Et cela, aussi bien du côté du neuf que des produits J Accuse Zola occasion. Mais cette lettre est longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure. Il n’était pas en disgrâce, le général Gonse entretenait avec lui une correspondance amicale. Three years have passed, many consciences remain deeply troubled, worry, seek, finally convince themselves of Dreyfus' innocence. There are two victims, two good people, two simple hearts, who let God do it while the devil acted. A Paris, la vérité marchait, irrésistible, et l’on sait de quelle façon l’orage attendu éclata. Ce fut, plus tard, le langage que M. Scheurer-Kestner tint également au général Billot, l’adjurant par patriotisme de prendre en main l’affaire, de ne pas la laisser s’aggraver, au point de devenir un désastre public. The famous Picquart file, of which there has been so much talk, has never been anything but the Billot file, I mean the file made by a subordinate for his minister, the file which must still exist in the War Ministry. Il court chez madame Dreyfus, la terrorise, lui dit que, si elle parle, son mari est perdu. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat du pays ? cette première affaire, elle est un cauchemar, pour qui la connaît dans ses détails vrais ! Et l’on a même vu, pour le lieutenant-colonel Picquart, cette chose ignoble : un tribunal français, après avoir laissé le rapporteur charger publiquement un témoin, l’accuser de toutes les fautes, a fait le huis clos, lorsque ce témoin a été introduit pour s’expliquer et se défendre. He runs to Madame Dreyfus' house, terrorizes her, tells her that, if she speaks, her husband is lost. If I insist, it is because the egg is here, from where the real crime will emerge later, the appalling denial of justice of which France is ill. Et il suffit, pour s’en assurer, d’étudier attentivement l’acte d’accusation, lu devant le conseil de guerre. Des témoignages le montrent d’abord affolé, prêt au suicide ou à la fuite. Zola pointed out judicial errors … Je ne parle même pas du choix toujours possible des juges. But here is Dreyfus before the council of war. And devoutly kiss the saber handle, the god, no! il n’y a eu, derrière, que les imaginations romanesques et démentes du commandant du Paty de Clam. Il a été le grand honnête homme, l’homme de sa vie loyale, il a cru que la vérité se suffisait à elle- même, surtout lorsqu’elle lui apparaissait éclatante comme le plein jour. On s’est demandé avec stupeur quels étaient les protecteurs du commandant Esterhazy. Et, sans que je veuille refaire ici une histoire connue en partie, le commandant du Paty de Clam entre en scène, dès qu’un premier soupçon tombe sur Dreyfus. Voilà donc, monsieur le Président, l’affaire Esterhazy : un coupable qu’il s’agissait d’innocenter. No! Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Voici un an que le général Billot, que les généraux de Boisdeffre et Gonse savent que Dreyfus est innocent, et ils ont gardé pour eux cette effroyable chose ! J'attends. They stir up France, they hide behind its legitimate emotion, they close their mouths by disturbing hearts, by perverting minds. He did not dare, undoubtedly in the terror of public opinion, certainly also in the fear of delivering the entire staff, General de Boisdeffre, General Gonse, without counting the suborders. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. Zola's argument appeared on the front page of the Parisian daily L’Aurore in the form of an open letter to the President of the Republic. Il s’était engagé, il était compromis. In February 1898, Emile Zola was sued for “J’accuse” by both the War Office and the handwriting experts. Ils ameutent la France, ils se cachent derrière sa légitime émotion, ils ferment les bouches en troublant les cœurs, en pervertissant les esprits. De même pour le lieutenant-colonel Picquart, qui, par un sentiment de haute dignité, n’a pas voulu publier les lettres du général Gonse. “I have but one passion: to enlighten those who have been kept in the dark, in the name of humanity which has suffered so much and is entitled to happiness. This, then, is the simple truth, Mr. President, and it is appalling; it will remain a stain for your presidency. I have only one passion, that of light, in the name of humanity which has suffered so much and which has the right to happiness. I suspect you have no power in this matter, that you are the prisoner of the Constitution and those around you. I finally accuse the first council of war of having violated the law, by condemning an accused on a room which has remained secret, and I accuse the second council of war of having covered this illegality, by order, by committing in turn the legal crime of knowingly acquitting a culprit. It's the whole Dreyfus affair; we will not know her until a fair