Il montre un camp nordiste où la musique couvre les cris des torturés… on pense aux camps de concentration nazis, avec leurs orchestres juifs. Décor qui accueillit le duel final du western «Le Bon, la Brute et le Truand», de … Ils n'avaient écrit que la première partie, quelques mots à peine. Le titre original du film était Les Deux Magnifiques Bons-à-rien mais il fut changé dès le début du tournage, lorsque Vincenzoni imagina le titre Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo), qui plut aussitôt à Leone[6]. La moitié de l'équipe et des figurants parlait l'espagnol. Seulement ces messieurs bureaucrates du cinéma italien cherchent à me mettre des bâtons dans les roues. Tout au long du film, le réalisateur tend à démonter ce triptyque:. La musique de Morricone fut en grande partie écrite avant le début du tournage, ce qui représentait une amélioration par rapport aux films précédents, où des limitations de budget ne permettaient pas une telle flexibilité. Eastwood raconte : « Si nous nous étions trouvés au point choisi par Leone, selon toute probabilité nous ne serions plus ici aujourd'hui pour en parler[22]». De tout temps j’ai pensé que le bon, le mauvais et le violent ne pouvaient pas exister dans un ls absolu et total. Blondin décide de rompre son partenariat avec Tuco, l'abandonnant dans le désert. Tuco l'abat. » et l'autre « Eh ! Pendant qu'ils effectuent ce travail, à moitié immergés dans la rivière, Tuco et Blondin décident de se révéler leurs secrets. Le capitaine de la compagnie qui les accueille leur explique que les combats durent depuis des jours, car les deux parties veulent s'emparer de ce pont stratégique, qu'elles prennent soin de préserver des bombardements. Je les comprends mieux parce que mes idées sont plus près des leurs. Donati confirme cette déclaration, ajoutant : « Dans la version finale du scénario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient écrit. Il me sembla intéressant de démystifier ces adjectifs dans l'atmosphère d'un western. Le Bon, la brute et le truand Bande-annonce VO. 1 Synopsis 2 Histoire détaillé 3 Notes 4 Galerie 5 Vidéo 6 Références Le plan des Legends pour vaincre Mallus en utilisant les totems ne se passe pas comme prévu, obligeant Rip … En Espagne, le cimetière du « Bon, la Brute et le Truand » renaît de ses cendres. ), C'est ce cimetière qui a été reconstitué dans une vallée de la province de Castille, par l'Association culturelle Sad Hill. Diverses hypothèses furent avancées pour expliquer ce choix : Leone préférait souvent entendre la musique de Morricone durant le tournage, afin d'inspirer les acteurs. Finalement, le film coûtera 1,3 million, une somme astronomique si on pense aux conditions précaires dans lesquelles Leone avait dû travailler seulement deux années plus tôt[6]. Alors que Tuco est sur le point d'abattre Blondin, il aperçoit une diligence remplie de soldats confédérés, morts ou mourants. En Italie, le film a rapporté plus de deux milliards de lires lors de sa sortie initiale et plus de 300 millions de lires à l'occasion de deux ressorties en 1969 et 1983[33]. C'est également lui qui propose le signe de croix compulsif du personnage[6],[8]. Eastwood remarque ironiquement à propos de la trilogie : « Dans le premier film j'étais seul, dans le deuxième nous étions deux, ici nous sommes trois. L'album utilise également des extraits sonores du film. Lee Van Cleef, décédé en 1989, est quant à lui doublé par le comédien Simon Prescott (en). Mais son neveu est toujours vivant et sait où est caché le trésor. Mais Tuco est aussi une créature toute instinctive, un bâtard, un vagabond[6]. Dans la composition de ce personnage, Leone démontre qu'il a su intégrer l'essence des grands classiques tels la tragédie grecque et l'œuvre de Shakespeare. De son côté, Blondin observe des soldats morts au