De 2005 à 2015, le paysage des cités change du tout au tout, d'abord en raison d'une lourde opération de politique de la ville : 48 000 000 000 € (48 086 400 000 €2016) sont dépensés en l'espace de dix ans pour rénover plus de 600 quartiers. Also that night, a nursery school was torched in the southern town of Carpentras.[16]. À l'opposé, d'autres auteurs s'appuie sur le rapport des vagues d'immigrations récentes au modèle républicain en crise. Cherchant à se cacher dans un transformateur électrique, Bouna Traoré et Zyed Benna meurent par électrocution dans l'enceinte d'un poste source à 18 h 12. [La police] peut d’autant plus se le permettre que les policiers savent pertinemment que, dans la plupart des cas, les jeunes ne réagiront et ne porteront pas plainte. La police nationale essaye d’interpeller six personnes dans le parc Vincent-Auriol et deux autres dans le cimetière des Prés[15] qui jouxte le poste de transformation EDF où se sont réfugiés trois fuyards : Bouna Traoré (15 ans), Zyed Benna (17 ans), et Muhittin Altun (17 ans)[16]. Plusieurs pays comparent la situation française et la leur pour justifier des nouveaux investissements ou décisions politiques. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! 163 vehicles went up in flames on the 20th night of unrest, 15 to 16 November, leading the French government to claim that the country was returning to an "almost normal situation". Les réactions du ministre de l'Intérieur attisent par deux fois les tensions. An extra 2,600 police were drafted on 6 November. The families of the two dead youths, after refusing to meet with Sarkozy, met with Prime Minister Dominique de Villepin. Sarkozy also suspended eight police officers for beating up someone they had arrested after TV displayed the images of this act of police brutality. They all fled in different directions to avoid the lengthy questioning that youths in the housing projects say they often face from the police. These riots involved youth of predominantly African, North African, and Arab heritage in violent attacks, and the burning of cars and public buildings . The mayor honored Gaham by placing his name on a local street near the Forum. Or, des jeunes, qui étaient à proximité du bâtiment religieux, ont jeté des projectiles sur la police lorsque celle-ci faisait sa ronde », « Il s'agit bien d'une grenade lacrymogène en dotation des compagnies d'intervention (...) ce qui ne veut pas dire que c'est un tir fait par un policier », « c'est à partir de ce moment-là que les émeutes se sont généralisées à la France entière, « la baisse des subventions (...), le démantèlement de la prévention », « minorité de délinquants qui terrorisent les quartiers afin de préserver leurs trafics lucratifs », « plus aucun lien avec la mort des deux jeunes », « avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale », « de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans les lieux publics », « en décrétant l'état d'urgence, le Premier ministre Dominique de Villepin réclame aussi l'intervention de l'armée aux côtés de la police, mais la hiérarchie militaire et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'y opposent. Début septembre 2010, la procureure de la République de Bobigny requiert un non-lieu, estimant qu'il n'y a pas de « charges suffisantes » contre les policiers. Les émeutiers ne semblent pas particulièrement affectés par les événements eux-mêmes, mais plutôt par la responsabilité de la police et les réactions du ministère de l'Intérieur. Une grenade lacrymogène de type multipot, remise le 29 octobre aux unités mobiles de sécurité de la direction départementale de sécurité publique, explose à 60 centimètres de la mosquée, qui doit être évacuée en urgence[24]. En particulier, la loi du 17 octobre 1997 sur les emplois-jeunes permet à des jeunes au profil-type des émeutiers de travailler pour les associations et lieux culturels locaux, ainsi que pour la police, permettant de créer une police de proximité qui canalise les tensions : avec la suppression de ces emplois, les jeunes ont l'impression que « ceux qui les entouraient les ont laissé tomber »[62]. Note: In the table and charts, events reported as occurring during a night and the following morning are listed as occurring on the day of the morning. Une de ses