La deuxième guerre civile commençait. Le règne de Constantin IX (1000-1055) marqua la fin de la politique d'expansion de l'empire. Toutefois, ce fut moins les guerres civiles qui marquèrent cette période que la perte de presque tous les territoires emportés de haute lutte sous la dynastie macédonienne. Ce dernier se mit à l’œuvre avec un tel zèle qu'en quelques mois à peine, il réussit à unir la population contre lui, en particulier les deux factions qui assuraient les courses de chevaux dans l'hippodrome, les Bleus et les Verts. Son rêve, comme celui de son prédécesseur du même nom, fut de redonner à l'empire le lustre qu'il avait déjà eu. Une dernière tentative fut faite en 1448 et réunissait Jean Hunyade et l'Albanais Scanderbeg. Après la mort de Bajazet, ses fils se divisèrent ce qui restait de son empire. Rome avait depuis longtemps cessé d’être la capitale politique effective de l’Empire : trop éloignée des frontières septentrionales en danger et des riches provinces orientales, elle n’avait plus eu d’empereur à demeure depuis le milieu du IIIe siècle. Leurs lois se modelèrent souvent sur les lois romaines et permirent ainsi au droit romain de survivre en Occident[25]. En échange, il renonçait à ses prétentions sur les possessions byzantines d'Italie (essentiellement la province de Venise)[101] et de la côte dalmate. La diminution du nombre de ces petites propriétés avait pour conséquence la diminution de la richesse de l'État, car la noblesse était exempte d'impôt[129]. Objets ayant au départ valeur d'enseignement, les icônes se virent au cours des siècles attribuer des propriétés miraculeuses, voire magiques. Il put constater que la ville n'était pratiquement pas défendue, la flotte vénitienne et la garnison latine étant parties mener une opération en mer Noire. On prête à Napoléon ce mot : « Le budget est le miroir de l'Etat ». Les Huns n'étaient toutefois pas les seuls sujets de préoccupation. Le chef de l’église est le patriarche En 1389, ses forces rencontrèrent celles de Mourad lors de la bataille de Kosovo Polje. Le 13 avril 1204, Constantinople tombait entre leurs mains. This will increase the security and usability of your server and will give you a solid foundation for subseq Paul Lemerle qualifie ainsi cette période de « gouvernement des philosophes »[145]. Byzance était quant à elle bien placée : à la croisée de deux continents et de deux mers, à l'une des extrémités occidentales de la Route de la soie, ouverte aussi sur la Route des Épices menant à l'Afrique et aux Indes, c’était une très bonne base pour garder la frontière danubienne absolument cruciale, et elle était raisonnablement proche des frontières orientales. Ce fut grâce à ce dernier État que Byzance devait renaître en 1261. Les deux tribus continuèrent à se harceler jusqu'à ce qu'elles fassent la paix et décident d'un commun accord en 559 d'envahir la Thrace. Toutefois, il étendit graduellement son empire sur le continent, en plus d'humilier Venise. Ce ne fut qu'en 1030 qu'il pût se tourner vers l'Orient où il tenta d'éloigner les Turcs de l'Anatolie, de rétablir l'autorité de Byzance sur l'Arménie et la Cilicie et d'imposer son autorité aux princes francs installés en Orient[180]. Au cri de « Nika » (« Qu'il vainque ! Cette intervention eut pour effet de donner l'avantage à Totila, la population italienne voyant de plus grandes chances d'indépendance sous les Goths que sous la tutelle de Constantinople. D'une part, celle-ci mit ses richesses à la disposition de l'empereur dans ses guerres contre les Perses ; d'autre part, lorsque celui-ci partit en guerre, ce fut au patriarche Serge qu'il confia la régence et la protection de ses enfants. Même l'Église était en proie à toutes sortes de difficultés, allant des désordres dans les monastères du Mont Athos, au mouvement hérétique des Bogomiles qui, partis de Bulgarie, s'étaient répandus jusqu'à Constantinople[167]. Empires carolingien et byzantin. Il préparait une nouvelle expédition contre Antioche, prélude à une expédition plus large contre la Palestine, lorsqu'il mourut en 1143 des suites d'un accident de chasse. Le démantèlement de la force navale en 1285 devait avoir des répercussions plus graves encore puisque l'empereur fut réduit pour