Les très rares bâtiments antérieurs à la dynastie Ming doivent leur survie à leur charpente réparée pièce par pièce, ou parce qu’ils avaient été construits entièrement en brique, comme certains bâtiments religieux. Très courte présentation d'une petite bâtisse chinoise de l'époque de la dynastie Tang (618-907). L’architecture chinoise, est depuis les années 1980 en pleine mutation.Une nouvelle génération d’architectes chinois prend la relève des premiers architectes formés en Occident au XX e siècle et l’aspect architectural et urbain de la Chine se métamorphose à vive allure, aux dépens des dernières traces de l’architecture traditionnelle … Ce système permet de donner au toit une forme convexe qui produit un bel effet de légèreté, mais aussi concave parfois. La façade suit la panne faîtière du toit à double pente. Ce type de composition architecturale, répété dans l'espace de la ville, produit des quartiers d'un schéma innovant et hybride, le lilong, adapté aux exigences de la vie chinoise. On exigeait de tous les autres bâtiments qu’ils en aient moins. Il devra y avoir neuf rues et neuf avenues, suffisamment larges pour que neuf charrettes de chevaux, côte à côte, puissent y passer. Les galeries sont protégées par une avancée du toit que permettent de nombreuses variantes de montages, soit avec un poteau supplémentaire et un jeu de traverse et de poinçon soit avec un porte-à-faux réparti avec l’aide d’une console et du bras levier, ang (qui peut buter contre le dessous d’une traverse), voire au moyen du prolongement d’une traverse ou deux, et des poinçons correspondants[8]. Fortement influencée par l’architecture chinoise et coréenne, c’est à peu près à l’époque où l’architecture japonaise a commencé à prendre son aspect et sa convivialité, et était dominée par les structures en bois. Ce complexe de cours massif représente clairement l’importance confucéenne accordée à la stricte division des classes et la position de l’individu pris dans un système hiérarchique. Ainsi la Pagode de Fer, en réalité construite en briques, en 1049 à Kaifeng, Henan ou les pavillons « sans poutres », en voûtes de briques, construits pour la première fois sous les Ming, (entre autres celui du monastère du Linggusi, à Nanjing, Jiangsu) sur le modèle des architectures funéraires[10]. C’est ce motif, à quatre colonnes, la porte étant centrée sur un des longs côtés, qui était le plus employé dans l’architecture commune en Chine et servait à composer le siheyuan. La vie à l’intérieur de la cour était un monde confiné qui soulignait la différence de statut entre les jeunes et vieilles générations, les fils aînés et cadets, les hommes et les femmes. Ainsi dans les régions du Henan, du Gansu, du Shanxi et du Shaanxi, aux hivers rigoureux et aux étés torrides, ce modèle est adapté à la réalisation de demeures troglodytes creusées dans le lœss local, la cour étant la première étape de la « construction »[26],[27]. Sous la panne faîtière : entrait et arbalétrier. Elle était conçue selon le rang de la personne à qui l’on rendait les honneurs. Les pièces sont typiquement étroites et profondes, la lumière provenant d’un tianjing, puits de lumière à ciel ouvert. Les religions ont beaucoup influencé et organisé cette naissance et ce développement. Lorsque le propriétaire pouvait se le permettre, il réservait une première cour, et un premier siheyuan, à ses visiteurs et à toutes les activités tournées sur l’extérieur. Seulement le Palais de l’Harmonie Suprême, dans lequel l’empereur réalisait des rituels sacrificiels, possédait tous ces types de créatures, de même que des statues de dieux. Architecture chinoise. De l’ancienne charpente traditionnelle aux gratte-ciels modernes, l’architecture chinoise a toujours servi de support à la culture chinoise. Comme le traditionnel siheyuan est l'unité des traditionnels hutong, le longtang au XXe siècle[33] en est la réinterprétation dans le contexte de l'urbanisation dense des comptoirs occidentaux de la ville cosmopolite à Shanghai. Pékin, la capitale des dynasties Ming et Qing qui suivirent, fut construite sur les ruines de la capitale des Yuan et la Cité interdite sur l’emplacement de l’ancien palais des Mongols. »[2],[4] Les plans des édifices pouvaient varier, mais le nombre et le nombre de consoles, la courbure du toit et ainsi de suite pour tout bâtiment étaient fixés en fonction de son statut au sein d’une hiérarchie. Dans son état actuel, l’ensemble des bâtiments ne remonte pas au-delà des Ming. Puis, en couverture, viennent les voliges qui sont enduites soit de plusieurs couches d'argile soit de minces bardeaux, avant de recevoir les tuiles en demi-canal, posées