Eli Wallach se souvient que Leone utilisait la lumière et l'ombre en s'inspirant de Vermeer et de Rembrandt[8]. ». "On a même eu une personne qui voulait une tombe pour rendre hommage à son père qui était fan du film", explique un autre membre de l'association. « Un mec qui ne fait rien, ne dit rien… n'a même pas un nom ! En Italie, le film a rapporté plus de deux milliards de lires lors de sa sortie initiale et plus de 300 millions de lires à l'occasion de deux ressorties en 1969 et 1983[33]. Wallach n'avait pas remarqué que des marchepieds en métal de trente centimètres de large dépassaient au bas de chaque wagon, et personne dans l'équipe technique ne sembla s'en être aperçu non plus. Qui n'a jamais entendu parlé de ce western mythique "Le bon, la brute et le truand" de Sergio Leone, sorti en 1966. Blondin, partageant le butin, en charge la moitié sur son cheval et s'éloigne, pendant que Tuco crie à l'aide, perdant peu à peu l'équilibre. Parmi les plus célèbres westerns de l'histoire du cinéma, il est considéré comme la quintessence du style « western spaghetti ». À proximité de Burgos, je découvris un petit plateau au milieu des pâturages pour les animaux d'un village. Donati raconte cette autre anecdote à ce sujet : « Dans une scène du film, il doit frapper une prostituée qui connaît Bill Carson et il ne réussissait pas à aller si loin. Dans le film Z de Costa-Gavras, on peut voir des hommes de main renverser une grande affiche du film (vers 16 min 55 s). Après quelques brutalités, les habitants de Socorro se mettent en rang pour payer. Tous les deux s'entendent très bien, partageant le même sens de l'humour étrange. En France, il a réalisé au total 6 308 276 entrées à l'occasion de ses multiples sorties[34]. ». » et l'autre « Eh ! DR. Vous ne lisez que l'italien, comment avez-vous pu le découvrir ? Il enlève son sombrero et le dépose sur l'estrade pour recueillir l'argent. Finalement, le film coûtera 1,3 million, une somme astronomique si on pense aux conditions précaires dans lesquelles Leone avait dû travailler seulement deux années plus tôt[6]. Puis il est rejoint par ses camarades et promet à ceux-ci un beau pactole. Tuco et Blondin, en route vers le cimetière, savent qu'ils doivent bientôt traverser un pont. Film - Le bon, la brute et le truand Titre Le bon, la brute et le truand Réalisé par Sergio Leone Année de sortie 1966 Nombre de citations 20 Note moyenne des citations 7.9 Publication 11 octobre 2005 Dernière mise à jour 16 juillet 2020 Liens Répliques en anglais sur l’IMDB Proposer une citation pour ce film Leone permet à Wallach d'effectuer des modifications à son personnage, dans la mise en scène et dans sa façon de bouger. Mais Tuco est aussi une créature toute instinctive, un bâtard, un vagabond[6]. Furieux, il retourne dans la taverne et empoigne le barman, lui reprochant de lui avoir menti. Aux commandes de la diligence de Bill Carson, Tuco arrive à un avant-poste sudiste et demande à un officier s'il y a un hospice dans les environs. Luca Morsella, fils de Fulvio Morsella, raconte une anecdote : « Une journée où ils étaient en train de tourner une scène, le directeur de production Fernando Cinquini était très satisfait car le travail avait été achevé selon l'horaire. Les « Aaah ! Aucun dialogue n'est parfaitement synchronisé, car Leone ne tournait que rarement (sinon jamais) les scènes en son direct. Ce lieu, baptisé Sad Hill, avait accueilli le duel inédit à trois entre Clint Eastwood (le bon), Lee Van Cleef (la brute) et Eli Wallach (le truand.) Toutefois, la littérature sur le western spaghetti est moins abondante et Le bon, la brute et le truand n’a pas encore été analysé de manière extensive à travers son genre. Après le tournage, le cimetière était tombé dans l'oubli. On entend toujours parler des atrocités commises par les perdants, jamais de celles de gagnants ». Depuis 2014, une association locale (, instrument à vent en terre cuite de la région des Abruzzes, version grave de l', Classification de la trame sonore du film selon Billboard Magazine, « Classification des 100 meilleurs films de tous les temps d'après les lecteurs de, Le Bon, la Brute et le Truand sur movie-censorship, 'The good, the bad and the ugly, by The Ukulele Orchestra of Great Britain (UOGB)', https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bon,_la_Brute_et_le_Truand&oldid=177081888, Film avec une musique composée par Ennio Morricone, Page utilisant une présentation en colonnes avec un nombre fixe de colonnes, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en italien, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Portail:Guerre de Sécession/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Durée : 161 minutes / 178 minutes (version longue, 2002), Alessandro Alessandroni – Sifflé et responsable des choristes I Cantori Moderni (voir ci-dessous excepté Alidé Maria Salvetta - n'appartenant pas au groupe I cantori Moderni - executrice seulement en concert plus tard dans les années 1980 (ex : Concert de Corbeil-Essonnes, 1987). La traduction française est calquée sur l'anglaise, en ce qui a trait à l'ordre des personnages. La présence du cigare de Blondin est un symbole très important dans le film. Le scénariste de Leone, Luciano Vincenzoni, a cependant déclaré plusieurs fois avoir écrit le scénario d'une suite, Le Bon, la Brute et le Truand, deuxième partie, se déroulant environ 20 ans après le film original[8]. » En effet, oui, ce n'était qu'un « détail de l'éperon », mais en arrière-plan il voulait voir toute la vie de la ville, avec les gens qui marchent et les cavaliers qui passent. Erreurs de Films - Bon, la brute et le Truand, Le . Leone rejeta tout leur script, y trouvant trop de bouffoneries, et reprit complètement en main le scénario avec Donati. ». Après avoir lu le scénario, il trouve que le rôle de Tuco est plus important que le sien. Cela créait l'atmosphère de la scène et influençait clairement les interprètes. ». » Eh bien, j'y suis retourné après deux ou trois jours et ce type me regardait comme s'il avait vu un fantôme. J'y appris comment gérer un budget car Leone était un grand entrepreneur[8]. Les utilisateurs de Box Office Mojo[32] lui ont attribué par vote la note « A ». J'ai signé un contrat fabuleux avec la United Artists. Pour la version américaine, leurs voix originales furent conservées et celles des autres interprètes furent doublées en anglais. Le compositeur italien Ennio Morricone est mort à l'âge de 91 ans, retrouvez ses plus grandes… Mais « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n'ont su révéler comme ils l'auraient dû. Contexte : la scène se passe à Socorro, un village texan situé sur la ligne de front. Ils me donnent ce que je veux, ils me le donnent. Comme un robot. Le Bon, la brute et le truand Bande-annonce VO. Entre-temps, Sentenza a suivi la trace de Bill Carson jusqu'à ce camp, où il est devenu sergent gardien en uniforme. La musique devait être un accompagnement de l’histoire, marquant soudainement les changements de rythme, comme lorsque la diligence fantomatique sort de nulle part, au milieu du désert, ou accentuant l’aspect tragique de la séquence du camp de concentration, lorsqu’un orchestre de prisonniers couvre les cris des torturés[6]. Clint Eastwood et son personnage ne furent également pas épargnés par la critique. Pour Delli Colli, le western a un principe esthétique : on ne peut pas mettre beaucoup de couleurs. C'est moi qui décide ce que je veux faire, quels sujets, quels acteurs, tout. Au lieu du cadrage habituel d'une silhouette perdue dans le paysage qui s'approche progressivement, Leone impose d'emblée son usage des gros plans. Dès la première image du film, Leone casse l'écriture classique du western : un plan d'ensemble de paysage désertique est soudain occulté par un très gros plan de visage immobile et patibulaire. Interviews, making-of et extraits. Cependant, attiré par l'énorme somme d'argent offerte (qui lui permettrait d'être financièrement indépendant pour le reste de sa vie), il accepta la proposition, sans avoir encore trouvé l'idée du prochain film. Pour résoudre ce problème, une digue fut construite par l'armée espagnole, en aval de la zone choisie pour filmer, permettant d'élever la hauteur de l'eau au niveau désiré (la digue est visible quand Tuco et Blondin s'approchent de la rivière pour traverser après l'explosion). Le capitaine de la compagnie qui les accueille leur explique que les combats durent depuis des jours, car les deux parties veulent s'emparer de ce pont stratégique, qu'elles prennent soin de préserver des bombardements. Ils n'avaient écrit que la première partie, quelques mots à peine. Maintenant, je comprends pourquoi vous les Italiens faites des films si extraordinaires. 