champ d'honneur. Le scénariste de Leone, Luciano Vincenzoni, a cependant déclaré plusieurs fois avoir écrit le scénario d'une suite, Le Bon, la Brute et le Truand, deuxième partie, se déroulant environ 20 ans après le film original[8]. Il s'agit donc chronologiquement d'un retour en arrière par rapport aux deux autres films de la trilogie, autrement dit un préquel. La pochette du premier album d'Oasis, Definitely Maybe, montre un téléviseur qui diffuse une séquence du film : Tuco essaye de faire parler un Bill Carson agonisant. Pour moi, c'est maintenant un réflexe[6]. » Clint, avec sa tête de western, frappait son script de doublage sur le pupitre et disait de sa voix froide et susurrante : « Je répète exactement ce que j'ai dit sur le plateau. À la fin du film, il élimine les membres du clan des Rojos. Le Bon, la Brute et le Truand : la chronique des despérados . En préparant le film, je découvris que durant la guerre civile, il n'y eut qu'une seule bataille au Texas, visant la propriété des mines d'or de l'État. De plus, par la bouche du capitaine nordiste, il dénonce l’absurdité de l’enjeu de la bataille décidée en haut lieu (« une crotte de mouche sur une carte ») et prononce une diatribe cynique sur l’alcool, refuge du soldat, qui sera censurée dans la version italienne. Leone était furieux contre le responsable des effets spéciaux. Dans le film Z de Costa-Gavras, on peut voir des hommes de main renverser une grande affiche du film (vers 16 min 55 s). De plus, lorsque le capitaine Clinton demande leurs noms à Tuco et Blondin, celui-ci demeure silencieux, restant fidèle à son image. De même, le personnage de « l'homme sans nom », joué par Clint Eastwood (la constante qui lie les trois films), ne se présente pas dans sa tenue habituelle : il y porte un long manteau de type cache-poussière, et ce n'est qu'à la fin du film qu'il endosse un poncho, adoptant alors l'apparence extérieure du personnage des deux premiers films et matérialisant, selon l'idée de Leone, l'aspect cyclique de la trilogie[1]. Le film fut projeté en public pour la première fois le 23 décembre 1966 en Italie. Durant le tournage, il se produit quelques événements notables : Eli Wallach est presque empoisonné lorsqu'il boit accidentellement une bouteille d'acide laissée par un technicien près de sa bouteille de soda. Je ne sais pas si c’est pour sa qualité cinématographique, qui pour moi est évidente, ou si c’est parce qu’il a été tourné ici, chez moi.". Tuco décide donc de le suivre[8]. Je tournai le film, je payai mon compte de téléphone et exactement une année plus tard, le, « Dans une scène du film, il doit frapper une prostituée qui connaît Bill Carson et il ne réussissait pas à aller si loin. » mêlés imitent l’animal et selon Morricone évoquent la férocité animale de l'Ouest sauvage. Blondin révèle alors que l'or n'est pas enterré dans cette tombe, qui ne contient qu'un squelette. Personnellement je tends toujours à mettre en contraste la version officielle des évènements - sans doute parce que j'ai grandi sous le fascisme. Lorsqu'il vit le résultat, Sergio Leone fut enthousiasmé par notre « travail macabre »[25],[26] ». Un assassin peut faire preuve d'un sublime altruisme, alors qu'un bon est capable de tuer avec une indifférence totale. Cependant, la première explosion étant plus réussie, toutes les prises de vues de la chute des débris proviennent des images de cette explosion[21]. Il généra en 41 années (de 1966 à 2007) plus de 25 millions de dollars aux États-Unis, un chiffre qui, converti en équivalence d'aujourd'hui, ne sera probablement jamais égalé par un autre réalisateur européen[32]. Leone rejeta tout leur script, y trouvant trop de bouffoneries, et reprit complètement en main le scénario avec Donati. Les « Aaah ! Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo) est un film germano-hispano-italien réalisé par Sergio Leone et sorti en 1966.Parmi les … Ils étaient extrêmement éloignés du style de Leone. Leone demanda à l'acteur de reprendre la scène, mais celui-ci déclara qu'il ne la referait plus jamais de sa vie[16]. » Knox savait très bien qu'il rompait avec la tradition de Leone en bouleversant complètement les dialogues durant le, « Ironie, invention, sens du spectacle rendent mémorable ce film, en situant son auteur parmi les nouveaux cinéastes les plus intéressants, « modèle d'intelligence, de virtuosité, d'humour et de violence baroque, [qui] vient clore magistralement la fameuse, « un western génialement stylisé […] entre commedia dell'arte et tragédie », « Un mec qui ne fait rien, ne dit rien… n'a même pas un nom ! Depuis ses débuts, ce film est demeuré un favori du public. Une association espagnole a recréé le décor du cimetière de Sad Hill. Ce n'est pas le cas des deux autres personnages. Et en parallèle, je tournai également Colorado. ». Mais ma plus profonde sympathie sera toujours pour Tuco… Il sait être touchant avec toute cette tendresse et cette humanité blessée. Donati raconte cette autre anecdote à ce sujet : « Dans une scène du film, il doit frapper une prostituée qui connaît Bill Carson et il ne réussissait pas à aller si loin. Cependant, attiré par l'énorme somme d'argent offerte (qui lui permettrait d'être financièrement indépendant pour le reste de sa vie), il accepta la proposition, sans avoir encore trouvé l'idée du prochain film. On voit effectivement des débris voler autour des acteurs et crever un sac de sable et ce n'est pas un effet spécial. Alors que Blondin déclare à son acolyte qu'il leur faudrait attendre la nuit, ils sont inopinément capturés une nouvelle fois par une patrouille de l'armée nordiste. C'était comme les images que j'avais vu d'Andersonville… Vraiment comme une photographie de Brady[6]. En effet, le pont qu'ils doivent traverser est alors âprement disputé entre les forces confédérées et celles de l'Union. Bravo pour tout le travail que ce film représente et pour avoir osé le faire ! Sentenza arrive, armé lui aussi, et ordonne à Blondin d'aider Tuco. ». Il se retrouve aussi dans les listes des meilleurs films de tous les temps des magazines Mr. Showbiz[37], Empire (à la 25e place)[38] et Time Out[39]. Wallach risque également sa vie dans la scène où lui et Brega doivent sauter hors du train en mouvement. Clint Eastwood incarne celui qui est peut-être le mieux réussi de tous les personnages créés par Leone : grandiose, laconique, un as de la gâchette soigné dans les moindres détails. Le bon, la brute et le truand. Pour eux, il était clair que le public préfèrerait le personnage de Wallach[6]. Après l'explosion du pont, le calme revenu, les deux armées se retirent comme prévu ; les deux associés traversent et arrivent finalement de l'autre côté de la rivière. Normalement pour un film, c'est une tâche que j'aurais achevée en seulement sept ou dix jours. Il plaça une trentaine de charges de TNT, mais chaque fois, l'explosion des premières charges coupait le contact électrique et donc le pont ne sautait pas tout d'un coup, tel que le souhaitait Sergio[21]. Tuco monte sur son cheval et tente de retrouver Blondin. ». Cette situation les force tous les deux à devenir compagnons de voyage. Enfin, Leone modifie sa mise en scène pour la bataille, et abandonne son illustration habituelle de la violence pour une prise de vue quasi documentaire, sans héroïsme, en une série de travellings cadrés de loin[11]. De son côté, Tuco est conduit et emmené dans un train de prisonniers, escorté par le caporal Wallace, qui s'occupe de lui personnellement, sachant que sa tête est mise à prix. Aux yeux de Leone, Tuco représente toutes les contradictions de l'Amérique et aussi en partie les siennes. ». Il