assurer la défense à se fier à la flotte génoise et à engager des corsaires qui préféraient poursuivre leurs propres intérêts que d'assurer la défense de l'empire[240]. Ainsi, et malgré sa prudence, Alexis se révéla-t-il impuissant à empêcher la création de royaumes latins en Syrie et en Palestine. Par ailleurs, une des caractéristiques de la politique étrangère de Byzance, particulièrement évidente durant cette période, est qu'elle fut toujours obligée de se défendre sur deux fronts à la fois, l'un prenant immanquablement le pas sur l'autre. Avec sa capitale Constantinople, l’Empire byzantin était le descendant direct de l’ Empire romain d'orient.La chute de Rome en 476 étant une rupture majeure dans l’histoire romaine, il est admis que l’on parle d’Empire byzantin pour la période postérieure à cette date. Les soldats-paysans des thèmes se transformant en contribuables, non seulement les effectifs se réduisirent mais les empereurs durent se tourner vers les mercenaires. La rupture définitive se produisit lorsque Jean Cantacuzène consentit à laisser nommer coempereur son fils Mathieu, justifiant ainsi les craintes de ceux qui l'accusaient de vouloir fonder sa propre dynastie[257]. Dans ce but, Otton envoya son ambassadeur, Liutprand évêque de Crémone, proposer au basileus une alliance matrimoniale entre le fils d'Otton et la sœur des deux jeunes coempereurs. En 1327 et 1328, le conflit dégénéra en guerre ouverte entre celui qui était devenu Andronic III appuyé par les Bulgares et Andronic II appuyé par les Serbes. Elle se termina en 938 par une trêve avec échange de prisonniers. En 813 puis en 820, il y a de nouveaux renversements d'empereur. Et, lorsque trois mois plus tard, l'Église se rangea du côté de celui-ci, Michel VI n'eut d'autre choix que d'abdiquer et de se retirer dans un monastère. Si les empereurs y créèrent des thèmes, ces derniers furent mal administrés et les territoires concernés furent ravagés par plusieurs décennies de guerres. Non seulement cette mesure devait aliéner encore plus la papauté, mais elle ne résolvait pas le schisme interne de l'Église orthodoxe où le parti des arsénites continuait à réclamer, malgré la mort du patriarche Arsène, la condamnation de l'ex-patriarche Joseph. Alexis III ne put tenir le siège qu'un mois et, le 17 juillet, il s'enfuit pour se réfugier en Thrace en apportant avec lui le trésor et les joyaux de la couronne, pendant que les provinces faisaient sécession[211]. La situation n'était guère meilleure du côté de l'Asie mineure. Pierre Deleanu prit le titre de « tsar » pendant qu'Étienne Némanja accroissait ses territoires aux dépens de l'empire. Sa première tâche fut de continuer la lutte contre Syméon de Bulgarie qui n'avait pas abandonné l'idée de devenir empereur des Romains. Ce mariage forcé entre Zoé et Romain ne dura guère et, bientôt, l'impératrice Zoé s'éprit du frère de Jean l'Orphanotrophe, moine et eunuque qui était devenu le favori de Romain Argyre. Être Byzantin, Romain ou civilisé équivalait ainsi à être hellène. Aujourd'hui, le dernier héritier de l'Empire dans son ancienne capitale est le patriarche de Constantinople. Paradoxalement, ce fut alors que son territoire diminuait pour ne comprendre finalement que la ville de Constantinople et ses abords immédiats que le rayonnement intellectuel de Byzance atteignit son apogée. La création de cette dernière par Constantin en 330 peut constituer un deuxième point de départ à l’histoire de l’Empire byzantin avec la division définitive de l’Empire romain en 395. La mort subite de Kroum venu à nouveau assiéger Constantinople permit à Léon V (décédé en 820) de tourner son attention vers les questions religieuses, d'attribuer les défaites de Nicéphore au retour des images et de convoquer un concile (en 815) qui revint aux thèses iconoclastes mais de façon plus modérée que sous Constantin V[104]. L’édit de Caracalla en 212 fit de tous les hommes libres de l’Empire romain des citoyens romains, sans distinction d’ordre ou d’appartenance géographique[8]. Pragmatiste, Constantin XI accepta l'union comme un fait accompli, espérant comme ses prédécesseurs qu'elle lui apporterait des secours de l'Occident. Se posant en vengeur de l'empereur détrôné, il obligea Alexis à