partie convexe vers le ciel, le joint étant recouvert par une autre tuile, partie concave vers le ciel. Les murs intérieurs multipliaient les unités d’habitation et les espaces de circulation. L’ordonnancement de la ville était extrêmement rigoureux, avec des rues et des quartiers nettement démarqués. Plus exactement « dans la mesure où deux bâtiments étaient du même rang, les diverses pièces de leurs charpentes étaient générées par le même module. L’ architecture chinoise, est depuis les années 1980, une architecture en pleine mutation. Lorsque quelqu'un vient en République de Chine à Taiwan pour la première fois et voit des exemples de l' architecture traditionnelle chinoise avec ses toits incurvés, ses couleurs vives et ses lignes imbriquées, il peut se demander comment les chinois … Toute construction devait faire l’objet d’une autorisation en fonction de ce statut. Il se définissait par trois jian, trois espaces entre deux colonnes. À cela s’ajoutait la répartition des autres espaces pour les enfants et leurs épouses ainsi que pour les parents et serviteurs éventuels selon une partition de la famille et de la société, doublée d’une hiérarchie rigoureusement fixée par les règles confucéennes de bienséance (voir ci-dessous) au moins depuis le milieu de la dynastie des Ming. Une nouvelle génération d’architectes chinois prend la relève des premiers architectes formés en Occident au XXe siècle et l’aspect architectural et urbain de la Chine se métamorphose à vive allure, aux dépens des dernières traces de l’architecture traditionnelle (d'époques Ming et Qing essentiellement) encore visibles, et aux dépens de l’architecture des minorités : l’architecture au Tibet, celle des oasis du Xinjiang, les yourtes des éleveurs encore en usage en Mongolie Intérieure et au nord du Xinjiang, parmi tant d’autres. Plus tard, elles furent utilisées comme décorations et pour signifier la position sociale des occupants. Ces tours uniques et peu connues, furent construites par les migrants chinois de retour des États-Unis, de Canada et d'Australie au XIXe siècle, à la fin de l'empire. Les résidences des concubines impériales se trouvaient dans douze cours intérieures à l’est et l’ouest de la ligne centrale. Partenaires, Heures de bureau : Lun - Vend 9h00 à 17h30 (GMT+8), Téléphones : +86 571 8527 8395 (conseiller de voyages)+86 96118 (plainte), Fax : +86 571 8527 9099Email : info@voyages-chine.com, Copyright © 2007-2019 Tous Droits Réservés voyages-chine.com Ltd Il se compose généralement d’une cour … « Photographier l’architecture chinoise … La philosophie confucéenne attache une grande importance à l’éthique et aux relations humaines, et représente l’un des principaux piliers de la culture chinoise. Le nombre de groupes d’unités d’habitation pouvait varier selon les moyens du propriétaire et avec le temps, en venir à pouvoir encadrer une cour, et constituer un siheyuan, voire plusieurs[5]. Une seconde entrée, sur l'arrière, débouche sur un petit couloir d'un mètre de large (tianjing). Sur les voûtes étaient inscrits les noms et les exploits des personnes honorées, témoins des valeurs sociales de l’époque. Si l’architecture japonaise remonte elle aussi à une époque pour le moins ancienne, elle ne se serait pas malgré tout affranchie de s’inspirer de son homologue chinoise… L’architecture chinoise est restée, non seulement un art de la composition avec d’infinies variations, en fonction du statut et des moyens du propriétaire, mais plus encore un art de la composition hiérarchisée de l'espace des constructions et des espaces intérieurs[9], même quand il s’agit aujourd’hui d’un appartement et non de la demeure traditionnelle. L’unité, volontairement encadrée par le pouvoir impérial, repose sur une diversité adaptée aux moyens des individus ou des communautés, aux fonctions des bâtiments et aux contraintes locales. Le nombre de rangées de crinières de lions donnait de plus amples informations sur la position sociale du propriétaire de la maison. Plus le poids de la couverture s’élève et plus il est nécessaire d’utiliser des consoles[7], éventuellement empilées, pour assurer le lien entre les traverses et les poteaux ou les colonnes. Le second élément structurel de l’architecture Han, le plus répandu en Chine, est un élément de composition : le siheyuan, évoqué plus haut, la maison « à quatre pavillons assemblés », forme la plus élégante pour les bâtiments privés aux XVIIIe et XIXe siècles et qui constituait, jusqu’aux années 1980, la majorité des habitations en Chine. Grès glaçuré. Les maisons traditionnelles avec cour furent fortement influencées par le code de conduite hiérarchique du confucianisme qui marquait une stricte distinction entre l’intérieur et l’extérieur, le supérieur et l’inférieur, l’homme et la femme. La naissance de l’architecture chinoise s’est faite en trois étapes principales. La classe dirigeante de la chine ancienne pratiquait la polygamie, avec une femme principale et de multiples concubines dans une même famille. Le jian est une unité de mesure de l’espace architectural. Diversité chinoise. 