Pour moi, c'est maintenant un réflexe[6]. Ainsi dans la séquence du cimetière, on cadre sur Tuco qui creuse frénétiquement la tombe qu’il a enfin trouvée, le plan s’élargit et l’ombre de Blondin apparaît ainsi qu’une pelle tandis qu’il lance à Tuco : « Avec ça, ce serait plus facile. Une personne apparemment mauvaise, lorsqu'on la connait mieux, peut se révéler plus valeureuse qu'elle ne semblait l'être et faire preuve de tendresse. LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND(IL BUONO, IL BRUTTO, IL CATTIVO) Résumé : Alors que la guerre de Sécession fait rage, trois hommes sans scrupule se lancent à la recherche d’un butin confédéré en pièces d'or. La même histoire se répétait évidemment lorsqu'il s'agissait de redescendre (Wallach utilisa le même cheval dans ses propres scènes, puisque lui non plus ne savait pas monter)[12]. ». Une association espagnole a recréé le décor du cimetière de Sad Hill. Avec un tel CV, Roscoe Tanner aurait dû profiter d’une paisible vie de retraité, au lieu de quoi il accumule les arrestations pour de … Mais un troisième homme entre dans la course : Setenza, une brute qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins. La musique devait exprimer avec ses staccatos de claquoir l'éclat de rire des cadavres à l'intérieur de leurs tombes. Le critique américain Roger Ebert, qui inclut le film dans sa liste personnelle des meilleurs films[40], déclara que dans son premier jugement, il donnait 3 étoiles à un film 4 étoiles, peut-être parce que c’était un western spaghetti, ce qui ne pouvait être considéré comme de l’art[41]. » Pour se dégager de ces clichés, Clint Eastwood refuse de tourner dans la séquence introductive d'Il était une fois dans l'Ouest[47]. Wallach n'avait pas remarqué que des marchepieds en métal de trente centimètres de large dépassaient au bas de chaque wagon, et personne dans l'équipe technique ne sembla s'en être aperçu non plus. (Note : Curro Savoy n'a fait que des "cover" sifflés), Alessandro Alessandroni (directeur des choeurs), Enzo GIoIeni (voce solista), Nino Dei, Franco Cosacchi (voce solista), Ettore "Raoul' Lorreccchio, Augusto Giradino, Gianfranco Lai, Lorenzo Spadoni, Renato Cindi - Voix masculines, "The Good, the Bad and the Ugly" (générique d'entrée) - 2:38, "Il Buono, Il Brutto, Il Cattivo (Titoli)" - 2:38, "Il Buono, Il Cattivo, Il Brutto (The Good, The Bad And The Ugly) (Main Title)" - 2:41, "La Carrozza Dei Fantasmi (The Carriage Of The Spirits)" - 2:09, "Marcetta (Marcia) (2004 Digital Remaster)" - 2:52, "La Storia Di Un Soldato (The Story Of A Soldier)" - 3:53, "Marcetta Senza Speranza (Marcia Without Hope) " - 1:40, "Morte Di Un Soldato (The Death Of A Soldier)" - 3:08, "L'Estasi Dell'Oro (The Ecstasy Of Gold)" - 3:23, "Il Triello (The Trio - Main Title)" - 5:02. Il court à droite et à gauche parmi les centaines de tombes ; et découvrant enfin la tombe d'Arch Stanton, il commence à creuser furieusement le monticule de terre poudreuse avec une planche trouvé sur place. Le Bon, la Brute et le Truand de SERGIO LEONE. Mais ceci n'était pas un film normal[6]. Il découvre que Blondin a été assassiné. Après avoir quitté la mission, Tuco et Blondin guéri, déguisés en soldats confédérés, sont capturés par un groupe de soldats de l'Union et sont conduits dans un camp de prisonniers[2]. Ne sachant comment expliquer leur présence là, Tuco affirme aux militaires qu'ils sont venus s'enrôler. Mais son neveu est toujours vivant et sait où est caché le trésor. Les deux acolytes se partagent ensuite le butin et refont la même opération plusieurs fois dans les comtés voisins. Je travaille ici depuis vingt ans et pas un seul réalisateur américain ne s'est jamais préoccupé de venir s'informer sur l'histoire de l'Ouest[6]. Clint Eastwood interprète « Le Bon » ou « l'Homme sans nom », ou « Blondin » un chasseur de primes flegmatique et arrogant qui est en compétition avec Tuco et Sentenza dans la course au trésor caché, au milieu de la guerre de Sécession. » et les « Eeeh ! Lors de la réédition DVD en 2003, les scènes coupées furent doublées et réintégrées[49] : La scène de torture de Tuco était également plus longue à l'origine mais un problème de détérioration du négatif obligea à la remonter. En effet, le pont qu'ils doivent traverser est alors âprement disputé entre les forces confédérées