1 Synopsis 2 Histoire détaillé 3 Notes 4 Galerie 5 Vidéo 6 Références Le plan des Legends pour vaincre Mallus en utilisant les totems ne se passe pas comme prévu, obligeant Rip … J'avais lu quelque part que 120 000 personnes moururent dans les camps sudistes comme à Andersonville, mais je ne voyais nulle part de référence aux morts dans les camps de prisonniers nordistes. Aix-en-Provence Voir plus de villes. Cette situation les force tous les deux à devenir compagnons de voyage. Ainsi, Sergio Leone put faire jouer une partie de la musique sur le plateau de tournage. Il court à droite et à gauche parmi les centaines de tombes ; et découvrant enfin la tombe d'Arch Stanton, il commence à creuser furieusement le monticule de terre poudreuse avec une planche trouvé sur place. Eastwood en a un à la bouche dans presque toutes les scènes et le rallume continuellement. Si l'acteur avait soulevé la tête au mauvais moment, une de ces marches l'aurait probablement décapité[6]. », Alors que Sergio Leone développe ses idées et planifie une mise en scène vraie et personnelle, Vincenzoni recommande de travailler avec une équipe de scénaristes incluant Age-Scarpelli et gérée par Leone lui-même ainsi que par le scénariste Sergio Donati. Seulement ces messieurs bureaucrates du cinéma italien cherchent à me mettre des bâtons dans les roues. Ils étaient extrêmement éloignés du style de Leone. » et les « Eeeh ! Blondin et le groupe de Sentenza se reposent au bord d'une rivière. Pour conclure sa Trilogie du dollar (également appelée Trilogie de l’homme sans nom) et pour éviter de se répéter, Sergio Leone augmente de deux à trois le nombre de protagonistes : Clint Eastwood et Lee Van Cleef, qui partageaient la vedette dans Et pour quelques dollars de plus, se voient adjoindre Eli Wallach dans ce troisième film. Dans le film, le personnage d'Eastwood est désigné avec le surnom Blondin puisque personne ne connait son vrai nom. Le Bon, la Brute et le Truand ou BBT est un film germano-hispano-italo-américain réalisé par Sergio Leone et sorti en 1966. Cinquante-trois ans après le tournage du film culte de Sergio Leone "Le Bon, la Brute et le Truand", le décor de la scène finale renaît de ses cendres. Plus tard, un passage où le même capitaine est à l'agonie est légèrement plus long. Ebert souligna la caractéristique remarquable de Leone qui créait une proximité du public avec les personnages en lui donnant l’exacte vision personnelle de chacun. La trilogie du dollar: Le Bon, la brute et le truand Bande-annonce VF. Elfykat 28-05-2008 23:05:51 [90.56.206.59] ton décalé, lieu de tournage bien choisi en opposition avec le désert et une mention spéciale à l'acteur jouant le rôle du truand > limite tête de l'emploi !! », Leone est très attiré par les idées qui jaillissent durant la préparation du film : « Ce qui m'intéressait était d'un côté de démystifier les adjectifs, de l'autre de montrer l'absurdité de la guerre… La guerre civile dans laquelle les personnages se débattent, de mon point de vue, est inutile, stupide[6]. Cette version était d'une durée de 161 minutes. Ce n'est pas le cas des deux autres personnages. Mais je suis certain que c'est une erreur. Comme tout bon western, il y a d'abord une eglise au… Il a également obtenu 97 % de critiques favorables, avec une note moyenne de 8,7⁄10 et sur la base de 64 critiques collectées du site de critique cinématographique Rotten Tomatoes[35]. Plutôt qu’un western, Age-Scarpelli avaient écrit une espèce de comédie se déroulant dans l’Ouest [ 6 ]. Alors que Tuco est sur le point d'abattre Blondin, il aperçoit une diligence remplie de soldats confédérés, morts ou mourants. C'était comme les images que j'avais vu d'Andersonville… Vraiment comme une photographie de Brady[6]. ». Les compositions uniques de Morricone, dans lesquelles il utilise des détonations, des sifflements (d'Alessandro Alessandroni) et du yodel contribuent à créer l'atmosphère qui caractérise le film. C'est Sergio Leone qui insuffle une nouvelle jeunesse à … Je suis fait un peu comme ces trois hommes. Clint Eastwood interprète « Le Bon » ou « l'Homme sans nom », ou « Blondin » un chasseur de primes flegmatique