21 oct. 2020 - Découvrez le tableau "Peinture japonaise" de gaelle lb sur Pinterest. La composition-type de l'espace reposait sur l'emploi de cours successives et de bâtiments structurés en multiples du siheyuan. L’architecture chinoise, est depuis les années 1980, une architecture en pleine mutation. Au-dessus du plafond à caisson on trouve des traverses non équarries, et des supports de bois sous les pannes qui permettent la forme courbée du toit. Une autre caractéristique importante de l'architecture traditionnelle chinoise est l'accent mis sur l'articulation symétrique les bâtiments, ce qui indique l'équilibre spirituel. Derrière ces trois halls principaux se trouvaient les palais des empereurs et impératrices, ainsi que les nombreux auxiliaires des cours centrales. Pour les « gens ordinaires », sous les Tang, le bâtiment principal ne devait pas dépasser trois entrecolonnements. Dans la Chine antique c'est par la géomancie appliquée à l'espace que l'aiguille aimantée fut, dès son invention, utilisée pour choisir l’emplacement et orienter les demeures et de nombreux édifices, et décider du percement des ouvertures. (Dir. Ces logements incarnaient l’organisation patriarcale, hiérarchique, de la société féodale chinoise, notamment la distinction entre le supérieur et l’inférieur, l’intérieur et l’extérieur, l’homme et la femme, le maître et le domestique. Ambassades et consulats de Belgique en Chine, Ambassades et consulats de Suisse en Chine, À la découverte de Guilin, Guiyang et les minorités ethniques de la Chine, Pékin, Chengde et les prairies de Bashang en 7 jours, Guilin et ses villages environnants de minorités éthniques, Ville céleste de Hangzhou et le mystère des fermes fortifiées Hakkas, 08 05 08 00 13 (Numéro gratuit depuis la France), +86 571 85 27 83 95 (conseiller de voyages), Heures de bureau : Lun - Vend 9h00 à 17h30 (GMT+8). Lecture audio. Populariser l’architecture traditionnelle. Les Pagodes Chinoises 7. Les rez-de-chaussée de ces unités d'habitations disposent d'une petite cour d'environ une dizaine de mètres carrés qui sert d'entrée principale. Les ornementations de plafond simples dans les bâtiments ordinaires ont été … Copyright © 2007-2016 Tous Droits Réservés voyages-chine.com Ltd Le nombre de traverses augmente jusqu’à l’entrait qui est assemblé au poinçon[1] dans le cas d’un temple. Le caractère modulable de ce principe est évident dans la charpente si l’on augmente la profondeur de la ferme de comble. Un ensemble de siheyuan constitue un quartier de type hutong. Ces derniers y travaillaient aussi, y vouaient leur culte, s’y divertissaient. Honolulu Museum of Art. Ainsi naît Khanbaliq (la ville du Khan), en chinois ‘’Dadu’’ , la Grande Capitale, avec un périmètre de 30 kilomètres, sur le site de l’actuelle Pékin. La ville se trouvait sur un espace carré et couvrait une superficie d’environ 50 km2. La dernière modification de cette page a été faite le 7 décembre 2020 à 03:10. Zhuji, Zhejiang, Vue extérieure d'un Tulou (architecture de terre), Hakka du Fujian, à Tianluokeng (Snail Pit village), Sud-ouest du Fujian. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Toutes les constructions étaient contrôlées par un code de construction détaillé qui différenciait clairement le rang et le statut. et Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang, Architecture et urbanisme contemporains en Chine, Michèle Pirazzoli-t'Serstevens, documentation : Nicolas Bouvier assisté par Denise Blum 1970, Fu Xinian, Guo Daiheng, Liu Xujie, Pan Guxi,Qiao Yun, Sun Dazhang (sous la direction de Nancy S. Steinhardt) 2005, Ronald G. Knapp (sous la direction de) 2005, Archéologie et civilisation des oasis du Taklamakan 2001, Centre national des arts du spectacle (Pékin), : Consulter les albums de photographies sur la Chine, Définition de "Papier albuminé" sur Arago: le portail de la photographie, Architecture et urbanisme en Chine de 1842 à 1980, Portail de l’architecture et de l’urbanisme, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Architecture_chinoise&oldid=177366713, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Portail:Architecture et urbanisme/Articles liés, Portail:République populaire de Chine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. La