demande donc que son propre rôle soit augmenté, tandis que Leone ne veut pas diminuer celui de Tuco. Revenez dans deux ou trois jours, je ferai quelques recherches d'ici là. Grâce au succès de ces deux films, la United Artist lui alloue l’année suivante un budget considérable (1 million de dollars) et lui laisse carte blanche pour tourner Le Bon, la brute et le truand comme bon lui semble. Laissant son chapeau sur l’estrade et pendant que les villageois le remplissent, Tuco entre dans une taverne et demande si un homme grand et blond (Blondin) est passé en ville. Dans toute la communauté du cinéma il existe une passion secrète et infantile pour le western, donc nous avons accepté de collaborer à l'écriture de ce film, surtout qu'il voulait refaire en version western La Grande Guerre, l'épopée tragi-comique de deux tire-au-flanc sur le front en 1917. Le bibliothécaire de la bibliothèque du Congrès (la plus grande du monde), me répondit : « Je crois que vous vous trompez. ». Durant le trajet en direction du cimetière, Tuco jette un œil à la carte pour trouver le meilleur itinéraire. Je leur ai dit non. Saga Clint Eastwood Le bon, la brute et le truand (1966) 1. » Pour se dégager de ces clichés, Clint Eastwood refuse de tourner dans la séquence introductive d'Il était une fois dans l'Ouest[47]. Sentenza n'a pas d'âme, il est un professionnel dans le sens le plus banal du terme. Cette méthode plaisait beaucoup à Clint Eastwood[6]. Et ce cigare-là, encore à brûler[48] ! Sergio dit alors : « Je n'ai pas encore fait le détail de l'éperon. film de Sergio Leone sorti en 1966. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 90⁄100, sur la base de 7 critiques collectées[36]. À l'inverse, Pour une poignée de dollars débute avec l'« Homme sans nom » arrivant dans un petit village sans un sou en poche (on peut alors suggérer qu'il a dépensé les 100 000 $ entre-temps), se prétendant être un mercenaire à la recherche d'un travail. Ce procédé d'irruption d'éléments hors-champ sert à l'insertion progressive de la guerre, quatrième acteur furtivement montré dans les images de combat lors du générique de début, qui vient insidieusement s'immiscer dans les péripéties et interagir avec elles : après la colonne de soldats dont l'arrêt démasque le bruit des éperons, c'est un boulet de canon qui fracasse la pièce où Tuco allait obliger Blondin à se pendre ; Blondin est de nouveau sauvé dans le désert par l'irruption du chariot sudiste ; enfin dans la rue de la ville abandonnée, les explosions donnent l'avantage à Blondin et Tuco dans leur duel contre la bande de Sentenza. Avant d'avoir trouvé quoi que ce soit, il est rejoint par Blondin, revolver au poing, qui lui ordonne de creuser avec une pelle qu'il jette à ses pieds. Chaque fois qu'un réalisateur dit : « Il ne me manque qu'un détail », il faut s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un autre « détail de l'éperon »[6]. La scène suivante montre Tuco chevauchant dans les collines à la recherche de Blondin. Ni lui, ni le producteur Alberto Grimaldi, ni Sergio Leone n'avaient de projets en tête. De son côté, le réalisateur s'insurge contre les règles de coproduction cinématographique italo-espagnole : « Oui, maintenant je peux faire ce que je veux. Au cours d'une entrevue, celui-ci déclara : « Dans mon monde, les personnages les plus intéressants sont les anarchistes. Puis il est rejoint par ses camarades et promet à ceux-ci un beau pactole. À proximité de Burgos, je découvris un petit plateau au milieu des pâturages pour les animaux d'un village. Comme un robot. Après le succès de Pour une poignée de dollars et de Et pour quelques dollars de plus, les dirigeants de United Artists contactèrent le scénariste des deux films Luciano Vincenzoni pour acquérir les droits de ses œuvres précédentes ainsi que de ses prochains westerns. Tuco donne le nom du cimetière : Sad Hill ; Blondin donne le nom sur la tombe : Arch Stanton. RTS Radio Télévision Suisse, succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision. Cette version était d'une durée de 161 minutes. Attention, film culte ! Luca Morsella, fils de Fulvio Morsella, raconte une anecdote : « Une journée où ils étaient en train de tourner une scène, le directeur de production Fernando Cinquini était très satisfait car le travail avait été achevé selon l'horaire. 