investigation has clearly established her actions and responsibilities. (Résumé de Wikipedia) "J'accuse!" J’accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace. The certainty is that he never acted outside the will of his superiors. So the offices, by all imaginable means, through press campaigns, communications, influences, did cover Esterhazy only to lose Dreyfus a second time. C’est un procès de famille, on est là entre soi, et il faut s’en souvenir : l’état-major a voulu le procès, l’a jugé, et il vient de le juger une seconde fois. It is a crime to exploit patriotism for works of hate, and it is a crime, finally, to make the saber the modern god, when all human science is at work for the next work of truth and justice.This truth, this justice, which we so passionately wanted, what distress to see them thus puffed up, more unrecognized and more obscured! And I can't help but find Lieutenant-Colonel Paty de Clam there, recognizing the expedients of his fertile imagination. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction ou téléchargez la version eBook. Il s'est inspiré d'un dossier fourni en 1896 par l'écrivain Bernard Lazare. Et c’est ici que le commandant Esterhazy paraît. Ces scrupules l’honorent d’autant plus que, pendant qu’il restait respectueux de la discipline, ses supérieurs le faisaient couvrir de boue, instruisaient eux-mêmes son procès, de la façon la plus inattendue et la plus outrageante. "J'accuse", an argument by novelist Emile Zola that Dreyfus was wrongfully convicted, was published on January 13, 1898. First, behind the scenes, Lieutenant-Colonel du Paty de Clam who engineered everything, who drove everything. Et je n’ai pas à tout dire, qu’on cherche, on trouvera. Son excuse, je le répète, est que le chef suprême avait parlé, déclarant la chose jugée inattaquable, sainte et supérieure aux hommes, de sorte que des inférieurs ne pouvaient dire le contraire. From that moment, it was he who invented Dreyfus, the affair became his business, he made a point of confusing the traitor, of bringing him to complete confessions. And, therefore, as one understands the desperate obstinacy with which, to justify the condemnation, one affirms today the existence of a secret, oppressive part, the part which one cannot show, which legitimizes everything , to which we must bow, the good God invisible and unknowable! Je la nie, cette pièce, je la nie de toute ma puissance ! We are told about the honor of the army, we want us to love it, to respect it. The most absolute camera is required. Au début, il n’y a donc, de leur part, que de l’incurie et de l’inintelligence. M. Mathieu Dreyfus dénonça le commandant Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau, au moment où M. Scheurer-Kestner allait déposer, entre les mains du garde des Sceaux, une demande en révision du procès. Tout au plus, les sent-on céder aux passions religieuses du milieu et aux préjugés de l’esprit de corps. Vous n’en avez pas moins un devoir d’homme, auquel vous songerez, et que vous remplirez. La révision du procès, mais c’était l’écroulement du roman- feuilleton si extravagant, si tragique, dont le dénouement abominable a lieu à l’île du Diable! Il s’était engagé, il était compromis. Puis, c’est le général de Boisdeffre, c’est le général Gonse, c’est le général Billot lui-même, qui sont bien obligés de faire acquitter le commandant, puisqu’ils ne peuvent laisser reconnaître l’innocence de Dreyfus, sans que les bureaux de la guerre croulent dans le mépris public. He was committed, he was compromised. And this is where Commander Esterhazy appears. And, without my wanting to repeat a partially known story here, the commander of Paty de Clam enters the scene, as soon as a first suspicion falls on Dreyfus. I demonstrated on the other hand: the Dreyfus affair was the affair of the war offices, an officer of the staff, denounced by his comrades in the staff, condemned under pressure from the chiefs from the staff. We were told about fourteen counts: we only find one in the end, that of the slip; and we even learn that the experts disagreed, that one of them, Mr. Gober, was shaken up militarily, because he allowed himself not to conclude in the desired direction. But it’s not about her, whose dignity we want, in our need for justice. Dreyfus sait plusieurs langues, crime ; on n’a trouvé chez lui aucun papier compromettant, crime ; il va parfois dans son pays d’origine, crime ; il est laborieux, il a le souci de tout savoir, crime ; il ne se trouble pas, crime ; il se trouble, crime. Est-ce donc vrai, les choses indicibles, les choses dangereuses, capables de mettre l’Europe en flammes, qu’on a dû enterrer soigneusement derrière ce huis clos ? L’idée supérieure de discipline, qui est dans le sang de ces soldats, ne suffit-elle à infirmer leur