Pour comprendre la guerre de Trente Ans, connue en Lorraine également sous le nom de guerre des Suédois, il faut quelques points de repères. Il faut plusieurs hommes pour le maîtriser[173]. Des milliers d'entre eux se regroupent en « grandes compagnies » et, profitant de l'absence d'autorité publique, pillent le pays ce qui alimente le mécontentement populaire[115]. C’est la guerre de Cent Ans qui entérine le clivage culturel franco-anglais. Références sur le site de Skol Uhel Ar Vro. Il use, en particulier, de l'anoblissement[163], la noblesse française ayant été décimée par la peste, Crécy et Poitiers[164]. Voir plus d'idées sur le thème guerre de cent ans, guerre, histoire de france. Mais, lors de l’entrevue, Jean sans Peur est assassiné par des proches du dauphin (pour qui un accord avec les Bourguignons est inacceptable). L’armure des gens de pieds est quant à elle plus simple et se résume généralement à une protection en cuir, le cheval, lorsqu’ils en possèdent un, est de médiocre qualité et ne sert pas au combat. L'Angleterre remporte d'abord de nombreuses victoires, avant que la France ne reprenne l'ascendant à partir de 1364 ; en 1378, les Anglais ne contrôlent ainsi plus que quelques villes sur le continent. En Angleterre, dès 1279, 46 % des paysans ne disposent que d’une superficie cultivable inférieure à 5 hectares, surface minimum pour nourrir une famille de 5 personnes[12]. Jean sans Peur avait multiplié les promesses démagogiques d'exonérations fiscales et les Anglais ne peuvent les tenir[199]. Parce que j’ai perdu toute conviction, toute expectative. Louis XI tient en respect les yorkistes par le bluff : en 1468, il mobilise une flotte en Normandie, laissant supposer qu'il prépare un débarquement en Angleterre, alors qu'il n'a pas recruté d'armée ! Le roi de France aide les Écossais dans leur combat contre l’Angleterre. La tactique guerrière des Anglais, rodée par des années de guerre en Écosse, est fondée sur une recherche maximum d’efficacité. Cas inédit jusqu’alors, l’héritier direct du royaume de France se trouve donc être Jeanne de Navarre, une femme. La chevalerie française paie une nouvelle fois ses insuffisances tactiques et la faiblesse de son commandement : les Anglais taillent en pièces la fine fleur de la noblesse de France à Azincourt, le 25 octobre 1415[185]. Sur le continent, Louis XI mène contre le menaçant Charles le Téméraire une guerre feutrée : il évite autant que possible l'affrontement direct, préférant monter les cantons suisses et le Saint-Empire contre les Bourguignons. Différents dirigeants tentent de les arrêter en leur proposant d'entrer au service de grandes familles italiennes, de partir en croisade en Hongrie contre les Turcs, ou de participer à la Reconquista en Espagne. En outre, la manœuvre de Louis XI a discrédité les Anglais, qui ont préféré le vin au combat, et a brisé leur alliance avec la Bourgogne. Mais Charles V est un bon tacticien : la paix obtenue permet de redonner au futur roi (son père Jean le Bon meurt le 8 avril 1364) les capacités de reconquérir les territoires cédés. Près de soixante régions se différencient entre elles par de grandes disparités linguistiques, culturelles, historiques voire à certains moments religieuses (comme les cathares au sud). La France est un pays féodal et religieux dont la noblesse doit justifier sur le champ de bataille l’origine divine de son pouvoir : on doit vaincre l’adversaire face à face dans un corps à corps héroïque. En juillet, le prince de Galles lance une chevauchée en Guyenne, qui aboutira à la défaite française de Poitiers[107]. Le pouvoir réel est partagé par les grands du Royaume (Louis d’Orléans, chef de file des Armagnacs[177], et Jean sans Peur, duc de Bourgogne, le duc de Berry étant plutôt un médiateur entre les deux premiers). Depuis Louis IX, la modernisation du système juridique attire dans la sphère culturelle française de nombreuses régions limitrophes. Jeanne interdit à l'armée française d'engager le combat, car c'est un dimanche, un jour sacré pour les chrétiens. Les taxes et impositions en tous genres tombaient en force sur le Barrois pourtant amplement ruiné et le maréchal Henri de La Ferté-Senneterre, gouverneur de Lorraine nommé par Mazarin, s’employa avec un zèle scrupuleux à saigner tous azimuts et à pomper sans vergogne la moindre veine apparente qui fût à même