1965 marque la fin de Rawhide, une série télévisée américaine dans laquelle Clint Eastwood tient l'un des rôles permanents, un bon cow-boy lisse et sans ombre[13]. Durant leur enfance, les deux hommes furent compagnons de classe[28],[29]. Le groupe de rock américain Karma to Burn a nommé son sixième album Arch Stanton, du nom de l'homme enterré à côté de la tombe où se trouve l'or convoité par les trois protagonistes. Le film connut rapidement un grand succès à travers le monde, grâce avant tout à la notoriété du réalisateur Sergio Leone. Cette anecdote devint une légende dans le monde du cinéma. Le pont fut entièrement reconstruit en une nuit et le matin suivant, il explosa de nouveau, cette fois avec toutes les caméras en fonction. C’est le personnage le plus détaillé, on rencontre son frère, on comprend d'où il vient et pourquoi il est devenu un bandit, tandis que les deux autres personnages principaux demeurent mystérieux. Pour Leone, le côté visuel d'une scène était plus important que les dialogues (sa connaissance de l'anglais étant très limitée). Une célèbre séquence manquante du film ne figure dans aucune version. Ce fut Eastwood lui-même qui insista pour déplacer leur position vers un endroit plus sûr. « Le Bon » abat un des hommes de « la Brute ». Pour Sean Axmaker, du Seattle Post-Intelligencer, il s'agit du « western spaghetti ultime », une odyssée cynique à la réalisation audacieuse et transcendée par la musique d'Ennio Morricone[42]. Les dernières images montrent Blondin s'éloignant sur sa monture à travers les collines. Suite à un assaut, le capitaine, blessé et ivre, révèle aux deux hommes qu'il rêve de détruire le pont, pour faire cesser ce massacre insensé. », Sergio Donati, lors d'une visite de contrôle, constata avec horreur que Knox avait considérablement modifié les dialogues, dans un effort de synchronisation avec les lèvres. Donc, son fils voulait une croix.". Il a également obtenu 97 % de critiques favorables, avec une note moyenne de 8,7⁄10 et sur la base de 64 critiques collectées du site de critique cinématographique Rotten Tomatoes[35]. Cependant, cette séquence n'aurait peut-être pas eu autant d'impact sans la trame musicale exaltée d'Ennio Morricone. Autres lieux de tournage en Espagne. De façon plus complexe, tandis que Blondin va être surpris dans une chambre d’hôtel par un groupe de tueurs, un recadrage passe au décor d’une rue bruyante (voir ci-dessus le « détail de l’éperon »), où l’arrêt soudain d’une colonne de soldats et le silence qui s’établit permettent à Blondin d’être alerté par le cliquetis d’éperons des tueurs qui montent l'escalier. La nouvelle qu'un nouveau western de Leone est en production fait le tour du monde. L'acteur souffrait d'une peur étrange des chevaux, alors évidemment il ne connaissait rien de l'équitation. La conversation avec le capitaine alcoolique est rallongée d'un passage. Les dirigeants de l'United Artists furent abasourdis de voir les salles de cinéma partout dans le monde se remplir comme jamais auparavant elles ne s'étaient remplies pour un western. Comme un robot. Lee Van Cleef interprète le rôle de « La Brute »[14], et s'appelle Sentenza un mercenaire insensible et sans pitié qui s'appelle dans les versions italiennes et françaises Sentenza, nom devenu dans la version américaine Angel Eyes (« Yeux