre les Vandales. 5- Que cherche à reconstituer Justinien par ses conquêtes (DV) ? Le tableau de Jacques-Louis David Bélisaire demandant l'aumône (1780) est le plus emblématique de ce mythe. De ce fait, il est très actif dans la lutte contre les dissidences religieuses, usant parfois de l'oppression et parfois du dialogue, notamment avec les monophysites, même si ses résultats en la matière sont contrastés. Cependant, la révolte est réprimée dans le sang (près de 20 000 morts) et débouche sur une législation encore plus restrictive puisque les Samaritains ne peuvent quasiment plus détenir de biens et encore moins hériter[252],[253]. Face à l'afflux massif de cadavres, des fosses communes sont creusées devant les murailles pour les y ensevelir, avant de les entasser dans des tours. Bélisaire débarque en Afrique à la fin du mois d'août 533 et établit son camp à Chebba, à cinq jours de marche au sud de Carthage. Il ne s'agissait plus de petits raids frontaliers de pillage, mais bien de forces organisées, susceptibles de perturber en profondeur la domination byzantine dans la région. Toujours en 532, un véritable manuel de droit est aussi écrit. Pour cela, les Byzantins tentent de convertir au christianisme les Koutrigoures de la région, dirigés par Grod. Il contribue au développement du culte autour de la Vierge Marie en développant des lieux de culte en son honneur, comme l'église Sainte-Marie-la-Neuve de Jérusalem[278] ou l'église Sainte-Marie-de-la-Source à Constantinople ; la fondation du monastère Notre-Dame de Seidnaya lui est aussi attribuée. Ainsi, son Code incorpore régulièrement de nouveaux textes, les novelles, pour l'adapter aux évolutions contemporaines. En 535-536, un refroidissement du climat prononcé provoque des récoltes médiocres et pourrait avoir joué un rôle dans les difficultés de l'Empire romain d'Orient à partir du milieu du VIe siècle, notamment sur le plan démographique[151]. Ce dernier est alors occupé par une campagne contre les Maures et ne s'attend aucunement à l'attaque des Romains. Sa législation et la construction de Sainte-Sophie en sont les signes les plus connus encore visibles aujourd'hui, mais son influence sur la culture et la civilisation de son temps ne saurait s'y résumer »[293]. Si la guerre est finie en Orient, les militaires aspirent au repos. Ces catastrophes naturelles affaiblissent l'autorité de Justinien. En outre, le rôle du préfet du prétoire d'Orient est renforcé. Cette conquête est souvent menacée par d'autres rois, notamment les rois ostrogoths, mais Justinien parvient à garder le … Quatre siècles plus tard, Constantin VII, affirme que le patriarche couronne Justinien le 4 avril, le jour de la Pâques, une date hautement symbolique. Envers les grands propriétaires, la politique de Justinien a parfois été perçue comme protégeant les paysans modestes contre l'accaparement de leurs terres par les plus riches. Quant à Khosro Ier, il a eu le temps de consolider son emprise sur la Perse et peut dorénavant se consacrer à sa politique extérieure. Le nouveau roi, Agila Ier, est alors confronté à la révolte d'Athanagilde Ier qui demande le soutien de l'Empire byzantin. La basilique Sainte-Sophie est aussi fragilisée et une partie de la coupole centrale s'effondre quelques mois plus tard. Les campagnes aussi ont durement souffert et nombre d'aristocrates et sénateurs romains ont fui la région, parfois pour Constantinople. En 531, les deux armées reprennent le combat, mais aucune n'est en mesure de prendre le dessus sur l'autre. En effet, c'est en Orient que l'Empire doit rediriger ses forces face aux assauts renouvelés des Sassanides et, bientôt, des Arabes[289]. De même, les droits des femmes connaissent une amélioration. Le Code de Justinien ne constitue que la première partie du Corpus juris civilis. Dans ce sens, il publie un décret en 544 condamnant les auteurs sans remettre en cause la doctrine de Chalcédoine, ce que les monophysites estiment insuffisant. S'il est peu expérimenté, ce général jouit des grâces de l'empereur qui, face à la situation délétère dans la région, accepte de faire droit à ses demandes d'effectifs et de moyens financiers pour mobiliser une armée susceptible de vaincre définitivement les Ostrogoths. La