d’alimenter les besoins colossaux de la Régence, mais également, à ce que l’on sait, de parfaire les rondeurs de son propre compte. En plus des famines et de la peste, des batailles opposent les rois de France et d ’ Angleterre . L'Angleterre a alors deux rois : Henri VI, soutenu par les Lancastre, et Édouard IV, soutenu par Warwick et les York. Bonne d'Armagnac, femme de Charles Ier d'Orléans, prisonnier des Anglais et chef des Armagnacs, lui écrit pour lui demander de l’aide. A la mort de Charles IV le Bel, dernier des Capétiens directs, trois prétendants ont des droits équivalents à la couronne : 1. Cependant, à partir de 1453, Henri VI sombre dans la folie comme l'avait fait son grand-père Charles VI. Louis de Nevers réagit en arrêtant des marchands anglais. Le roi de France a donc le pouvoir de révoquer toutes les décisions juridiques prises par le roi d'Angleterre en Aquitaine, ce qui est bien sûr totalement inacceptable pour les Anglais. C’est la guerre de Cent Ans .Au début, les batailles sont défavorables aux français, comme à Crécy (doc.4). En ce début de l’an de grâce 1658, il fallait de l’argent, … La carte de l’Europe de la Renaissance est dessinée à la fin de la guerre de Cent Ans — d’autant que Constantinople a été prise en 1453, étape importante dans la géographie orientale médiévale. L’infidélité de la reine Marguerite n'est qu'un prétexte pour écarter sa fille Jeanne, et choisir Philippe V (frère de Louis X le Hutin) comme roi de France. C'est pourquoi les oncles ont besoin de puiser dans les finances royales pour s'assurer le soutien d'une large clientèle[169] et constituer de véritables principautés. C'est un nouveau bain de sang : en juin 1418, les Armagnacs sont massacrés et le futur Charles VII que son père a nommé lieutenant du Royaume se proclame régent en décembre 1418[188], et, prenant la tête du parti Armagnac, établit son gouvernement à Bourges. Averti de l'opposition de son gendre (il lui a donné en 1352 en mariage sa fille Jeanne de France[103]) et de bruits d'une alliance avec les Anglais, le roi laisse éclater sa colère qui couve depuis près de deux ans, en fait depuis l’assassinat, en janvier 1354, de son favori le connétable Charles de la Cerda. Laurent Bourquin, « Qu'est-ce que la noblesse ? Au bout de douze jours, Édouard III doit quitter Paris pour rembarquer le plus vite possible car il n’a plus de vivres, la plupart de ses chevaux étant morts faute de fourrage et il a perdu un nombre non négligeable d’hommes. Les Anglais ont les mains liées par le traité de Brétigny qui serait annulé par une reprise des combats : sur une idée du dauphin, le traité prévoit que la souveraineté du roi d'Angleterre sur ses nouvelles possessions ne sera effective qu'après la remise de celles-ci par les Français. Le commerce ayant repris avec l’Angleterre, les Français envoient leur flotte à L'Écluse, à l’embouchure du canal reliant Bruges à la mer du Nord, pour imposer un blocus naval. Une ville en bois avec des parties en bois numérotées et les charnières correspondantes a été spécialement préparée à cet effet. En raison des charges colossales qu’auraient occasionnées pour la collectivité neuvilloise le fonctionnement et l’entretien d’une telle unité, la dame refusa courtoisement. A 10 ans, on décide de le fiancer à Marie d’Anjou. Les mouvements populaires, les jacqueries et surtout celle de 1358, ont fait comprendre à Charles V qui a vu deux maréchaux tués sous ses yeux par les émeutiers parisiens que le maintien de la souveraineté passe par le soutien de la population. Dernière modification le 9 décembre 2020, à 00:56, guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, une des plus prestigieuses facultés de médecine d’Occident, faire des prisonniers et de monnayer leur libération contre rançon, rançons perçues après capture d’un adversaire, la noblesse compte se renflouer avec les rançons demandées en échange des chevaliers adverses capturés, Grandes Chroniques de France de Charles V, Grandes Chroniques de France (Jean Fouquet), Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, difficile guerre civile pendant une trentaine d’années, épargner les prisonniers pour en tirer une rançon, Liste des batailles de la guerre de Cent Ans, Liste des sièges de la guerre de Cent Ans, Grands capitaines de la guerre de Cent Ans, Formation territoriale de la France