d'ange »). « film à propos de trois canailles à la recherche de trésors durant la guerre de Sécession, « Dans la version finale du scénario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient écrit. Il me dit : « J'ai ici huit livres et ils font tous référence à cet évènement. Le groupe de rap français IAM s'inspire du film et des protagonistes pour le titre Un bon son brut pour les truands sur son album L'École du micro d'argent. Wallach ne comprenait pas l'italien, alors il utilisait le français pour communiquer avec les Italiens. Sergio Leone ne souhaitait pas que la musique se limite à la répétition des thèmes de chaque personnage, et en attendait un rôle complexe, passant de l’humour au lyrisme, tragique et baroque. Il est convaincu après avoir visionné la séquence d'ouverture de Et pour quelques dollars de plus[6]. Toujours lors du tournage au cimetière, afin d’obtenir de Wallach une expression de surprise aussi sincère que possible pendant qu’il court de tombes en tombes, Leone fit libérer un chien et le laissa courir sur le plateau. Sentenza arrive dans un camp sudiste où il est accueilli chaleureusement par l'officier-commandant. Je leur ai dit non. Le thème musical principal, semblable au hurlement d'un coyote, est une mélodie de deux notes devenue célèbre. (Note : Curro Savoy n'a fait que des "cover" sifflés), Alessandro Alessandroni (directeur des choeurs), Enzo GIoIeni (voce solista), Nino Dei, Franco Cosacchi (voce solista), Ettore "Raoul' Lorreccchio, Augusto Giradino, Gianfranco Lai, Lorenzo Spadoni, Renato Cindi - Voix masculines, "The Good, the Bad and the Ugly" (générique d'entrée) - 2:38, "Il Buono, Il Brutto, Il Cattivo (Titoli)" - 2:38, "Il Buono, Il Cattivo, Il Brutto (The Good, The Bad And The Ugly) (Main Title)" - 2:41, "La Carrozza Dei Fantasmi (The Carriage Of The Spirits)" - 2:09, "Marcetta (Marcia) (2004 Digital Remaster)" - 2:52, "La Storia Di Un Soldato (The Story Of A Soldier)" - 3:53, "Marcetta Senza Speranza (Marcia Without Hope) " - 1:40, "Morte Di Un Soldato (The Death Of A Soldier)" - 3:08, "L'Estasi Dell'Oro (The Ecstasy Of Gold)" - 3:23, "Il Triello (The Trio - Main Title)" - 5:02. Film - Le bon, la brute et le truand Titre Le bon, la brute et le truand Réalisé par Sergio Leone Année de sortie 1966 Nombre de citations 20 Note moyenne des citations 7.9 Publication 11 octobre 2005 Dernière mise à jour 16 juillet 2020 Liens Répliques en anglais sur l’IMDB Proposer une citation pour ce film Ne sachant comment expliquer leur présence là, Tuco affirme aux militaires qu'ils sont venus s'enrôler. Le studio accepta et un budget de 1 million de dollars US (plus 50 % des revenus de vente de billets à l'extérieur de l'Italie) fut attribué au projet. Je parlai au maire. Cette scène devait suivre celle (initialement coupée) dans laquelle Sentenza arrive dans un camp sudiste et demande des renseignements sur Bill Carson (voir ci-dessus). Donati raconte : « Clint Eastwood simplifiait parfois les choses, lui qui, après ce troisième film avec Leone, avait avec lui une relation réciproquement cordiale du style : « Sans moi, tu ne serais rien, espèce d'idiot. Il inscrit le véritable nom de la tombe où est caché l'or sur une pierre, qu'il dépose au milieu de l'esplanade circulaire qui forme le centre du cimetière. Tuco et Blondin, en route vers le cimetière, savent qu'ils doivent bientôt traverser un pont. L'actrice (, « Sergio voulait me connaître et avait la pellicule de, « Oui, maintenant je peux faire ce que je veux. Pour pallier ce problème, il fallut donc demander l'aide des spécialistes de l'armée espagnole. La même histoire se répétait évidemment lorsqu'il s'agissait de redescendre (Wallach utilisa le même cheval dans ses propres scènes, puisque lui non plus ne savait pas monter)[12]. Scarpelli décrit comme fatale sa rencontre avec