pouvoir d’équité ? The crime was committed, the staff could no longer admit his crime. It is the sword, the master that we will perhaps be given tomorrow. Le fameux dossier Picquart, dont il a été tant parlé, n’a jamais été que le dossier Billot, j’entends le dossier fait par un subordonné pour son ministre, le dossier qui doit exister encore au ministère de la Guerre. And the instruction was made thus, as in a chronicle of the XVth century, in the middle of the mystery, with a complication of fierce expedients, all this based on a single childish charge, this imbecile slip, which was not only a vulgar treason, which was also the most impudent of the swindles, because the famous secrets delivered were almost all worthless. Zola was found guilty of libel. The first council of war may have been unintelligent, the second is necessarily criminal. His strict duty was to open an investigation. pourquoi ? Condamné, il … L’opinion préconçue qu’ils ont apportée sur leur siège, est évidemment celle-ci :« Dreyfus a été condamné pour crime de trahison par un conseil de guerre, il est donc coupable ; et nous, conseil de guerre, nous ne pouvons le déclarer innocent ; or nous savons que reconnaître la culpabilité d’Esterhazy, ce serait proclamer l’innocence de Dreyfus. Mais voici Dreyfus devant le conseil de guerre. Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les coeurs. J’accuse ! Est-ce donc vrai, les choses indicibles, les choses dangereuses, capables de mettre l’Europe en flammes, qu’on a dû enterrer soigneusement derrière ce huis clos? Source: Chameleon Translations; First Published: L’Aurore, 13 January 1898. The trial received an enormous amount of publicity in France and abroad. Et ces gens-là dorment, et ils ont des femmes et des enfants qu’ils aiment ! Dès lors, le duel va avoir lieu entre le lieutenant-colonel Picquart et le lieutenant-colonel du Paty de Clam, l’un le visage découvert, l’autre masqué. Je n'ignore pas que je me mets sous le coup de la loi sur la presse qui punit les délits de diffamation. M. Mathieu Dreyfus dénonça le commandant Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau, au moment où M. Scheurer-Kestner allait déposer, entre les mains du garde des Sceaux, une demande en révision du procès. Mais l’émoi était grand, car la condamnation d’Esterhazy entraînait inévitablement la révision du procès Dreyfus ; et c’était ce que l’état-major ne voulait à aucun prix. I accuse the lieutenant-colonel of Paty de Clam of having been the diabolical worker of the judicial error, in unconscious, I want to believe it, and of having then defended his harmful work, for three years, by the machinations the most absurd and the most guilty. But the turmoil was great because the conviction of Esterhazy inevitably led to the review of the Dreyfus trial; and that was what the staff wanted at no cost. Il dut y avoir là une minute psychologique pleine d’angoisse. It is a crime to poison the small and the humble, to exasperate the passions of reaction and intolerance, by sheltering behind the odious anti-Semitism, of which the great liberal France of human rights will die, if she is not cured of it. Ils ont laissé faire la sottise. Cet offiie, d’oigine juive « J’accuse… ! » [N 1] est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 [1], n° 87, sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure. what purpose ? Ah! the nothingness of this indictment! Ah! Ah ! So dare you put me on trial and let the investigation take place! J'accuse est le titre d'un article rédigé par Émile Zola lors de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 sous forme d'une lettre ouverte au Président de la République Félix Faure. Tout cela n’a été fait que pour cacher le plus saugrenu des romans-feuilletons. Je me doute de l’écroulement qui doit avoir lieu dans l’âme de M. Scheurer-Kestner, et je crois bien qu’il finira par éprouver un remords, celui de n’avoir pas agi révolutionnairement, le jour de l’interpellation au Sénat, en lâchant tout le paquet, pour tout jeter à bas. Décidément, les tribunaux militaires se font une singulière idée de la justice. A quoi bon tout bouleverser, puisque bientôt le soleil allait luire? Son œuvre, la culpabilité de Dreyfus, était en péril, et il a voulu sûrement défendre son oeuvre. No! Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu’il n’a pas commis. Le joli de l’histoire est qu’il était justement antisémite. And it is voluntarily that I expose myself. Isn't the superior idea of discipline, which is in the blood of these soldiers sufficient to undermine their power of equity? Les recherches durèrent de mai à septembre 1896, et ce qu’il faut affirmer bien haut, c’est que le général Gonse était convaincu de la culpabilité d’Esterhazy, c’est que le général de Boisdeffre et le général Billot ne mettaient pas en doute que le bordereau ne fût de l’écriture d’Esterhazy. You appear radiant in the apotheosis of this patriotic celebration that the Russian alliance has been for France, and you are preparing to preside over the solemn triumph of our Universal Exhibition, which will crown our great century of work, truth and freedom. Je la nie, cette pièce, je la nie de toute ma puissance ! But what a patch of mud on your name - I was going to say on your reign - that this abominable Dreyfus affair! Puis, on a convoqué le conseil de guerre.Comment a-t-on pu espérer qu’un conseil de guerre déferait ce qu’un conseil de guerre avait fait ? Il est l’affaire Dreyfus tout entière ; on ne la connaîtra que lorsqu’une enquête loyale aura établi nettement ses actes et ses responsabilités. Et il suffit, pour s’en assurer, d’étudier attentivement l’acte d’accusation, lu devant le conseil de guerre. Sa main se trahit aux moyens saugrenus. Remarquez que le général Billot n’était compromis dans rien, il arrivait tout frais, il pouvait faire la vérité. Il soumit donc ses soupçons à ses supérieurs hiérarchiques, le général Gonse, puis le général de Boisdeffre, puis le général Billot, qui avait succédé au général Mercier comme ministre de la Guerre. Le huis clos le plus absolu est exigé. Lorsque le ministre de la Guerre, le grand chef, a établi publiquement, aux acclamations de la représentation nationale, l’autorité de la chose jugée, vous voulez qu’un conseil de guerre lui donne un formel démenti ? Le premier conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel. When that minute passed, it was already too late. I say that this is one more crime and that this crime will raise universal consciousness. There must have been a psychological minute full of anxiety. He even begged them, he told them how unpolitical their deadlines were, in front of the terrible storm which was piling up, which was to break out, when the truth was known. tout ce qui s’est agité là de démence et de sottise, des imaginations folles, des pratiques de basse police, des moeurs d’inquisition et de tyrannie, le bon plaisir de quelques galonnés mettant leurs bottes sur la nation, lui rentrant dans la gorge son cri de vérité et de justice, sous le prétexte menteur et sacrilège de la raison d’État ! Is that one also paid for by the Jews? He insisted with his superiors, in the name of justice. I accuse General de Boisdeffre and General Gonse of being accomplices in the same crime, the one no doubt out of clerical passion, the other perhaps by that esprit de corps that made war offices the holy arch, unassailable. this first affair, it is a nightmare, for who knows it in its true details! ZOLA : Commentaire de J'accuse L'aurore (1898) Introduction J'accuse ! You still have a human duty, which you will think about, and which you will fulfill. C’est un mensonge ! Mais, au fond, il n’y a d’abord que le commandant du Paty de Clam, qui les mène tous, qui les hypnotise, car il s’occupe aussi de spiritisme, d’occultisme, il converse avec les esprits. Il s'est inspiré d'un dossier écrit en 1896 par l'écrivain Bernard Lazare. Zola's argument appeared on the front page of the Parisian daily L’Aurore in the form of an open letter to the President of the Republic. My duty is to speak, I don't want to be an accomplice. cette première affaire, elle est un cauchemar, pour qui la connaît dans ses détails vrais ! Der Brief erschien am 13. "J'Accuse...!" Et c’est un crime encore que de s’être appuyé sur la presse immonde, que de s’être laissé défendre par toute la fripouille de Paris, de sorte que voilà la fripouille qui triomphe insolemment, dans la défaite du droit et de la simple probité. I repeat with more strident certainty: the truth is on the move and nothing will stop it. And the beautiful result of this prodigious situation is that the honest man in there, Lieutenant-Colonel Picquart, who alone has done his duty, will be the victim, the one who will be flouted and punished. Jaccuse! Et c’est à vous, monsieur le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d’honnête homme. It is a crime to have accused of disturbing France those who want it generous, at the head of free and just nations, when one plots the impudent conspiracy to impose error, before the whole world . J’attends.Veuillez agréer, monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect. Nous ignorons encore leurs interrogatoires, mais il est certain que tous ne l’avaient pas chargé ; et il est à remarquer, en outre, que tous appartenaient aux bureaux de la guerre. Il n’osa pas, dans la terreur sans doute de l’opinion publique, certainement aussi dans la crainte de livrer tout l’état-major, le général de Boisdeffre, le général Gonse, sans compter les sous-ordres.

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