métropolitaine, Histoire de la marine française : la guerre de Cent Ans sur mer, Société historique et archéologique du Périgord, « Le royaume de France politique et institutions (, Alix Ducret, « Cent ans de malheur : les origines de la guerre de Cent Ans », « The Effects of the Battle of Sluys upon the Administration of English Naval Impressment, 1340-1343 », « La bataille de Castillon : fin de la guerre de Cent Ans », historymedren.about.com « Conflagration: The Peasants’ Revolt », www.hyperhistory.net « The Effects of the Hundred Years War », https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerre_de_Cent_Ans&oldid=177430108, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, le conflit dynastique pour la couronne de France qui naît, en, rançon de trois millions de livres pour la libération de, le roi d’Angleterre obtient la souveraineté sur la, des progrès techniques, dont certains ont été réalisés dès le, l'insécurité des routes est néfaste pour l'économie des Flandres et de la France : les Flamands désertent les, l'arrêt répété du trafic transmanche influence fortement l'industrie textile flamande qui, au début du conflit, importe de la laine anglaise. On se dirige vers un pouvoir de moins en moins absolu et les libertés individuelles peuvent être progressivement revendiquées. Le duc, fortement soutenu par les barons bretons, force les troupes françaises, dirigées par du Guesclin, à se replier. Son fils Charles le Téméraire, qui lui succède en 1467, est dévoré par l'ambition : il espère réunir ses domaines en annexant une partie de l'Alsace et de la Lorraine, et obtenir ensuite une véritable couronne, qui ferait de lui l'égal du roi de France, son rival. La belle-mère : Marie d’Anjou est la fille de Yolande d’Aragon. Le 9 octobre 1453, au château de Montferrand, près de Bordeaux, était signé le nouveau traité qui donnait pour toujours la Guyenne à la France. Les conséquences démographiques de la guerre et de la grande peste entraînent à masse monétaire constante une hausse importante des prix. Ce n’est que trente ans plus tard, vers 1350, qu’un bénédictin de l’abbaye de Saint-Denis, qui tient la chronique officielle du Royaume, invoque cette loi pour renforcer la position du roi de France dans le duel de propagande qu’il livre à Édouard III d’Angleterre[59]. Une des plus célèbres chevauchées anglaises est celle de 1346 : une armée réduite, mobile, avançant sur un front réduit et pratiquant une guerre totale dévastant systématiquement les régions traversées, sans égards pour une population dont le roi d'Angleterre se dit le souverain légitime. À l'été 1358, il est au sommet de sa popularité et prononce un discours à l'issue duquel la foule parisienne le nomme capitaine de Paris, dans l'espoir qu'il prenne le pouvoir en France[137]. Du point de vue militaire, cette guerre marque une rupture, avec le déclin de la cavalerie au profit de l’infanterie et l'apparition de l’artillerie. Ce dernier désavoue le comte de Flandre et propose le comté à Édouard de Woodstock, fils d'Édouard III d'Angleterre, le futur Prince Noir. Le même cérémonial se reproduit à chaque ville depuis Amiens jusqu’à Paris : il y entre avec une magnifique escorte, est reçu par le clergé et les bourgeois en procession, puis il harangue une foule toute acquise, expliquant qu’il a été injustement spolié et incarcéré par Jean le bon alors qu’il est de droite lignée royale[122]. La ville accepte finalement d’ouvrir ses portes au roi d’Angleterre le 19 janvier 1419[189]. Édouard Balliol devient roi d’Écosse, vassal de l’Angleterre et est honni par son peuple. La cavalerie légère, était représentée par les hobelars qui appartenaient le plus souvent à la classe aisée des propriétaires terriens. Il ne veut pas renouveler la défaite de Poitiers. Cet évènement fait l’effet d’une véritable bombe en Europe : le contraste est saisissant entre la lenteur du siège et la vitesse à laquelle il est levé dès l’intervention de Jeanne. Placés généralement en rangs serrés sur les ailes, abrités derrière une palissade principalement composée de pieux taillés en pointes, mais également derrière des charrettes et autres obstacles, ces archers étaient capables de décocher 6 flèches à la minute, faisant ainsi pleuvoir une pluie de flèches qui décime les charges ennemies. Les mercenaires démobilisés, que ce conflit a utilisé sur le long