I have said it elsewhere, and I repeat it here: when we shut up the truth underground, it accumulates there, it takes on such a force of explosion that, the day it bursts, it blows everything up with she. Tout cela n’a été fait que pour cacher le plus saugrenu des romans-feuilletons. And the naivety of writing, the formal assertions in a vacuum! Lieutenant-Colonel Picquart had fulfilled his duty as an honest man. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition Universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. I finally accuse the first council of war of having violated the law, by condemning an accused on a room which has remained secret, and I accuse the second council of war of having covered this illegality, by order, by committing in turn the legal crime of knowingly acquitting a culprit. was published January 13, 1898 in the maiden issue of the newspaper L'Aurore (The Dawn). Son œuvre, la culpabilité de Dreyfus, était en péril, et il a voulu sûrement défendre son œuvre. Commentaire de la conclusion de l'article J'Accuse - de Zola . Des témoignages le montrent d’abord affolé, prêt au suicide ou à la fuite. Et c’est un crime encore que de s’être appuyé sur la presse immonde, que de s’être laissé défendre par toute la fripouille de Paris, de sorte que voilà la fripouille qui triomphe insolemment, dans la défaite du droit et de la simple probité. J’accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d’avoir ensuite défendu son œuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables. C’est un crime que d’exploiter le patriotisme pour des oeuvres de haine, et c’est un crime, enfin, que de faire du sabre le dieu moderne, lorsque toute la science humaine est au travail pour l’oeuvre prochaine de vérité et de justice.Cette vérité, cette justice, que nous avons si passionnément voulues, quelle détresse à les voir ainsi souffletées, plus méconnues et plus obscurcies! A quoi bon tout bouleverser, puisque bientôt le soleil allait luire? C’est un crime que d’exploiter le patriotisme pour des œuvres de haine, et c’est un crime, enfin, que de faire du sabre le dieu moderne, lorsque toute la science humaine est au travail pour l’œuvre prochaine de vérité et de justice. Et, dès lors, comme l’on comprend l’obstination désespérée avec laquelle, pour justifier la condamnation, on affirme aujourd’hui l’existence d’une pièce secrète, accablante, la pièce qu’on ne peut montrer, qui légitime tout, devant laquelle nous devons nous incliner, le bon Dieu invisible et inconnaissable ! Le général Billot a suggestionné les juges par sa déclaration, et ils ont jugé comme ils doivent aller au feu, sans raisonner. Ces scrupules l’honorent d’autant plus que, pendant qu’il restait respectueux de la discipline, ses supérieurs le faisaient couvrir de boue, instruisaient eux-mêmes son procès, de la façon la plus inattendue et la plus outrageante. Therefore, the duel will take place between Lieutenant-Colonel Picquart and Lieutenant-Colonel du Paty de Clam, one with his face uncovered, the other masked. They let foolishness. Puis, on a convoqué le conseil de guerre. Son devoir strict était d’ouvrir une enquête. We go so far as to say that he was the forger, that he fabricated the telegram card to lose Esterhazy. Donc, il ne restait que le bordereau, sur lequel les experts ne s’étaient pas entendus. Remarquez que le général Billot n’était compromis dans rien, il arrivait tout frais, il pouvait faire la vérité. I accuse General de Pellieux and Major Ravary of having carried out a rascal investigation, by which I mean an investigation of the most monstrous partiality, of which we have, in the report of the second, an imperishable monument of naive audacity. Puis, tout d’un coup, il paye d’audace, il étonne Paris par la violence de son attitude. We were told about fourteen counts: we only find one in the end, that of the slip; and we even learn that the experts disagreed, that one of them, Mr. Gober, was shaken up militarily, because he allowed himself not to conclude in the desired direction. 