symétrie bilatérale … Architecture japonaise traditionnelle. Dans une interview accordée à Chine-Magazine.Com, l’universitaire et architecte Zhang Chunyan explique pourquoi il a souhaité rééditer le dictionnaire écrit à la main en chinois de Chen Mingda. Dans le passé, pourtant, seuls les fonctionnaires du cinquième rang et plus étaient autorisés à placer les lions de pierres somptueux devant les portes de leur maison. Les colonnes ayant une forte section sont obtenues par l’assemblage de plusieurs pièces accolées. N’importe quelle personne familière de la culture traditionnelle chinoise reconnaîtra ces colonnes de dragons sculptés qui sont les symboles de l’empereur, tout comme le nombre des dix colonnes. En considérant les maquettes, mingqi, de forteresses découvertes dans les tombes d'époque Han on peut se poser la question d'une relation entre ces représentations céramiques et la réalité architecturale de l'époque. C’était l’espace réservé au chef de famille, et le lieu d’accueil des visiteurs. Dans cette zone, chaude l'été et tempérée l'hiver, la localisation et donc l'ensoleillement sont essentiels. Les générations les plus jeunes logeaient dans les ailes est et ouest. Luoyang, Henan. Les lions de l’Empereur en avaient treize, les ducs et les princes, douze, et celles des fonctionnaires variaient selon leur rang. Au cas où les poteaux supportent directement les charges et qu’ils sont simplement solidarisés par les poutres des différents niveaux, pour des toits de fermes par exemple, on appelle ce type de charpente chuandou. Corinne Debaine-Francfort (Dir. Ce groupe majoritaire à 94 % a mis au point, il n’y a pas moins de 7000 ans, une structure architecturale composée d’une ossature de bois reposant, par l’intermédiaire d’une base de pierre, sur une plate-forme de fondation[18]. À l’autre extrémité de la Chine, mais au Nord, les Ouïghours construisent leurs maisons avec des murs de terre épais, d’au maximum un étage avec de larges patios ombragés et des vérandas tournées sur la cour dont le petit jardin amène une légère humidité et une ombre douce avec des arbres soigneusement entretenus et souvent une vigne grimpante[16]. 7 mai 2020 - Explorez le tableau « China » de Ibtissam Lemzaoui, auquel 216 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Porté par un marché de la construction en pleine expansion à Shanghai le longtang s'est répandu dans tous les quartiers de 1870 aux années 1940. Conditions générales de vente      Après un premier aval, la demande suivait son cours dans la chaîne bureaucratique. Ce complexe inclut des salles de cérémonie, des bureaux, des logements pour les domestiques et le personnel, ainsi que les palais et les cours intérieures dans lesquels vivaient les membres de la famille royale. Dans la Chine classique, des arches furent érigées à la mémoire de personnages illustres. Les colonnes sont reliées en hauteur par des traverses[N 1] qui s’appuient sur des bras de consoles transversales et longitudinales. . Seulement l’impératrice, en tant que seule et unique épouse officielle de l’empereur, avait ses quartiers situés sur l’axe central vénéré de la Cité Interdite. L’art chinois, recouvre l'ensemble des arts de culture chinoise dans le monde chinois et la diaspora.La conception occidentale de l'art est utilisée en Chine à l'époque moderne, dans son sens le plus large, pour aborder toutes les formes d'art pratiquées en Chine tout au long de son histoire.. L'histoire de l'art chinois… Selon la théorie de la médecine traditionnelle chinoise, il régularise la consistance froide et humide du Taiyin et rétablit l'équilibre yin-yang de l'organisme, ce qui peut aider les patients … Mais dans une construction commune le poinçon du fait de la charpente est simplement chevillé à la poutre la plus haute, qui peut ainsi être supportée à ses extrémités par deux autres poinçons chevillés à la poutre inférieure, c’est le tailiang, et ce module peut être repris de chaque côté et couvrir une « travée » supplémentaire, toujours avec ce système de « poinçon ». En tant que système approuvé par l’état qui combinait la politique, la philosophie, et la morale, le Confucianisme atteignit progressivement le statut de religion et son fondateur, Confucius, fut vénéré comme une divinité. (Permis d'affaires), Contactez-nous      Une demande d’autorisation était très souvent nécessaire pour en vérifier la conformité aux conventions confucéennes. Les importantes cérémonies et le public constitué de militaires et de civils étaient reçus dans trois grands halls construits sur une terrasse élevée du sud au nord le long de l’axe central de la Cité Interdite.