actions mentionnées est de « débrancher le transfo d'EDF avant que Zyed et Bouna n'arrivent »[145]. https://fr.wikipedia.org/wiki/Émeutes_de_2005_dans_les_banlieues_françaises Soon after, Gaham found a job in the area of Planoise and moved to Besançon. Manuel Valls fait mention d'une « violence de plus en plus dure » et de « passages à l'acte plus faciles »[34], tandis que Delphine Batho dénote « une aggravation des faits violents »[35] : cette violence des émeutiers est au cœur des différentes réactions politiques quel que soit le parti. Elles reprennent dans la nuit du 30 au 31 octobre 2005, après le lancer d'une grenade lacrymogène à l'entrée de la mosquée Bilal à Clichy[32]. Le policier sur place a effectué des vérifications qui lui ont laissé penser que les deux jeunes gens avaient quitté le site, et la policière au standard affirme avoir entendu que deux personnes étaient sorties du transformateur[85]. . ». "I have asked the prefects to deport them from our national territory without delay, including those who have a residency visa", he said. Les dirigeants politiques n'expriment pas d'excuses officielles, et le ministre de l'Intérieur déclare : « Il s'agit bien d'une grenade lacrymogène en dotation des compagnies d'intervention (...) ce qui ne veut pas dire que c'est un tir fait par un policier » : les tensions s'attisent, car le modèle est conçu pour ne pas pouvoir être renvoyé par des manifestants[23]. On 9 November and the morning of 10 November a school was burned in Belfort, and there was violence in Toulouse, Lille, Strasbourg, Marseille, and Lyon. Three of them hid in an electricity substation where two died from electrocution, resulting in a power blackout. C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. La mise en forme de cet article est à améliorer (mars 2018). Il faudrait cerner le coin. ", Jobard, Fabien. La couverture médiatique des événements suit le plus souvent une de deux lignes éditoriales opposées. Durant les dix premiers mois de 2005, la pression policière contre les trafiquants ne cesse de croître[8],[9], et plus de 28 000 véhicules sont incendiés, surtout dans les 750 zones urbaines sensibles[10]. Le gouvernement intensifie la lutte contre l'économie souterraine et le trafic de drogues qui mobilise une importante main d'œuvre de jeunes des banlieues. Gecker, Jocelyn Associated Press (2 November 2005), Gecker, Jocelyn Associated Press (2 November 2005), "Seventh Day of Violence Erupts Near Paris" by, Keaten, Jamey Associated Press (3 November 2005), "French residents can only watch amid riots". Éric Raoult approuve, identifiant « un certain nombre d'agitateurs et de provocations ». Dans le premier cas, les banlieues sont victimes des institutions via le chômage, la relégation sociale et géographique ou les discriminations ; de l'autre, les jeunes de banlieue manquent de respect et les politiques et policiers réagissent seulement à cette responsabilité[109]. Incendié le 5 novembre, le gymnase de la Butte verte, affecté à la gymnastique artistique, voit la première pierre de son successeur posée en novembre 2010. Eighteen buses were damaged by arson at a depot in Saint-Étienne. [54] He explained that discrimination and unemployment were at the root of the problem. They say they are required to present identity papers and can be held as long as four hours at the police station, and sometimes their parents must come before the police will release them. Il rappelle que des émeutes antérieures, celles de Vénissieux en 1981 et de Vaulx-en-Velin en 1990 avaient déclenché un tel réexamen, alors que « le grand paradoxe des révoltes de 2005, c’est qu’elles ont été infiniment plus violentes, durables et généralisées, … La nuit suivante, Lille, Toulouse, Strasbourg et Bordeaux sont aussi touchées. This incident triggered nights of violence in the city. [2] On 4 November, Jean-Jacques Le Chenadec, 61, fell into a coma after being hit by Salaheddine Alloul, 22, and died a few days later. Ils sont tous deux accusés de n'avoir pas tenté de porter assistance aux adolescents entrés dans le transformateur, alors qu'ils étaient conscients des risques pris. En Seine-Saint-Denis, la quasi-totalité des personnes interpellées est française, mais on compte une majorité de personnes « issues de l'immigration », dont un