terme[93], se regroupent en bandes et forment les Grandes compagnies qui terrorisent et pillent les campagnes. Ce traité permet en outre à Philippe le Bon d'accroître ses possessions : il reçoit les comtés d'Auxerre et de Mâcon, des seigneuries de Péronne, Royes et Montdidier et prend en gage des villes de Picardie comme Amiens, Saint-Quentin et Abbeville[200]. Grâce à cette tactique, les Anglais remportent plusieurs batailles importantes dont la bataille de Dupplin Moor en 1332 et celle de Halidon Hill en 1333[44],[45]. Ainsi de 1360 à 1390, la France est en proie aux pillages, viols, meurtres, obligeant les paysans à payer des taxes pour pouvoir conserver leurs vies. Charles V, brillant stratège et diplomate de haut niveau, étend le conflit aux pays avoisinants. Les troupes du dauphin sont rejointes par les compagnies qui rêvent de participer au pillage de Paris[réf. Édouard considère que son hommage n’implique pas la renonciation de la revendication des terres extorquées[69],[n 6]. Ceci n'empêche pas le roi de recruter le cas échéant des mercenaires[206] (une garde écossaise permanente est d'ailleurs constituée[207]). Charles le Téméraire, vaincu par les Suisses, trouve la mort à la bataille de Nancy en 1477 ; son corps sera dévoré par les bêtes sauvages. La Guerre de Cent Ans Jeanne est née en 1412 à Domrémy, en Lorraine. La Guerre de Cent Ans XIII. Enfin, le premier ouvrage utilisant l’intitulé La guerre de Cent Ans est de Théodore Bachelet en 1852[5],[6]. Avec la croissance proto-industrielle de l'usage du fer, avec l'apparition de nouvelles techniques de labour ou d’attelage mais aussi l’utilisation du cheval au détriment du bœuf, des zones peu fertiles peuvent avoir des exploitations qui fournissent de la nourriture à une population dense, la noblesse quant à elle ayant pour devoir de défendre les terres[13]. XIII. Ce dernier eut dorénavant la haute main sur les affaires de la seigneurie, madame de Saint-Baslemont n’étant pour ainsi dire plus rien chez elle, sinon un faire-valoir inconsistant que l’on évitait de consulter, y compris pour les opérations les plus délicates et les décisions les plus engageantes. Le roi meurt en captivité à Londres en 1364 (il y est retourné volontairement pour répondre de l'évasion de son fils Louis d'Anjou qui était garant des accords de Brétigny). Fin août, les deux rois se rencontrent à Picquigny. La diminution du nombre de propriétaires terriens suffisamment riches pour s'équiper en chevalier en est la principale cause. Fort de son alliance avec les Bourguignons, il obtient la couronne de France pour son fils Henri VI par le traité de Troyes signé en 1420. Pour s'assurer du soutien des Flandres, Charles V parvient à empêcher le mariage de Marguerite III de Flandre avec Edmond de Langley, comte de Cambridge, le fils d'Édouard III, grâce au soutien du pape Urbain V. En 1369, il réussit à marier Marguerite, l'héritière des comtés de Flandre, Rethel et Nevers à son frère Philippe le Hardi[157]. Charles II de Navarre rentre alors à Pampelune, recrute des troupes et s'allie avec le duc de Lancastre[98]. Au total, Charles VII ne retient à son service que la moitié environ des combattants. Du grand empire Plantagenêt, il ne reste plus qu’une Aquitaine diminuée et réduite à la côte gasconne et à Bordeaux, nommée Guyenne[38]. Plus exactement il s’agit de saxon imprégné de mots normands : Cristian-Ioan Panzaru, « Comment le comte de Pennebroch se partit d’Angleterre pour venir en Poitou ; et comment les Espaignols au hâvre de la Rochelle durement le combattirent. Ils sont conduits par Jacob van Artevelde qui a pris le pouvoir en Flandres et s’allient au roi d’Angleterre[80]. Ce refus offensa la Régence et allait être pour la dame de Neuville le début de ses incommensurables ennuis financiers. Elle débouche inévitablement sur une déclaration de guerre en 1337. nécessaire] : après un long conflit, Henri IV de Lancastre s’impose comme roi. Le royaume de France est exsangue et réduit à la portion qu’on gruge (je sais : on dit congrue!). » Le roi Charles, dans un accès de démence, dégaine son épée et se rue vers ses écuyers. Face à cela, le roi français a deux solutions. Les échevins refusent, par fidélité au dauphin Charles. Les Anglais s’en tiennent aux chevauchées, très populaires auprès de leur Parlement parce qu’elles ne coûtent rien, mais désastreuses pour