et arrogant qui est en compétition avec Tuco et Sentenza dans la course au trésor caché, au milieu de la guerre de Sécession. Ne sachant comment expliquer leur présence là, Tuco affirme aux militaires qu'ils sont venus s'enrôler. À dix secondes de la fin du compte à rebours, celui-ci crut entendre le signal de faire exploser le pont (vaya), alors qu'il s'agissait en fait d'une parole en italien adressée à un technicien de caméra-vidéo (vai). De plus, Akhenaton (l'un des MC de IAM) est régulièrement surnommé Sentenza. Suite à un assaut, le capitaine, blessé et ivre, révèle aux deux hommes qu'il rêve de détruire le pont, pour faire cesser ce massacre insensé. La préparation du duel à trois et du cimetière de Sad Hill requit un soin extrême et une grande implication de la part des scénographes italiens et espagnols, coordonnés par Carlo Leva. En 2008, le personnage de Blondin, l'homme sans nom, figure à la 33e place du classement des 100 meilleurs personnages de films du magazine Empire[51]. Il demande à celui-ci des renseignements sur Bill Carson en échange d'une bouteille de whisky. Le groupe de rap français IAM s'inspire du film et des protagonistes pour le titre Un bon son brut pour les truands sur son album L'École du micro d'argent. Avec le film suivant (Il était une fois dans l'Ouest), il espérait clore le genre. La supervision du doublage fut confiée à Mickey Knox, un acteur américain, ami de Wallach[6]. Dans le début du film, ce thème est exécuté d’une façon originale : deux voix masculines vocalisent en duo, l'une criant « Ah ! Un grand bravo pour ce travail de grande qualité, et surtout le travail de repérage pour retrouver tous les lieux de tournage, encore bravo et merci ! Le capitaine répondit qu'il ferait reconstruire le pont, mais qu'il ne fallait pas renvoyer cet homme[9]. Pour eux, il était clair que le public préfèrerait le personnage de Wallach[6]. D'autre part, une erreur de traduction dans la première bande-annonce américaine est à l'origine d'une confusion : l'ordre italien « buono-brutto-cattivo » - soit « Eastwood-Wallach-Van Cleef » (ce qui correspond également à l'importance des rôles) - devint en anglais « good-bad-ugly » au lieu de sa traduction exacte « good-ugly-bad ». Parmi les figurants, on trouve 1 500 soldats locaux. Leone introduit progressivement et longuement ses personnages, par une série de séquences de présentation (25 minutes d’exposition), avec des arrêts sur image nommant tour à tour le Truand, le Bon, la Brute[18]. Cependant, cette séquence n'aurait peut-être pas eu autant d'impact sans la trame musicale exaltée d'Ennio Morricone. La pochette du premier album d'Oasis, Definitely Maybe, montre un téléviseur qui diffuse une séquence du film : Tuco essaye de faire parler un Bill Carson agonisant. Si Wallach garde peu de souvenirs du travail avec Van Cleef hormis sa Mercedes neuve, il apprécia Clint Eastwood, qui, taciturne mais attentif, proposait des idées et des détails qui rendaient le personnage de Tuco encore meilleur[6]. Tuco apprend le nom du cimetière où est enterré l'or, mais il ne connaît pas le nom de la tombe ; seul Blondin le sait. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Il n'hésite pas à éliminer froidement tous ceux qu'il rencontre dans sa course au trésor. Le bon, la brute et le truand Sergio Leone est il venu écrire son western spaghetti à Ars en Ré? 1965 marque la fin de Rawhide, une série télévisée américaine dans laquelle Clint Eastwood tient l'un des rôles permanents, un bon cow-boy lisse et sans ombre[13]. Ils sont donc contraints à travailler ensemble et à se secourir à tour de rôle. Il me sembla intéressant de démystifier ces adjectifs dans l'atmosphère d'un western. J'ai une vieille chanson romaine gravée en mémoire, une chanson qui me semble pleine de bon sens : Un cardinal est mort. Depuis ses débuts, ce film est demeuré un favori du public. D'ailleurs, le morceau d'Akhenaton Pousse au milieu des cactus, ma rancœur comporte une boucle avec une femme chantant Sentenza ainsi que quelques extraits de Le Bon, la Brute et le Truand et de Et pour quelques dollars de plus, principalement avec la voix de Lee Van Cleef. J'ai signé un contrat fabuleux avec la United Artists. Wallach ne comprenait pas l'italien, alors il utilisait le français pour communiquer avec