peu plus de la moitié de familles maghrébines[120]. La première phase des émeutes correspond à l'émeute locale à Clichy-sous-Bois et Montfermeil[31]. Le 22 octobre 2010, les deux policiers mis en examen sont renvoyés devant le tribunal correctionnel[86]. La première fois, Sarkozy entretient un soupçon de délinquance et nie la course-poursuite avec la police, ce qui revient, pour les proches, à nier le statut de victimes des deux morts et à salir leur mémoire. Aucune des communications politiques relevées par l'AFP ne mentionnent le contexte d'émeutes dans les banlieues françaises depuis les années 1970[41]. The victim was trying to extinguish a trash bin fire near his home at Stains, Seine-Saint-Denis. Parce que la culture, parce que la polygamie, parce que les origines sociales font qu'il a plus de difficultés »[131]. Bref rappel des faits : Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues dans un grand nombre de banlieues à travers la France. Eh bien, on va vous en débarrasser »[6]. Le Front national compte 12 000 demandes d'adhésion à son parti entre le début des émeutes et la première quinzaine de décembre ; le Mouvement pour la France en annonce 3 000[108]. 26 personnes interpellées sont déjà connues des services de police, tandis que sur les 59 jeunes scolarisés à l'heure de leur arrestation, les 10 d'entre eux qui sont l'objet d'une investigation poussée sont des éléments perturbateurs en classe. Dans les Yvelines, 121 personnes sont arrêtées, dont 2 femmes. Azouz Begag, delegate minister for the promotion of equal opportunity, criticized Sarkozy for the latter's use of "imprecise, warlike semantics", while Marie-George Buffet, secretary of the French Communist Party, criticized an "unacceptable strategy of tension" and "the not less inexcusable definition of French youth as 'scum'" (racaille, a term considered by some to bear implicit racial and ethnic resonances) by the Interior Minister, Sarkozy. The far-right French politician Jean-Marie Le Pen agreed, stating that naturalized French rioters should have their citizenship revoked. The 2005 French riots (French: Émeutes de 2005 dans les Banlieues Françaises), was a three-week period of riots in the suburbs of Paris and other French cities,[4][5] in October and November 2005. Les parents de Zyed Benna et Bouna Traoré portent plainte contre le policier qui a fait l'appel radio, Sébastien Gaillemin, et la policière stagiaire au standard, Stéphanie Klein. Initially confined to the Paris area, the unrest subsequently spread to other areas of the Île-de-France région, and spread through the outskirts of France's urban areas, also affecting some rural areas. Le 16 mars 2015 se tient le procès des deux policiers pour non-assistance à personne en danger et mise en danger délibérée de la vie d'autrui[87]. The Syndicat de la Magistrature, a magistrate trade-union, criticized Sarkozy's attempts to make believe that most rioters were foreigners, whereas the huge majority of them were French citizens. C'est aussi le point de vue de Michèle Alliot-Marie, selon laquelle les vrais fautifs sont un « petit nombre de personnes [qui] vit dans l'économie souterraine, de trafic de drogue ou autre, et qui n'ont aucune envie que l'ordre, la paix et le respect de la loi soient ramenés dans les quartiers[128] ». Roger Karoutchi suppose que les jeunes sont « par des petits groupes soit très marqués pour leur suractivité islamiste, soit très marqués à l'extrême gauche[128] ». However, on 27 October 2005, in Clichy-sous-Bois, late in the afternoon, about ten Clichois came back on foot from the stadium, where they spent the afternoon playing football. Le 4 novembre, le Parti communiste, le député-maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, le député Vert de la Gironde, Noël Mamère, et le député de l'Isère et secrétaire national du PS chargé de la justice et de la sécurité André Vallini demandent la démission de Nicolas Sarkozy[43]. Il affirme que ces émeutes n'ont entraîné aucun décès, une précision importante face à la comparaison des médias américains entre ces événements et les émeutes de 1992 à Los Angeles : les quatre décès recensés, ainsi que la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, sont considérés sans rapport direct avec les émeutes[75]. A state of emergency