1 est le titre de la fameuse lettre ouverte au Président 1. ela République qu'Émile Zola (1840-1902) publia dans L'Auror e le 13 janvier 1898. We are told about the honor of the army, we want us to love it, to respect it. Ils ont laissé faire la sottise. Il court chez madame Dreyfus, la terrorise, lui dit que, si elle parle, son mari est perdu. Le huis clos le plus absolu est exigé. Mais, pendant qu’il fouillait de son côté, il se passait des faits graves à l’état-major même. Ils ont laissé faire la sottise. I suspect the collapse that must take place in the soul of Mr. Scheurer-Kestner, and I do believe that he will end up feeling remorse, that of not having acted revolutionary, on the day of the arrest in the Senate, dropping the whole package, to throw everything down. Mr. Mathieu Dreyfus denounced Major Esterhazy as the real author of the slip, when Mr. Scheurer-Kestner was going to file, in the hands of the Minister of Justice, a request for review of the trial. Since they dared, I will also dare. In laying these charges, I am aware that I am putting myself under the umbrella of articles 30 and 31 of the press law of July 29, 1881, which punishes crimes of defamation. give a reason. That a man could have been convicted on this act is a miracle of iniquity. I will not go into the history of doubts, then of Mr. Scheurer-Kestner's conviction. This, then, is the simple truth, Mr. President, and it is appalling; it will remain a stain for your presidency. General Billot, generals de Boisdeffre and Gonse have known that Dreyfus is innocent for a year now, and they have kept this dreadful thing for themselves! It is a crime to poison the small and the humble, to exasperate the passions of reaction and intolerance, by sheltering behind the odious anti-Semitism, of which the great liberal France of human rights will die, if she is not cured of it. On s’épouvante devant le jour terrible que vient d’y jeter l’affaire Dreyfus, ce sacrifice humain d’un malheureux, d’un « sale juif » ! I say that this is one more crime and that this crime will raise universal consciousness. Le colonel Sandherr était mort, et le lieutenant-colonel Picquart lui avait succédé comme chef du bureau des renseignements. Les premières interventions publiques d'Emile Zola en faveur d'Alfred Dreyfus datent de l'automne 1897, soit trois ans après la condamnation du capitaine, et plus de quinze mois après les découvertes du lieutenant-colonel Picquart (cf. Please accept, Mr. President, the assurance of my deep respect. In Paris, the truth worked, irresistible, and we know how the expected storm broke out. we are witnessing this infamous spectacle, men lost in debts and crimes whose innocence is proclaimed, while the very honor is struck, a man with a spotless life! No! The Bordereau (1894): Text in English and French, Interrogation of Alfred Dreyfus (Oct.-Nov. 1894), Dreyfus in His Own Words: My Court Martial, Dreyfus Letter to Minister Dupuy Proclaiming His Innocence (Jan. 26, 1895), "J'accuse" by Emile Zola (Texts in English and French), Testimony of Alfred Dreyfus (1899 Court-Martial). Et le beau résultat de cette situation prodigieuse est que l’honnête homme, là-dedans, le lieutenant-colonel Picquart, qui seul a fait son devoir, va être la victime, celui qu’on bafouera et qu’on punira. Online shopping from a great selection at Books Store. And these people are sleeping, and they have wives and children they love! He runs to Madame Dreyfus' house, terrorizes her, tells her that, if she speaks, her husband is lost. Why ? And it's over, France has this stain on its cheek, history will write that it was under your presidency that such a social crime could have been committed. and it is all the more odious and cynical that they lie with impunity without being able to convince them. J’accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d’avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement. Ah! Aussi les bureaux, par tous les moyens imaginables, par des campagnes de presse, par des communications, par des influences, n’ont-ils couvert Esterhazy que pour perdre une seconde fois Dreyfus. Puis, c’est le général de Boisdeffre, c’est le général Gonse, c’est le général Billot lui-même, qui sont bien obligés de faire acquitter le commandant, puisqu’ils ne peuvent laisser reconnaître l’innocence de Dreyfus, sans que les bureaux de la guerre croulent dans le mépris public. There is the Minister of War, General Mercier, whose intelligence seems poor; there is the Chief of the General Staff, General de Boisdeffre, who seems to have given in to his clerical passion, and the Deputy Chief of the General Staff, General Gonse, whose conscience may have been lost. It was … Je dis que ceci est un crime de plus et que ce crime soulèvera la conscience universelle. Où est-il, le ministère vraiment fort et d’un patriotisme sage, qui osera tout y refondre et tout y renouveler ? Et, dès lors, comme l’on comprend l’obstination désespérée avec laquelle, pour justifier la condamnation, on affirme aujourd’hui l’existence d’une pièce secrète, accablante, la pièce qu’on ne peut montrer, qui légitime tout, devant