capitale est touchée plusieurs fois, notamment en 540-541, en 551 (de nombreuses autres villes sont alors touchées) mais surtout le 14 décembre 557 où la terre semble avoir tremblé le plus violemment. Article détaillé : Sassanides. Dans les Balkans, le poste de prêteur justinien de Thrace est créé, cumulant des fonctions civiles et militaires. Sur le plan civil, une Préfecture du prétoire est établie avec à sa tête Athanase. Face à Al-Mundhir III ibn al-Nu'man, le roi des Lakhmides et allié des Sassanides, ils ont soutenu son rival Aréthas, finalement vaincu puis tué. Il est difficile de dater exactement l'événement qui cause la révolte mais il intervient dans le courant du mois de janvier 532, lors de courses de char au sein de l'hippodrome de Constantinople. Globalement, les frontières des provinces évoluent régulièrement puisqu'après la création de la Grande-Arménie, celle-ci est divisée en quatre provinces arméniennes. Ceux-ci lui affirment que Justinien l'a désigné comme son successeur et, après un premier refus de rigueur, le désormais Justin II accepte et est couronné par le patriarche Jean III Scholastique, avant d'être accompagné par la foule le matin du 15 novembre[281]. Justinien décide de donner à la donation un caractère ferme et il le fait en ces termes « il importe que cette cause soit arbitrée par un remède impérial : puisque aussi bien rien n’est autant spécifique que la majesté impériale, seulement par laquelle l’imitation de Dieu est observée, nous ordonnons que dans les deux cas la donation reste ferme ». Plus encore, son œuvre ne lui survit pas. En 528, des lois statuent sur les règles des élections épiscopales et, en 529, c'est au tour de la discipline des moines d'être réglementée. Il fait donc des règlements sur le rôle des prêtres et des évêques. Enfin, comme souvent, il use de la diplomatie pour affaiblir les Koutrigoures. S'il a été malade à plusieurs reprises, il décède à l'âge de 83 ans, ce qui en fait l'un des empereurs romains les plus âgés à avoir régné. Les frontières de l'Empire sont assaillies et ses nouvelles conquêtes, notamment en Italie, sont compromises. L'un des nombreux traits marquants de Justinien est sa longévité puisqu'il meurt à près de 83 ans, dans la nuit du 14 au 15 novembre 565. Cet ouvrage, paru après sa mort, livre une version beaucoup plus négative de Justinien et de son entourage, que ce soit sa femme, qu'il présente comme étant à l'origine de nombre des décisions de Justinien, ou Bélisaire, dont il a pourtant été l'assistant. En 542, l'armée byzantine est vaincue à Vérone ainsi qu'à Faventia où Totila fait la démonstration de ses talents militaires. Enfin, Justinien favorise les possibilités d'ascension sociale des femmes par le mariage, en permettant par exemple aux dignitaires d'épouser des femmes de condition inférieure[203]. Justinien aime à se présenter comme le prince chrétien par excellence. Bientôt, les Byzantins sont contraints de se replier dans les villes, laissant la campagne être reprise par les Ostrogoths, qui mettent le siège devant Naples. Il fait alors part de ses inquiétudes quant à la résistance du monophysisme et le patriarche Anthime Ier de Constantinople, partisan de cette doctrine, est déposé. Dans le même temps, le roi des Francs Thibaut décide d'intervenir dans la région, officiellement pour soutenir les Goths mais surtout pour son propre compte, espérant profiter du chaos régnant dans la péninsule. Mais les guerres ont été très coûteuses. L'un des exemples de la volonté de Justinien d'améliorer le fonctionnement de son administration est l'Édit XIII de 539 à propos de l'Égypte. La trêve entre les deux empires est étendue à la Lazique en 557. Les causes directes de ce soulèvement sont incertaines mais la sédition met en lumière l'état de mécontentement d'une partie de l'opinion publique. La grande œuvre de la politique extérieure de Justinien est le rétablissement des anciennes frontières de l'Empire romain. Pourtant, c'est du sud que vient le danger. Toute cette richesse permet de développer une vie culturelle importante. Justinien se donne lui-même comme surnom d'empereur philoktistès (qui aime construire), symbolisant sa propension à développer des édifices de toute sorte, que ce soit