et celles de l'Union. », Sergio Donati, lors d'une visite de contrôle, constata avec horreur que Knox avait considérablement modifié les dialogues, dans un effort de synchronisation avec les lèvres. Lee Van Cleef interprète le rôle de « La Brute »[14], et s'appelle Sentenza un mercenaire insensible et sans pitié qui s'appelle dans les versions italiennes et françaises Sentenza, nom devenu dans la version américaine Angel Eyes (« Yeux d'ange »). Et ce cigare-là, encore à brûler[48] ! La trilogie du dollar: Le Bon, la brute et le truand Bande-annonce VF. Seulement ces messieurs bureaucrates du cinéma italien cherchent à me mettre des bâtons dans les roues. Je suis fait un peu comme ces trois hommes. Saga Clint Eastwood Le bon, la brute et le truand (1966) 1. À l'inverse, Pour une poignée de dollars débute avec l'« Homme sans nom » arrivant dans un petit village sans un sou en poche (on peut alors suggérer qu'il a dépensé les 100 000 $ entre-temps), se prétendant être un mercenaire à la recherche d'un travail. Leone, lors d'une journée de pause, alla voir comment se déroulaient les travaux. Et en parallèle, je tournai également Colorado. Je les comprends mieux parce que mes idées sont plus près des leurs. Mais notre rencontre avec lui s'est avérée fatale[6],[8]. Stephen King nomme le film parmi ses principales sources d'inspirations de son cycle La Tour sombre, dont le personnage principal, Roland de Gilead, a été créé avec le personnage de Clint Eastwood dans le film comme modèle[54]. Il demande donc que son propre rôle soit augmenté, tandis que Leone ne veut pas diminuer celui de Tuco. » Knox savait très bien qu'il rompait avec la tradition de Leone en bouleversant complètement les dialogues durant le montage[21]. Il montre un camp nordiste où la musique couvre les cris des torturés… on pense aux camps de concentration nazis, avec leurs orchestres juifs. Van Cleef raconte à ce sujet : « Le camp de prisonniers construit par Sergio était très simple : seulement quelques cabanes et des palissades. Enfin, Kheops (le DJ de IAM) a produit deux albums nommés Sad Hill (en référence au nom du cimetière) et Sad Hill Impact. « film à propos de trois canailles à la recherche de trésors durant la guerre de Sécession, « Dans la version finale du scénario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient écrit. Quentin Tarantino estime que c'est « le film le mieux réalisé de tous les temps »[50]. "Je suis fan, fou de ce film", explique l'un de ses membres dans le 19h30. Le groupe de rock américain Karma to Burn a nommé son sixième album Arch Stanton, du nom de l'homme enterré à côté de la tombe où se trouve l'or convoité par les trois protagonistes. Ce n'est pas le cas des deux autres personnages. Si Wallach garde peu de souvenirs du travail avec Van Cleef hormis sa Mercedes neuve, il apprécia Clint Eastwood, qui, taciturne mais attentif, proposait des idées et des détails qui rendaient le personnage de Tuco encore meilleur[6]. Le film connut rapidement un grand succès à travers le monde, grâce avant tout à la notoriété du réalisateur Sergio Leone. Luciano Vincenzoni, le scénariste propose Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo), qui plaît aussitôt à Leone. Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution. Finalement, le film coûtera 1,3 million, une somme astronomique si on pense aux conditions précaires dans lesquelles Leone avait dû travailler seulement deux années plus tôt[6]. Blondin révèle alors que l'or n'est pas enterré dans cette tombe, qui ne contient qu'un squelette. Et les demandes ont afflué du monde entier. Chaque fois qu'un réalisateur dit : « Il ne me manque qu'un détail », il faut s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un autre « détail de l'éperon »[6]. Pour résoudre ce problème, une digue fut construite par l'armée espagnole, en aval de la zone choisie pour filmer, permettant d'élever la hauteur de l'eau au niveau désiré (la digue est visible quand Tuco et Blondin s'approchent de la rivière pour traverser après l'explosion). Il commence donc à chercher plus d'informations à ce sujet. », Lee Van Cleef raconte : « Pour le premier film, je ne pouvais pas négocier, étant donné que je n'arrivais même pas à payer mon téléphone. Tuco l'abat. Dans la VF, les personnages disposent tous de nouvelles voix (Deschamps, Atlas et Bertrand étant tous décédés). ». Je suis fait un peu comme ces trois hommes. Leone voulait essayer quelque chose de nouveau. Mais son neveu est toujours vivant et sait où est caché le trésor. Tuco et Blondin, en route vers le cimetière, savent qu'ils doivent bientôt traverser un pont. Ce projet plaît immédiatement aux deux forbans : si le pont disparaît, les deux armées s'en iront, et ils auront le champ libre pour continuer leurs recherches. », À propos de la documentation recherchée pour le film, Leone raconte : « Les auteurs américains dépendent trop des autres scénaristes et n'approfondissent pas suffisamment leur propre histoire. Grâce au succès de ces deux films, la United Artist lui alloue l’année suivante un budget considérable (1 million de dollars) et lui laisse carte blanche pour tourner Le Bon, la brute et le truand comme bon lui semble. Dégagé des contraintes budgétaires, Sergio Leone décrit ainsi l'approche du film qu’il pouvait faire comme il le voulait, en tirant parti de l’histoire précédente et de ce qui la faisait fonctionner, et en réfléchissant sur les diverses motivations de Van Cleef et d'Eastwood : « De tout temps j'ai pensé que le bon, le mauvais et le violent ne pouvaient pas exister dans un sens absolu et total. En 1973, Eastwood raconte que du moment que le film ne concernait ni l'Espagne ni les Espagnols, ceux-ci ne se souciaient pas de ce que faisait l'équipe[6]. La musique devait être un accompagnement de l’histoire, marquant soudainement les changements de rythme, comme lorsque la diligence fantomatique sort de nulle part, au milieu du désert, ou accentuant l’aspect tragique de la séquence du camp de concentration, lorsqu’un orchestre de prisonniers couvre les cris des torturés[6]. Par la suite, il déciderait alors de mener une vie de chasseur de primes pour subsister dans Et pour quelques dollars de plus. Leone doit se déplacer jusqu'en Californie avec sa femme, pour tenter de négocier[6]. Cependant, attiré par l'énorme somme d'argent offerte (qui lui permettrait d'être financièrement indépendant pour le reste de sa vie), il accepta la proposition, sans avoir encore trouvé l'idée du prochain film. Erreurs de Films - Bon, la brute et le Truand, Le . Ce dernier préfère retourner avec Tuco dès que l'occasion se présente. L'équipe technique et artistique était vraiment multilingue : Leone pouvait parler l'italien et le français, mais très peu l'anglais. Dans un village voisin, dévasté par l'artillerie des deux armées, Tuco rencontre un chasseur de primes qu'il a blessé au début du film et qui cherche à se venger. Scarpelli décrit comme fatale sa rencontre avec Leone. Leone rejeta tout leur script, y trouvant trop de bouffoneries, et reprit complètement en main le scénario avec Donati. Sad Hill est aussi le nom du label qu'il possède. Il développe une relation amitié-haine avec Tuco qui le surnomme « Blondin ». Sergio Donati raconte : « On lui trouva un cheval docile et amadoué comme une bête de cirque, mais pour pouvoir y monter, il lui fallait une chaise et il fallait que quelqu'un tienne l'animal. Pour Sean Axmaker, du Seattle Post-Intelligencer, il s'agit du « western spaghetti ultime », une odyssée cynique à la réalisation audacieuse et transcendée par la musique d'Ennio Morricone[42]. ». Observation « Chaque arme a une voix bien à elle. C'est Sergio Leone qui insuffle une nouvelle jeunesse à … Ni lui, ni le producteur Alberto Grimaldi, ni Sergio Leone n'avaient de projets en tête. Plutôt qu'un western, Age-Scarpelli avaient écrit une espèce de comédie se déroulant dans l'Ouest, « Dans mon monde, les personnages les plus intéressants sont les anarchistes. Cette voix-là, je la connais bien » : ce sont les paroles du Bon quand il entend le Truand tirer sur un homme venu pour l’abattre (scène dans la baignoire). » Les rapports de force basculent une seconde fois quelques instants plus tard, lorsqu’une autre pelle surgit dans le plan, lancée par Sentenza avec ces mots : « À deux, vous creuserez plus vite[20]. Il monte sur l’estrade et réclame de l'argent à la foule, la menaçant de son arme. Pour Leone, le côté visuel d'une scène était plus important que les dialogues (sa connaissance de l'anglais étant très limitée). Il inverse alors les rôles, contraignant son ex-compagnon à le suivre à pied dans le désert.