laquelle nous devons nous incliner, le bon Dieu invisible et inconnaissable ! Voici le texte de l'article d'Emile Zola, intitulé "J'accuse" et publié le 13 janvier 1898 en première page du quotidien parisien L’Aurore sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République. So is it true, the unspeakable things, the dangerous things, capable of setting Europe on fire, that we had to carefully bury behind this camera? Il insistait auprès de ses supérieurs, au nom de la justice. I would like to point out how the miscarriage of justice could have been possible, how it arose from the machinations of the commander of Paty de Clam, how General Mercier, Generals de Boisdeffre and Gonse were able to get caught up in it, engage little little by little their responsibility for this error, which they believed they had to impose, later on, like the holy truth, a truth which cannot even be discussed. I wait. And it is voluntarily that I expose myself. On ne saurait concevoir les expériences auxquelles il a soumis le malheureux Dreyfus, les pièges dans lesquels il a voulu le faire tomber, les enquêtes folles, les imaginations monstrueuses, toute une démence torturante. L’opinion préconçue qu’ils ont apportée sur leur siège, est évidemment celle-ci :« Dreyfus a été condamné pour crime de trahison par un conseil de guerre, il est donc coupable ; et nous, conseil de guerre, nous ne pouvons le déclarer innocent ; or nous savons que reconnaître la culpabilité d’Esterhazy, ce serait proclamer l’innocence de Dreyfus. Ces pages ont paru dans L'Aurore, le 13 janvier 1898. Condamné, il … Qu’un homme ait pu être condamné sur cet acte, c’est un prodige d’iniquité. There are two victims, two good people, two simple hearts, who let God do it while the devil acted. He was the great honest man, the man of his loyal life, he believed that the truth was enough in itself, especially when it appeared to him as bright as daylight. Je ne connais pas de plus grand crime civique. Je ne parle même pas du choix toujours possible des juges. Voilà donc, monsieur le Président, les faits qui expliquent comment une erreur judiciaire a pu être commise ; et les preuves morales, la situation de fortune de Dreyfus, l’absence de motifs, son continuel cri d’innocence, achèvent de le montrer comme une victime des extraordinaires imaginations du commandant du Paty de Clam, du milieu clérical où il se trouvait, de la chasse aux « sales juifs », qui déshonore notre époque. And devoutly kiss the saber handle, the god, no! I accuse General Mercier of being an accomplice, at least out of weakness of mind, to one of the greatest inequities of the century. I suspect you have no power in this matter, that you are the prisoner of the Constitution and those around you. Hierarchically, this is impossible. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Il n’osa pas, dans la terreur sans doute de l’opinion publique, certainement aussi dans la crainte de livrer tout l’état-major, le général de Boisdeffre, le général Gonse, sans compter les sous-ordres. Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ? C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier. Et l’acte que j’accomplis ici n’est qu’un moyen révolutionnaire pour hâter l’explosion de la vérité et de la justice.Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Non! Nous ignorons encore leurs interrogatoires, mais il est certain que tous ne l’avaient pas chargé ; et il est à remarquer, en outre, que tous appartenaient aux bureaux de la guerre. Je le répète avec une certitude plus véhémente: la vérité est en marche et rien ne l’arrêtera. Zola pointed out judicial errors … And this is where Commander Esterhazy appears. M. Mathieu Dreyfus dénonça le commandant Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau, au moment où M. Scheurer-Kestner allait déposer, entre les mains du garde des Sceaux, une demande en révision du procès. accommodate many things. Il n’y a pas de châtiment assez sévère, elle applaudira à la dégradation publique, elle voudra que le coupable reste sur son rocher d’infamie, dévoré par le remords. C’est un procès de famille, on est là entre soi, et il faut s’en souvenir : l’état-major a voulu le procès, l’a jugé, et il vient de le juger une seconde fois. Et baiser dévotement la poignée du sabre, le dieu, non ! Pendant ce temps, le malheureux s’arrachait la chair, hurlait son innocence. A traitor would have opened the border to the enemy to lead the German emperor to Notre Dame, that we would not take closer measures of silence and mystery. I’m abbreviating, because it’s basically