l’image de l’Angleterre dans les territoires pillés : elles ne font qu’attiser la haine des Anglais et renforcent chaque jour la fidélité envers le roi Charles V. Le clivage des deux nations naissantes se creuse toujours plus[162]. Les deux pays se livrent une guerre de course et plusieurs coups de main ont lieu : les Français attaquent Sandwich et l'île de Wight et les Anglais, l'île de Ré. La cotte de maille est progressivement remplacée par des plates qui couvrent d'abord les membres avant de protéger tout le corps. La guerre reprend, mais Charles V, en excellent juriste, a su mettre le droit de son côté. Ce gouvernement est relativement néfaste pour le Trésor dans lequel les grands du Royaume prennent l’habitude de puiser. Philippe VI négocie une trêve avec Édouard III, qui, en position de force, obtient la souveraineté pleine et entière sur Calais. La noblesse qui ne remplit plus son rôle de sécurisation des campagnes se discrédite en imposant lourdement les paysans afin de financer l’effort de guerre. Le Royaume en compte environ 8 000 et possède enfin une archerie comparable à l'armée anglaise. Cependant, avec l’âge, les crises deviennent de plus en plus violentes et longues, et les rémissions de plus en plus brèves[175]. Édouard, traversant un pays vide, doit se contenter de ses réserves. Pour lire un arti… Ces fantassins appartiennent tous à la partie supérieure de la paysannerie, car ils doivent fournir leur équipement et leur bidet pour leur déplacement. Philippe, comte de Valois : Fils de Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel. Le schisme n’est résolu qu’en 1415 au concile de Constance où les deux papes doivent abdiquer ce qui permet l’élection d’un pape unique : Martin V. Pour résoudre le conflit, l’Église doit recourir au conciliarisme : les conciles (rassemblement de tous les évêques) ont plus de pouvoir que le Pape lui-même et doivent se réunir régulièrement. La guerre de Cent Ans marque le déclin de la chevalerie. Ils parviennent à réinstaller Henri VI sur le trône d'Angleterre, mais la réaction d'Édouard IV est vive : aidé par Charles le Téméraire, il bat en 1471 Warwick à la bataille de Barnet (14 avril), puis les Lancastre à la bataille de Tewkesbury (4 mai) où le fils de Henri VI est tué, reprend le pouvoir et fait assassiner Henri VI. Au début du XIVe siècle, trois axes de tensions favorisent son émergence : La guerre connaît plusieurs phases. C’est un désastre du côté français où Philippe VI de Valois s’illustre par son incompétence militaire : les chevaliers français chargent par vagues successives le mont de Crécy, mais leurs montures (à l’époque non ou peu protégées) sont massacrées par les pluies de flèches décochées par les archers anglais abrités derrière des rangées de pieux. Pour compenser les charges qui pèsent sur lui, il est dispensé d'impôt (la taille[208]) : on l'appelle franc-archer. La noblesse perd de son influence au profit de la monarchie[229]. Cela lui permet de tester ses hommes et de se débarrasser des éléments douteux ou mal équipés. La Guyenne pose un problème considérable aux rois de France et d’Angleterre : Édouard III se trouve être le vassal de Philippe VI de France et doit donc reconnaitre la souveraineté du roi de France sur la Guyenne. L’insurrection est coordonnée par des prédicateurs lollards dont les idées égalitaires séduisent. Là se trouve une origine de la Réforme protestante, un autre élément de modernité de la fin du Moyen Âge, avec l'ascension des classes bourgeoises[8]. Sa fille Nicole et son époux Charles de Vaudémont lui succèdent. Entre 1369 et 1375, les Français reprennent aux Anglais la quasi-totalité des concessions faites et des terres possédées par l’ennemi avant même le début de la guerre, à l'exception de Calais, Cherbourg, Brest, Bordeaux, Bayonne, et de quelques forteresses dans le Massif central[166]. nécessaire]. Édouard III, lui, impose en 1361 l’anglais comme langue nationale (jusqu’à cette date la langue officielle à la cour anglaise était le français) ; cette mesure renforce en retour l’anglophobie dans les territoires conquis[152]. La gabelle est rétablie en 1356[114] ainsi que diverses taxes. Fort de sa nouvelle maîtrise maritime, une armée d’Édouard III d’Angleterre débarque à Brest en 1343. La première phase du conflit fait apparaître une France affaiblie, tant sur un plan politique, avec