Leone. Je travaille ici depuis vingt ans et pas un seul réalisateur américain ne s'est jamais préoccupé de venir s'informer sur l'histoire de l'Ouest[6]. Les deux acolytes se partagent ensuite le butin et refont la même opération plusieurs fois dans les comtés voisins. Si l'acteur avait soulevé la tête au mauvais moment, une de ces marches l'aurait probablement décapité[6]. J'avais lu quelque part que 120 000 personnes moururent dans les camps sudistes comme à Andersonville, mais je ne voyais nulle part de référence aux morts dans les camps de prisonniers nordistes. D'autre part, une erreur de traduction dans la première bande-annonce américaine est à l'origine d'une confusion : l'ordre italien « buono-brutto-cattivo » - soit « Eastwood-Wallach-Van Cleef » (ce qui correspond également à l'importance des rôles) - devint en anglais « good-bad-ugly » au lieu de sa traduction exacte « good-ugly-bad ». L'histoire du film Le Bon, la Brute et le Truand est supérieure à celles des deux films précédents, avec ses grands thèmes épiques, éthiques et historiques. Blondin tire le premier et abat Sentenza, tandis que Tuco s'aperçoit que son revolver n'est pas chargé : Blondin lui avoue l'avoir déchargé la nuit précédente. La préparation du duel à trois et du cimetière de Sad Hill requit un soin extrême et une grande implication de la part des scénographes italiens et espagnols, coordonnés par Carlo Leva. Il fut impressionné par la précision du travail de Leva. Toujours lors du tournage au cimetière, afin d'obtenir de Wallach une expression de surprise aussi sincère que possible pendant qu'il court de tombes en tombes, Leone fit libérer un chien et le laissa courir sur le plateau. Leone voulait combiner tragique et comique, sur un fond pessimiste[7]. Avec un tel CV, Roscoe Tanner aurait dû profiter d’une paisible vie de retraité, au lieu de quoi il accumule les arrestations pour de … Après avoir pensé offrir le rôle à Gian Maria Volontè, il choisit Eli Wallach, en qui il sentait quelque chose de chaplinesque[8]. Quentin Tarantino estime que c'est « le film le mieux réalisé de tous les temps »[50]. Le film raconte l'histoire de trois as de la gachette qui, durant la guerre de Sécession, sont à la recherche d'un chargement d'or disparu. Parmi les plus célèbres westerns de l'histoire du cinéma, il est considéré comme la quintessence du style « western spaghetti ». Parmi ceux-ci se trouve Bill Carson, l'homme recherché par Sentenza. Ici aussi, on voit donc le peu d'attention porté par Leone aux questions de sécurité, ce qui amena Eastwood à conseiller à Wallach de « ne jamais faire confiance à personne dans un film italien[22]. "Je suis fan, fou de ce film", explique l'un de ses membres dans le 19h30. Clint Eastwood et son personnage ne furent également pas épargnés par la critique. Il se réfère d'une part à la propriétaire du club de football, Margarita Louis-Dreyfus, connue pour sa blondeur, ensuite au président du club Vincent Labrune, et enfin à l'absence de fonds de jeu de l'équipe à cette époque. Comment diable avez-vous fait pour le savoir ? C'est moi qui décide ce que je veux faire, quels sujets, quels acteurs, tout. », Leone est très attiré par les idées qui jaillissent durant la préparation du film : « Ce qui m'intéressait était d'un côté de démystifier les adjectifs, de l'autre de montrer l'absurdité de la guerre… La guerre civile dans laquelle les personnages se débattent, de mon point de vue, est inutile, stupide[6]. Celui-ci devra donc le soigner pour connaître le nom en question. Carson révèle à Tuco le nom du cimetière où est caché l'or, mais demande de l'eau en échange du nom sur la tombe. », Le camp de prisonniers où sont conduits Blondin et Tuco est basé sur les bas-reliefs en acier d'Andersonville, réalisés en août 1864, alors que 35 000 prisonniers s'y trouvaient.