here just a summary of the story whose burning pages will one day be written all along. A Paris, la vérité marchait, irrésistible, et l’on sait de quelle façon l’orage attendu éclata. Que de gens je connais qui, devant une guerre possible, tremblent d’angoisse, en sachant dans quelles mains est la défense nationale ! Notice that General Billot was not compromised in anything, he arrived fresh, he could tell the truth. nous assistons à ce spectacle infâme, des hommes perdus de dettes et de crimes dont on proclame l’innocence, tandis qu’on frappe l’honneur même, un homme à la vie sans tache ! Il a été le grand honnête homme, l’homme de sa vie loyale, il a cru que la vérité se suffisait à elle- même, surtout lorsqu’elle lui apparaissait éclatante comme le plein jour. Voilà donc, monsieur le Président, l’affaire Esterhazy : un coupable qu’il s’agissait d’innocenter. Et autres textes dénonçant les travers de la société, "J'accuse" et autres textes citoyens, Émile Zola, Larousse. Son excuse, je le répète, est que le chef suprême avait parlé, déclarant la chose jugée inattaquable, sainte et supérieure aux hommes, de sorte que des inférieurs ne pouvaient dire le contraire. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. le néant de cet acte d’accusation ! You still have a human duty, which you will think about, and which you will fulfill. His hand is betrayed by absurd means. Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis. C’est que du secours lui était venu, il avait reçu une lettre anonyme l’avertissant des menées de ses ennemis, une dame mystérieuse s’était même dérangée de nuit pour lui remettre une pièce volée à l’état-major, qui devait le sauver. Et je n’ai pas à tout dire, qu’on cherche, on trouvera. Puis, ce ne fut là qu’une minute de combat entre sa conscience et ce qu’il croyait être l’intérêt militaire. Il s'est inspiré d'un dossier écrit en 1896 par l'écrivain Bernard Lazare. J’abrège, car ce n’est ici, en gros, que le résumé de l’histoire dont les brûlantes pages seront un jour écrites tout au long. » Rien ne pouvait les faire sortir de là. Il s’est inspiré d’un dossier fourni en … J'accuse...!, d'Émile Zola: Le manifeste de Zola publié durant l'affaire Dreyfus (texte intégral avec introduction et commentaire critique) (pamphlets et manifestes historiques) (French Edition) Son devoir strict était d’ouvrir une enquête. A nefarious man who led everything, did everything, was the lieutenant-colonel of Paty de Clam, then simple commander. And it is still a crime to have relied on the filthy press, to have allowed oneself to be defended by all the scoundrel of Paris, so that this is the scoundrel who triumphs insolently, in the defeat of law and simple probity. The investigation by Lieutenant-Colonel Picquart had led to this certain finding. There were also reports of twenty-three officers who had come to overwhelm Dreyfus with their testimony. It's the whole Dreyfus affair; we will not know her until a fair investigation has clearly established her actions and responsibilities. Ils ont rendu une sentence inique, qui à jamais pèsera sur nos conseils de guerre, qui entachera désormais de suspicion tous leurs arrêts. Je l’ai dit ailleurs, et je le répète ici: quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On cherchait donc dans la maison, on examinait les écritures, c’était comme une affaire de famille, un traître à surprendre dans les bureaux mêmes, pour l’en expulser. on les retrouvera prochainement tous deux devant la justice civile. Le colonel Sandherr était mort, et le lieutenant-colonel Picquart lui avait succédé comme chef du bureau des renseignements. Le commandant du Paty de Clam arrête Dreyfus, le met au secret. They stir up France, they hide behind its legitimate emotion, they close their mouths by disturbing hearts, by perverting minds. C’est d’abord, dans l’ombre, le lieutenant-colonel du Paty de Clam qui a tout machiné, qui a tout conduit. Et le lieutenant-colonel Picquart fut envoyé en mission, on l’éloigna de plus en plus loin, jusqu’en Tunisie, où l’on voulut même un jour honorer sa bravoure, en le chargeant d’une mission qui l’aurait sûrement fait massacrer, dans les parages où le marquis de Morès a trouvé la mort. And we even saw, for Lieutenant-Colonel Picquart, this despicable thing: a French court, after having let the rapporteur publicly charge a witness, accuse him of all faults, went in camera, when this witness was introduced to explain and defend itself. Je l’ai dit ailleurs, et je le répète ici: quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On va jusqu’à dire