négocier le versement d'un énorme tribut que Byzance était bien incapable de payer. Pour y parvenir, il dut cependant mettre fin à la révolte de Bardas Sklèros, éparque de l'Est, et de Bardas Phocas. du monde méditerranéen qui en proportion n’avait qu’une seule rivale : Bagdad. On redécouvrit les auteurs grecs et on prit conscience à la fois du caractère spécifiquement grec ou hellène de la civilisation byzantine et du fait que la culture de Rome était elle-même fondée sur l'héritage de la Grèce antique. Si Maurice parvint à sauver certaines possessions occidentales en créant les exarchats de Ravenne et de Carthage, il dut faire face aux invasions des slaves dans les Balkans, lesquels ne se contentaient plus d'incursions pour piller le territoire, mais commençaient à s'installer à demeure avant de former, des décennies plus tard, leurs propres royaumes[65]. Pendant les années qui suivirent, Mourad II sembla se désintéresser de Constantinople. Épuisé, Manuel II décida de se retirer des affaires publiques et de passer progressivement les rênes du pouvoir à son fils Jean VIII Paléologue (1392-1448) qui devint seul empereur à sa mort en 1425. La bataille dura trois jours et se solda par la victoire de Mourad qui ne put toutefois continuer vers la Hongrie en Europe centrale et vers l'Adriatique en Albanie[271]. Néanmoins, si Constantin IX resta toujours sur la défensive, il sut faire preuve de dynamisme et d'énergie dans la lutte contre les adversaires extérieurs. En aout 1348, les Génois coulèrent tous les navires grecs en vue, incendièrent les banlieues de Constantinople et empêchèrent l'approvisionnement de la ville. À l'Est, l'Empire romain d'Orient dut également faire face aux migrations de nombreux peuples venus d'Asie et d'Europe du Nord. Georg Ostrogorsky décrit l'Empire byzantin comme « la synthèse de la culture hellénistique et de la religion chrétienne avec la forme romaine de l'État ». Sophie et de la richesse qui y était. Après avoir feint le plus grand respect pour Zoé, Michel tenta de se débarrasser d'elle définitivement, mais il se heurta à la colère de la population pour qui l'impératrice représentait la légitimité de la dynastie macédonienne. L'assassinat de Justinien II fut suivi d'une période de flottement à la suite de laquelle un soldat, fils de paysans immigrés de Thrace[84], fut proclamé empereur sous le nom de Léon III (685-747). Il servit de refuge aux petits-fils d'Andronic Ier Comnène, Alexis et David Comnène, et fut créé quelques mois avant la prise de Constantinople. Ancien garçon d'écurie, Basile (835-886) devait se révéler un excellent administrateur, un réformateur enthousiaste et un général clairvoyant[116]. À son arrivée au pouvoir, Alexis Ier Comnène (1057-1118) trouva un empire exsangue. Nous croyons en notre méthode nous vous offrons le même nombre d'heures en cas d'échec. Le règne de Léon III fut surtout marqué par le début de l'iconoclasme[87]. »), la foule prise de folie se mit à détruire les églises et à saccager les édifices publics. Peu après, il dut faire face à une invasion des Seldjoukides du sultanat de Roum situé entre l'empire de Nicée et celui de Trébizonde. Constantinople est une ville majestueuse qui s’impose par la beauté de son site (sur les rives du Bosphore) et sa richesse … En 1095, Constantinople était ainsi délivrée des dangers que représentaient ses voisins immédiats[172]. Les Anges, famille relativement obscure, originaire de Philadelphie (aujourd'hui Alaşehir), étaient entrés dans l'aristocratie impériale grâce au mariage de la plus jeune fille d'Alexis I avec Constantin Ange. Il devait en résulter, à l'Ouest la disparition de l'Empire romain d'Occident et son remplacement par des royaumes germaniques, alors qu'à l'Est les empereurs parvinrent à acheter la paix et à assurer ainsi la survie de l'empire. 