les Italiens. Et il était surpeuplé, mais il donnait l'impression que durant la guerre civile, les choses devaient être exactement comme cela. Le bibliothécaire de la bibliothèque du Congrès (la plus grande du monde), me répondit : « Je crois que vous vous trompez. Dans un village voisin, dévasté par l'artillerie des deux armées, Tuco rencontre un chasseur de primes qu'il a blessé au début du film et qui cherche à se venger. Lors de la production de ses deux premiers films, Leone avait déjà acquis la réputation d'être obsédé par les détails, mais durant ce troisième tournage, cette réputation prit des proportions quasi légendaires[6]. Donati confirme cette déclaration, ajoutant : « Dans la version finale du scénario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient écrit. La séquence du duel à trois demeure célèbre dans l'histoire du cinéma, en rupture radicale avec la forme classique du duel, au point qu'un néologisme est nécessaire pour le nommer, triello (triel). On considère son jeu volontairement minimaliste comme limité, on se demande même s'il joue ou se contente d'être là[47]. À ce moment, aucun des films italiens de Eastwood n'est encore distribué en Amérique. Blondin décide de rompre son partenariat avec Tuco, l'abandonnant dans le désert. Tuco retourne ensuite récupérer son sombrero qu'il pense rempli d'argent mais le retrouve vide... à l’exception d'un des cigares fumants de Blondin. Dans la composition de ce personnage, Leone démontre qu'il a su intégrer l'essence des grands classiques tels la tragédie grecque et l'œuvre de Shakespeare. En 1973, Eastwood raconte que du moment que le film ne concernait ni l'Espagne ni les Espagnols, ceux-ci ne se souciaient pas de ce que faisait l'équipe[6]. Sergio dit alors : « Je n'ai pas encore fait le détail de l'éperon. Dans le prochain, je me retrouverai au milieu d'un détachement de cavalerie, « Ce qui m'intéressait était d'un côté de démystifier les adjectifs, de l'autre de montrer l'absurdité de la guerre… La guerre civile dans laquelle les personnages se débattent, de mon point de vue, est inutile, stupide, « Je voulais montrer l'imbécillité humaine, « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n'ont su révéler comme ils l'auraient dû. Mais ma plus profonde sympathie sera toujours pour Tuco… Il sait être touchant avec toute cette tendresse et cette humanité blessée. "Je l’ai vu je ne sais combien de fois. Si le scénario multiplie les retournements d’alliances et de rivalités entre Blondin, Tuco et Sentenza, la mise en scène accentue cette impression d’instabilité en montrant la versatilité des apparences et la fragilité des situations. Ce dernier préfère retourner avec Tuco dès que l'occasion se présente. Le pont dut cependant être construit à deux reprises. La version intégrale de cette scène est disponible en bonus sur les dernières éditions vidéos. Tout au long du film, le réalisateur tend à démonter ce triptyque : "J'ai une vieille chanson romaine grav… Tuco connaît le nom du cimetière où se trouve l'or, mais Blondin connaît le nom de la tombe où il est enterré. ». Leone a inséré dans le scénario son point de vue personnel : la façon dont Blondin et Tuco perçoivent la guerre est la sienne. Alors que Blondin déclare à son acolyte qu'il leur faudrait attendre la nuit, ils sont inopinément capturés une nouvelle fois par une patrouille de l'armée nordiste. Attention, film culte ! Personnellement je tends toujours à mettre en contraste la version officielle des évènements - sans doute parce que j'ai grandi sous le, « Les auteurs américains dépendent trop des autres scénaristes et n'approfondissent pas suffisamment leur propre histoire. Lorsqu'il vit le résultat, Sergio Leone fut enthousiasmé par notre « travail macabre »[25],[26] ». Celui-ci devra donc le soigner pour connaître le nom en question. Sergio Donati fait remarquer : « Parmi les trois, Eastwood est sans doute celui qui ressemble le plus à son propre personnage : fermé, taciturne, ironique[12]. Il doit s'agir d'une erreur. Leone voulait essayer quelque chose de nouveau. La bande originale fut publiée en 1966 et obtint un grand succès, tant auprès du public que de la critique : l'album se classa en quatrième position du Pop album chart du Billboard Magazine au cours de l'année 1968[30]. », Leone est aussi inspiré par une vieille histoire à propos de la guerre : « Je voulais montrer l'imbécillité humaine picaresque de même que la réalité de la guerre. Ainsi dans la séquence du cimetière, on cadre sur Tuco qui creuse frénétiquement la tombe qu’il a enfin trouvée, le plan s’élargit et l’ombre de Blondin apparaît ainsi qu’une pelle tandis qu’il lance à Tuco : « Avec ça, ce serait plus facile. Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo) est un film germano-hispano-italien réalisé par Sergio Leone et sorti en 1966.Parmi les … Et ce cigare-là, encore à brûler[48] ! Il subsiste cependant des photos de tournage ainsi que la bande-annonce française qui en contient deux très courts extraits. C’est le personnage le plus détaillé, on rencontre son frère, on comprend d'où il vient et pourquoi il est devenu un bandit, tandis que les deux autres personnages principaux demeurent mystérieux. À l'inverse, Pour une poignée de dollars débute avec l'« Homme sans nom » arrivant dans un petit village sans un sou en poche (on peut alors suggérer qu'il a dépensé les 100 000 $ entre-temps), se prétendant être un mercenaire à la recherche d'un travail. Le poste de réalisateur fut offert à Joe Dante et Sergio Leone devait être coproducteur du film[8]. Saga Clint Eastwood Le bon, la brute et le truand (1966) 1. ». Tuco l'abat. L'équipe technique et artistique était vraiment multilingue : Leone pouvait parler l'italien et le français, mais très peu l'anglais. De son côté, le réalisateur s'insurge contre les règles de coproduction cinématographique italo-espagnole : « Oui, maintenant je peux faire ce que je veux. À tout cela s'ajoutaient les limitations techniques et le manque de temps, ce qui fait qu'il était difficile d'enregistrer parfaitement les dialogues dans les scènes tournées par Leone. Blondin tire le premier et abat Sentenza, tandis que Tuco s'aperçoit que son revolver n'est pas chargé : Blondin lui avoue l'avoir déchargé la nuit précédente. Le responsable des effets spéciaux délégua le déclenchement au capitaine artificier espagnol. Sentenza arrive, armé lui aussi, et ordonne à Blondin d'aider Tuco. », À propos de la documentation recherchée pour le film, Leone raconte : « Les auteurs américains dépendent trop des autres scénaristes et n'approfondissent pas suffisamment leur propre histoire. Van Cleef se retrouva ainsi en deuxième position avec The Bad et Wallach en troisième avec The Ugly. Ni lui, ni le producteur Alberto Grimaldi, ni Sergio Leone n'avaient de projets en tête. On utilisa des teintes amorties : noir, marron, beige, étant donné que les édifices étaient en bois et que les couleurs des paysages étaient plutôt vivantes[8]. Il est à noter que cette scène n'avait été présentée qu'à l'avant-première du film en Italie puis fut ensuite supprimée de toutes les versions du film. Le but de la bataille était d'empêcher le nord (ou le sud) de contrôler ces mines. Tuco est à la recherche de Blondin dont il veut se venger. Après avoir quitté la mission, Tuco et Blondin guéri, déguisés en soldats confédérés, sont capturés par un groupe de soldats de l'Union et sont conduits dans un camp de prisonniers[2]. Ce scénario n'était qu'une ébauche, mais Vincenzoni avait quand même contacté les principaux interprètes. Des films bien connus comme Le Bon, la brute et le truand ou Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone, comme la plupart des westerns dits " spaghettis ", ont été tournés dans cette région. Leone songea alors à travailler de nouveau avec Lee Van Cleef : « Sachant que Van Cleef avait déjà interprété un rôle plus romantique dans Et pour quelques dollars de plus, l'idée de lui faire interpréter un personnage complètement opposé m'intrigua[6]. Pour moi, c'est maintenant un réflexe[6]. Le groupe Metallica se sert de la musique de la scène du cimetière (The Ecstasy of Gold) en introduction à tous ses concerts. J'ai vu en personne comme on peut manipuler l'histoire. Après s'être approvisionné chez un armurier, Tuco s'installe dans une grange abandonnée et se plaint d'être tout seul dans la vie. Bravo pour tout le travail que ce film représente et pour avoir osé le faire ! Pendant que Tuco va chercher une gourde, Carson meurt, non sans avoir donné le nom de la tombe à Blondin, qui tout à coup devient très important pour Tuco.