que c’est lui le faussaire, qu’il a fabriqué la carte-télégramme pour perdre Esterhazy. It is only today that the business begins, since today only the positions are clear: on the one hand, the culprits who do not want the light to be shed; on the other, the vigilantes who will give their lives to make it happen. Et les naïvetés de rédaction, les formelles assertions dans le vide! Quotes from J'accuse! Comprenez-vous cela ! ist der Titel eines offenen Briefes des französischen Schriftstellers Émile Zola an Félix Faure, den damaligen Präsidenten der Französischen Republik, um diesen und die Öffentlichkeit über die wahren Hintergründe der Dreyfus-Affäre zu informieren. Sa main se trahit aux moyens saugrenus. This is what he could not allow. Au moment de mettre cette brochure en vente, la pensée me vint de donner à ma lettre une publicité plus large, plus Il n’était pas en disgrâce, le général Gonse entretenait avec lui une correspondance amicale. They have rendered an unjust sentence, which will forever weigh on our councils of war, which will henceforth taint all their judgments with suspicion. Jaccuse! De quoi nourrir vos convictions personnelles avec la référence J Accuse Zola si la seconde main fait partie intégrante de vos habitudes d'achat. It was he who imagined dictating the slip to Dreyfus; it was he who dreamed of studying it in a room entirely covered with ice; it is him that the commander Forzinetti represents us armed with a deaf lantern, wanting to be introduced near the sleeping accused, to project on his face a sudden flood of light and thus to surprise his crime, in the alarm of the alarm clock . General Billot suggested the judges by his statement, and they judged as they should go to the fire, without reasoning. yes, yes, the army that would rise at the first threat, that would defend French land, it is all the people, and we have only tenderness and respect for it. Depuis bientôt deux mois, nous pouvons suivre heure par heure la belle besogne. Telle est donc la simple vérité, monsieur le Président, et elle est effroyable, elle restera pour votre présidence une souillure. I simply state that the commander of Paty de Clam, responsible for investigating the Dreyfus affair, as judicial officer, is, in order of dates and responsibilities, the first culprit of the appalling miscarriage of justice that has been committed. It's a lie ! Oui ! Le premier conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel. I repeat with more strident certainty: the truth is on the move and nothing will stop it. Then we convened the council of war. Des « fuites » avaient lieu, des papiers disparaissaient, comme il en disparaît aujourd’hui encore; et l’auteur du bordereau était recherché, lorsqu’un a priori se fit peu à peu que cet auteur ne pouvait être qu’un officier de l’état-major, et un officier d’artillerie : double erreur manifeste, qui montre avec quel esprit superficiel on avait étudié ce bordereau, car un examen raisonné démontre qu’il ne pouvait s’agir que d’un officier de troupe. Zola's argument appeared on the front page of the Parisian daily L’Aurore in the form of an open letter to the President of the Republic. Puis, ce ne fut là qu’une minute de combat entre sa conscience et ce qu’il croyait être l’intérêt militaire. (I accuse!) Source: Chameleon Translations; First Published: L’Aurore, 13 January 1898. How could we hope that a council of war would defeat what a council of war had done? On s'est parfois étonné de ce retard ; mais c'était faute de mesurer la lenteur de la contre-enquête conduite par les défenseurs de Dreyfus après le procès de décembre 1894, et de situer exactement les écrivains français de la fin du XIXe siècle dans l'histoire d… Yes ! Je l’ai démontré d’autre part : l’affaire Dreyfus était l’affaire des bureaux de la guerre, un officier de l’état-major, dénoncé par ses camarades de l’état-major, condamné sous la pression des chefs de l’état-major. C’est ce qu’il ne pouvait permettre. Son œuvre, la culpabilité de Dreyfus, était en péril, et il a voulu sûrement défendre son oeuvre. J’accuse les bureaux de la guerre d’avoir mené dans la presse, particulièrement dans L’Éclair et dans L’Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l’opinion et couvrir leur faute. The truth, I will say it, because I promised to say it, if justice, regularly seized, did not do it, full and whole. C’est en 1898, dans une lettre ouverte au président de la République Félix Faure, qu’Émile Zola assène cette magnifique formule. There is not enough severe punishment, she will applaud the public degradation, she