50% de réduction ou crédit d'impôts. L’art byzantin est essentiellement religieux. Andronic entreprit de se venger et s'allia au fils du sultan, Saoudj, qui rêvait également de prendre la place de son père. l’empire romain d’orient, en 476 l’empire romain d’occident chute. L'aventure de l'humanité 115. L’église Sainte-Sophie a été transformée en mosquée et La richesse était source de stabilité et l'Empire byzantin, qui avait la mainmise sur les routes commerciales essentielles, parvint à éviter bon nombre des conflits que Rome dut subir de plein fouet. Neuf jours plus tard, il était assassiné au cours d'une messe pour le souverain défunt. Ces tensions aboutirent à la prise de Constantinople par la quatrième croisade en 1204 et à la division de l'empire entre territoires latins et grecs. Contre Robert Guiscard et les Normands, il s'allia à Venise qui voulait maintenir sa liberté de mouvement dans l'Adriatique et empêcher qu'une puissance quelconque n'en contrôle les deux rives. De défensive qu'elle avait été jusqu'à ce moment, la guerre devint offensive et les Byzantins poussèrent leur avantage en Asie. Son fils, Justinien II (668-711) devint empereur à l'âge de seize ans dans un empire considérablement diminué. Pendant ce temps, le pape avait couronné Charlemagne empereur en 800, alléguant qu'une femme ne pouvait remplir cette fonction. La réaction de la foule fut vive et plusieurs soldats, venus accomplir l'ordre de l'empereur, furent massacrés sur place. En parallèle, Anastase dut faire face à la fois aux tentatives d'invasion des Bulgares qu'il contra par la construction de la longue muraille de Thrace (503-504) et aux prétentions de Théodoric que Zénon avait envoyé Italie où, après avoir conquis des territoires correspondant à peu près au tiers de l'ancien empire d'Occident, il prétendait au titre d'augustus, se faisant pratiquement l'égal de l'empereur de Constantinople[34]. Zoé meurt en 1050 mais son dernier mari reste sur le trône comme seul empereur. L’église Sainte-Sophie a été transformée en mosquée et elle est aujourd’huiun des musées de la ville d’Istanbul. L’Empire byzantin étendait alors ses ramifications en Eurasie et en Afrique du Nord. Hommes et richesses dans Γ Empire byzantin. Quant à Charles Diehl, il qualifie le VIIe siècle comme « l'une des périodes les plus sombres de l'histoire byzantin. Cette union contre un royaume fidèle à Rome exigea cependant que, rompant avec l'union scellée par Kalojan avec l'Église romaine, Jean puisse établir un patriarcat orthodoxe à Tirnovo. Le Codex fut achevé en moins d'une année (du 13 février 528 au 8 avril 529). La période de 1261 à 1453 (année de la chute de la ville), si désolante sur le plan politique, s’avéra si féconde sur le plan intellectuel que d'aucuns y virent les signes précurseurs de la Renaissance italienne. La politique de collaboration menée par Manuel avec les États latins laissait place à une méfiance grandissante de l'Occident à l'endroit de Constantinople soupçonnée avec raison de connivence avec l'ennemi, pendant que la papauté, pour sa part, s'impatientait des atermoiements de Constantinople sur la question de la réunification des Églises d'Orient et d'Occident[200]. Si ce mouvement commença dès le règne de Constantin VII, il s'accéléra sous Constantin IX et Romain IV au point qu'à partir de 1071, une véritable crise financière frappa l'empire[165]. Après quelques mois, la noblesse civile, comblée d'honneurs, dut faire face à la noblesse militaire. Il renforça le contrôle de l'État sur la vie économique et réforma le droit par la publication de deux recueils, le Procheiron et l'Épanagoguè. La mort d'Andronic III ayant réveillé les désirs d'expansion des Serbes, des Bulgares et des Turcs, Cantacuzène, en sa qualité de grand domestique, dut partir pour la Thrace. Très vite cependant, ce régime vertueux se transforma en régime de terreur. Ce fut également une période d’épanouissement culturel et artistique dans le monde byzantin. Après avoir feint de protéger le jeune empereur, Andronic Comnène (1118-1185) se fit lui-même couronner empereur et, deux mois plus tard, faisait étrangler Alexis dont le corps fut jeté à la mer. Glr. Cet empereur est l’héritier des empereurs romains mais Deux mois plus tard, Zoé se mariait pour la troisième fois et prenait pour époux un aristocrate, Constantin Monomaque (ou Konstantinos Monomakhos), qu'elle fit couronner le jour suivant. L'échec de cette croisade ne devait profiter qu'aux Turcs et aux Normands[186]. Pour prévenir les invasions dans les Balkans, une ceinture de fortifications vint bientôt doubler celle qui s'étalait le long du Danube[45]. Par la suite, Trajan, le