sur le plan militaire au travers de son œuvre de fortification du territoire de l'Empire, sur le plan religieux comme reflet de sa foi, ou pour embellir Constantinople[266],[267]. Par ses conquêtes de territoires à l'Ouest, il tente de reconstituer l'Empire romain. Plus encore, ils s'allient avec Antalas, pourtant partisan de longue date de l'Empire. En effet, le concile de Chalcédoine a reconnu l'orthodoxie de Théodore de Mopsueste, Théodoret de Cyr et d'Ibas d'Édesse, dont les écrits sont rejetés par les monophysites. En 561, une nouvelle paix est conclue entre Justinien et Khosro qui ne diffère guère de la « paix éternelle » de 532. L'intervention tourne rapidement au massacre. En effet, en 543, les Maures se soulèvent à nouveau. Plus encore, il essaie d'accroître l'aspect divin de sa légitimité. Certains chefs se distinguent rapidement contre les Byzantins, à l'image d'Antalas à la tête des Frexes, Cusina ou encore Iaudas. La mort de sa femme Théodora en 548 contribue aussi à cette évolution, que Corippe juge sévèrement : « Le vieillard ne se souciait plus de rien ; déjà tout glacé, il ne brûlait plus que de l'amour de l'autre vie ; c'était vers le ciel que tout son esprit était tourné ». Enfin, le règne de Justinien ne peut se concevoir sans le rôle des multiples personnages dont il a su s'entourer et qui lui ont permis de concrétiser ses ambitions, à l'image de sa femme, l'impératrice Théodora, de ses généraux, dont Bélisaire est le plus célèbre, du juriste Tribonien ou du préfet du prétoire Jean de Cappadoce. Il estime qu'elles sont influencées par la vision rétrospective qu'ont les historiens postérieurs à son règne, qui ont connaissance des événements à venir. Il est difficile de connaître le nombre exact de victimes, les chroniqueurs de l'époque tendant à grossir les chiffres[N 9] mais il est possible que la moitié de la population soit touchée. Finalement, les deux personnages se marient et Théodora joue un rôle central dans le gouvernement de l'Empire[301]. De ce fait, l'Italie ne peut en aucun cas être considérée comme le centre retrouvé de l'Empire romain. Il demande au nouveau roi de libérer Hildéric, sans résultats. Cette dépendance complète envers les marchands perses débouche sur une fluctuation de l'activité des manufactures de soie dès lors que les tensions s'aggravent entre les deux empires, tandis que les prix restent élevés, y compris après la paix éternelle de 532[260]. Comme l'exprime l'historien Georg Ostrogorsky : « La notion d'Imperium romain se confondait pour lui avec celle d'oecuméne chrétienne, la victoire de la religion chrétienne n'était pas pour lui une mission moins sacrée que la restauration de la puissance romaine »[229]. La ville est mise à sac et Khosro peut rentrer victorieux à Ctésiphon. La grande majorité de l'ancienne Afrique romaine est reconquise, à l'exception des portions les plus occidentales, notamment l'ancienne province de Maurétanie tingitane[N 6],[96]. Ainsi, les buccelaires de Bélisaire atteignent le nombre record de 7 000 hommes[222]. Par la suite, il invite son neveu à venir dans la capitale avant de l'adopter. Jean le Lydien, non sans exagération, décrit ainsi l'état de la capitale au sortir de la révolte : « La ville n'était plus qu'une montagne avec des amoncellements noirâtres abrupts, comme à Lipari ou au Vésuve, rendue inhabitable par la poussière, la fumée et l'odeur pestilentielle ». Justinien est d'abord un grand bâtisseur. C'est notamment le cas en Syrie, en Palestine et en Égypte, des régions souvent peuplées par des partisans du monophysisme, parfois persécutés par le pouvoir impérial. Jean de Cappadoce, le puissant préfet du prétoire, est résolument opposé à ce projet en raison de son coût[87], alors que les autorités religieuses sont plutôt favorables à cette campagne contre les Vandales ariens[88]. Plus encore, elle semble plutôt improbable[158]. À l'instar de la politique qu'il mène en Orient, il tente avant tout de préserver la paix pour se consacrer à ses conquêtes en Occident. En revanche, l'usage des Fédérés, c'est-à-dire l'incorporation de Barbares dans l'armée romaine, est toujours en cours, Bélisaire n'hésitant pas à recruter de nombreux Ostrogoths tout au long de sa conquête de l'Italie.