will want the culprit to remain on her rock of infamy, devoured by remorse. J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités du siècle. L’idée supérieure de discipline, qui est dans le sang de ces soldats, ne suffit-elle à infirmer leur pouvoir d’équité ? La nation est frappée de stupeur, on chuchote des faits terribles, de ces trahisons monstrueuses qui indignent l’Histoire ; et naturellement la nation s’incline. Il n’y a pas de châtiment assez sévère, elle applaudira à la dégradation publique, elle voudra que le coupable reste sur son rocher d’infamie, dévoré par le remords. Rappelons le contexte : le capitaine Dreyfus a été accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne, contre toute raison. Lettre au président de la république par Émile Zola - Texte intégral: Édition illustrée | 26 pages Format 15,24 cm x 22,86 cm (French Edition) Zola's argument appeared on the front page of the Parisian daily L’Aurore in the form of an open letter to the President of the Republic. Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les coeurs. J’accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d’avoir ensuite défendu son oeuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités du siècle.J’accuse le général Billot d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s’être rendu coupable de ce crime de lèse- humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l’état-major compromis.J’accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s’être rendus complices du même crime, l’un sans doute par passion cléricale, l’autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l’arche sainte, inattaquable.J’accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.J’accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d’avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement.J’accuse les bureaux de la guerre d’avoir mené dans la presse, particulièrement dans L’Éclair et dans L’Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l’opinion et couvrir leur faute.J’accuse enfin le premier conseil de guerre d’avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j’accuse le second conseil de guerre d’avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d’acquitter sciemment un coupable.En portant ces accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Je la nie, cette pièce, je la nie de toute ma puissance ! Je me doute bien que vous n’avez aucun pouvoir en cette affaire, que vous êtes le prisonnier de la Constitution et de votre entourage. Extrait texte du document: « ZOLA 13 janvier 1898 J'accuse! Quel coup de balai le gouvernement républicain devrait donner dans cette jésuitière, ainsi que les appelle le général Billot lui-même ! The majority of Zola’s novels were set during the period of the Second Empire. This is a family trial, we are there among ourselves, and it must be remembered: the staff wanted the trial, tried it, and it has just tried it a second time. « J’accuse… ! [...] » C'est la curée contre Zola. I have only one passion, that of light, in the name of humanity which has suffered so much and which has the right to happiness. Et il suffit, pour s’en assurer, d’étudier attentivement l’acte d’accusation, lu devant le conseil de guerre. Livre audio complet : "J'accuse !" all that has been agitated there about insanity and foolishness, crazy imaginations, practices of low police, mores of inquisition and tyranny, the good pleasure of some braided men putting their boots on the nation, entering it in the throat his cry of truth and justice, under the pretext liar and sacrilege of reason of State! C’est un mensonge ! Mais cette lettre est longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure. Et l’on a même vu, pour le lieutenant-colonel Picquart, cette chose ignoble : un tribunal français, après avoir laissé le rapporteur charger publiquement un témoin, l’accuser de toutes les fautes, a fait le huis clos, lorsque ce témoin a été introduit pour s’expliquer et se défendre. le néant de cet acte d’accusation ! Et je ne puis m’empêcher de retrouver là le lieutenant-colonel du Paty de Clam, en reconnaissant les expédients de son imagination fertile. Il est l’affaire Dreyfus tout entière ; on ne la connaîtra que lorsqu’une enquête loyale aura établi nettement ses actes et ses responsabilités. Ce qu'on ignore, c'est qu'elles furent d'abord imprimées en une brochure, comme les deux lettres précédentes. behind it was only the romantic and insane imaginations of the commander of Paty de Clam. Encore une fois, il ne peut revenir innocent sans que tout l’état-major soit coupable.