was declared on 8 November, later extended for three weeks. Le 7 novembre, c'est aussi le cas de l'Australie[94], de l'Autriche[94], de la Belgique, du Canada, de la République tchèque[95], du Danemark[95], de la Finlande, de l'Allemagne[94], de Hong Kong[96], de la Hongrie[95], du Japon[95], des Pays-Bas[95], de la Chine[97], de la Slovaquie[95], du Royaume-Uni[94] et des États-Unis[94]. Despite the new regulations, riots continued, though on a reduced scale, the following two nights, and again worsened the third night. Close to 2900 rioters were arrested. Le député socialiste Alexis Bachelay cite Victor Hugo : « Faire justice est bien. The laws allow local authorities to impose curfews, conduct house-to-house searches and ban public gatherings. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, exclut la faute policière et déclare que les trois victimes n'étaient pas poursuivies par la police[19],[20]. Rendre justice est mieux »[91]. La nuit du 7 au 8 novembre est celle où les émeutes touchent le plus de terrain, touchant 274 communes et comptabilisant 1 500 voitures incendiées en France[47]. Pour ces auteurs, il ne s'agit donc pas d'un communautarisme des fils d'immigrés africains et nord-africains, mais d'un retournement du racisme pour le transformer en source de fierté et d'appartenance[67]. ", Mucchielli, Laurent. Certains acteurs associatifs de banlieue (notamment issus d'AC le feu) ont de plus précisé qu'à la suite des émeutes, nombre de journalistes et reporters avaient pris l'habitude, en venant faire des reportages sur les banlieues, d'alimenter leurs articles avec de faux témoignages ou en payant des jeunes pour simuler des délits face à la caméra[110]. Le « communautarisme » et le « multiculturalisme » sont également souvent mis en cause[116]. The mosque in Saint-Chamond was hit by three firebombs, which did little damage. 52 sont relâchés par absence de faits attestés. The trial ended up without any convictions, triggering an outcry. Citing two police investigations, The New York Times reported that the incident began at 17:20 on Thursday, 27 October 2005 in Clichy-sous-Bois when police were called to a construction site to investigate a possible break-in. « Rien ne laissait penser que c’était une mosquée. De sa fenêtre, l’employé du funérarium voisin les voit s'en approcher et s’inquiète en pensant que l’un d’eux fait le guet, puis il appelle la police[11]. Il en est de même pour le rapport du Conseil national des villes[33]. Buffet also called for the creation of a Parliamentary commission to investigate the circumstances of the death of the two young people, which ignited the riots.[53]. Il remarque enfin que dans les zones de forte ségrégation, où les populations immigrées et les populations autochtones se mélangent peu, les émeutes n'ont pas eu lieu[63]. Trying to hide in the electrical substation, Bouna Traoré and Zyed Benna died by electrocution. Nicolas Sarkozy, interior minister at the time, declared a "zero tolerance" policy towards urban violence after the fourth night of riots and announced that 17 companies of riot police (CRS) and seven mobile police squadrons (escadrons de gendarmerie mobile) would be stationed in contentious Paris neighborhoods. « Villiers-le-Bel… c’était extrêmement difficile. Dix ans après les émeutes de 2005, des lectures à ne pas manquer Temps de lecture : 3 min. Les réactions aux événements déclencheurs eux-mêmes sont très rares, comme les analyses des causes de l'émeute. L’état d’urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 mois. Voici un bilan chiffré des émeutes qui ont eu lieu dans les banlieues françaises entre le 27 octobre et le 17 novembre 2005. », « casser les ghettos et intégrer les Africains qui demandent à être intégrés », « soutenir la politique de banlieues de Nicolas Sarkozy », « prendre tant de précautions quand il s’agit du pouvoir et si peu lorsqu’il s’agit du contre pouvoir », « forme d'insurrection non organisée avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités, sans leader et sans proposition de programme », « plus l’adolescent a peur, plus il est tenté de faire peur pour dissimuler son anxiété », « demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière, qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont un titre de séjour.