la contestation du pouvoir des Valois, que sur un plan économique, les brigandages et les pillages s'ajoutant aux maux apportés par les Anglais. Elle est livrée le 17 juillet 1453, à Castillon. Charles II de Navarre libéré se reconstitue une force politique, et est en mesure de prendre le pouvoir (il est considéré par beaucoup comme plus apte à combattre l'ennemi anglais et plus légitime que le chétif dauphin[110]). Vers 1310-1320, la France compte peut-être 21 millions d’habitants dans les frontières actuelles ; un siècle plus tard, en 1430, elle ne compte plus que 8 à 10 millions environ d’habitants ; avec une perte de 60 % de sa population, elle est revenue au niveau de l’an mille. Le refroidissement climatique[29] provoque de mauvaises récoltes qui se traduisent, avec la pression démographique, en famines (qui avaient pourtant disparu depuis le XIIe siècle) dans le nord de l’Europe en 1314, 1315 et 1316 : Ypres perd 10 % de sa population et Bruges 5 % en 1316[12]. De plus en plus de fidèles, de réformateurs chrétiens exigent aussi un accès direct à la source du Salut, à la lecture de la Bible en langue vernaculaire, en un temps où seuls les clercs ont le droit de lire et de commenter l’Écriture. Immédiatement, des soulèvements anti-anglais se déclenchent, en particulier en pays de Caux et dans le val de Vire[203]. Dans le royaume de Bohème au début du XVIIesiècle, la situation religieuse reste très incertaine car la Paix d'Augsbourg ne s'applique pas à ce territoire. C'est ainsi que la guerre de Cent Ans et l'épisode de la rançon royale joua un rôle charnière dans la constitution d'une finance royale autonome (ne dépendant plus des désidératas de la noblesse et des états) et d'une armée directement sous le contrôle royal : ce fut un tournant majeur dans la constitution d'un véritable État moderne. La ville de Toulouse fait de même. nécessaire], le duc de Bourgogne Philippe le Hardi exerce le pouvoir de fait. Cette dernière, déjà discréditée par les défaites de Crécy et de Poitiers, n’est plus en mesure de protéger les petites gens. Pour asseoir leur pouvoir face à la grande noblesse et à la papauté, les Capétiens ont donné des gages au peuple : créations de villes franches avec octroi de chartes de franchises, création des états généraux[24]… L'équilibre social passe par l'acceptation par le peuple d'un pouvoir royal fort, qui l’émancipe de l’arbitraire féodal, et une administration de plus en plus centralisée qui lui assure un certain confort matériel. Le roi d'Écosse, David Bruce, a été chassé par Édouard III en 1333 et Philippe VI l’héberge à Château-Gaillard et réarme ses partisans en attendant qu’il ait reconstitué des forces suffisantes pour reprendre pied en Écosse. Au total, les Anglais sont maîtres d’un bon tiers du royaume de France, et le duché de Bretagne est contrôlé par un de leurs alliés (Jean IV épouse une sœur puis une belle-fille du Prince Noir). Cela provoque une levée de boucliers dans la population qui y voit le risque d’une nouvelle dévaluation et donc d’une forte inflation. Les états généraux, déclarent le dauphin lieutenant du roi et défenseur du Royaume en l’absence de son père et lui adjoignent un conseil de douze représentants de chaque ordre[119]. Louis d’Orléans prend une influence grandissante sur la reine et est accusé par les Bourguignons, qui se sentent lésés, d’être son amant[178] (et le père réel du dauphin). Le choix du monarque français se fonde sur l'hérédité et le sacre, mais l’élection reprend ses droits en cas de problème. Le roi d’Angleterre se proclame de nouveau roi de France le 3 juin 1369, Charles V prononce la confiscation de l’Aquitaine le 30 novembre 1369[160]. Beaucoup de routiers périssent face aux Suisses et aux Alsaciens[207]. Armagnacs et Bourguignons s’opposent alors dans une véritable guerre civile et ne luttent guère contre les Anglais : Paris, et donc le roi, sont contrôlés par le comte d'Armagnac entre 1413 et 1418, Isabeau de Bavière doit fuir et est recueillie par Jean sans Peur. Le roi Charles II de Navarre dit « le Mauvais » est le petit-fils de Louis X le Hutin. Au début du conflit, les papes siègent à Avignon et sont français[240], ce qui confère un important avantage diplomatique aux Français. 21 nov. 2020 - Explorez le tableau « Guerre de cent ans » de Marc Dufour, auquel 224 utilisateurs de Pinterest sont abonnés.