premier empereur à ne pas être né en Italie, étendit ces frontières au-delà de la Méditerranée, vers l'Europe de l'Est et la Mésopotamie, ouvrant ainsi l'accès aux ports de la mer Noire[5]. Grâce à des renforts conduits par le général Narsès, Bélisaire put quitter Rome et reprendre sa marche vers Milan avant de se diriger vers Ravenne, la capitale des Goths, qu'il prit en mai 540, emmenant le roi Vitigès prisonnier à Constantinople. À partir de ce jour, seules demeuraient valides les promulgations impériales contenues dans ce codex. Puis, après une campagne contre les Fatimides en Syrie et une dans le Caucase pour régler le cas de l'Arménie et de l'Ibérie, il reprit la lutte contre le tsar Samuel en 1001. Héritier de la Rome antique, l’Empire byzantin développa rapidement des caractéristiques qui lui furent propres. Les Koutrigoures durent demander la paix et, moyennant la promesse de subsides, retournèrent dans leurs foyers. Constantinople est une ville riche où réside l’empereur, le basileus, représentant de Dieu sur terre. e. ils ont fondé un règlement au point le plus étroit du Bosphore et l'a appelé Chalcédoine. Il devint alors le seul maître d'un empire ottoman réunifié. La partie occidentale est restée, très affaiblie, avec la capitale à Rome. Il combattit d'abord les Arabes auxquels il prit Chypre, Tarse et Mopsueste en 965 ; quatre ans plus tard, Antioche tombait, suivie d'Alep. L’Eglise d’Orient à la différence de l’Eglise d’Occident exige la triple immersion (au lieu d’une) De fait, dès le printemps 1373, Jean V accompagna le sultan en Asie mineure conformément à sa promesse[260]. Dans ce but, il rappela à l'automne 531 le général en chef des armées d'Orient, Bélisaire, à qui il confia la tâche de reconquérir l'Afrique du Nord[42]. Rome fut d'abord gouvernée par des rois étrusques qui dominèrent l'Italie centrale avant l'instauration de la République romaine en 509 av. Pendant ce temps, Justinien s'était tourné vers l'Espagne, toujours aux mains des Wisigoths. On passait ainsi d'une Église orthodoxe autocéphale maintenant des relations avec Constantinople, à une église uniate alliée à Rome. Il est centré autour d’une ville, la plus important du monde méditerranéen qui en proportion n’avait qu’une seule rivale : Bagdad. pour le baptême, le pain de la communion est fermenté (au lieu d’être sans levain) et le mariage est Et il n'est point douteux que le lecteur mal Aux termes de celui-ci, Charlemagne se voyait reconnaître son titre d'empereur par Constantinople. Sur le plan intérieur, il dut faire face aux dissensions que traversait l'Église d'Orient au sortir de la crise iconoclaste, crise qui le fit d'abord renvoyer puis rappeler le patriarche Photius[117]. Sans doute jaloux des succès d'Aspar, Léon le fit assassiner en 471, recevant ainsi le surnom de « boucher »[29]. J.-C.)[3]. En politique étrangère, il déploya une activité considérable en dépit d'une situation déplorable. orthodoxe en Orient, l’Eglise catholique en Occident. À chaque endroit, il fut comblé d'honneurs et de promesses, mais il revint les mains vides à Constantinople en juin 1403. L’Empire byzantin est un empire vaste et riche. L'Empire byzantin (ou Byzance) ... Les empereurs macédoniens ont également augmenté la richesse de l'Empire par la promotion du commerce avec l'Europe occidentale, en particulier grâce à la vente de la soie et de métal. L'état multinational qu'était l'Empire romain d'Orient se transforma ainsi en un empire plus homogène ethniquement tandis que les institutions subirent de profondes transformations pour faire face aux diverses menaces. Abandonné de tous, Justinien fut une seconde fois déchu et, cette fois, assassiné par l'un de ses officiers[83]. Pour assurer la sécurité de l'empire, Justinien fit aussi construire sur les frontières d'Europe comme d'Asie un puissant réseau de fortifications. La médecine profita des recherches menées par les Arabes et les Perses. À la mort de Léon VI, le trône échut à son frère et coempereur, Alexandre (870-913) qui mourut un an plus tard. Devenu empereur, Alexis Doukas (1204) se hâta de relever les fortifications de Constantinople. Cyrille invente un alphabet nouveau que l’on nomme alphabet cyrillique, afin de transcrire la Bible dans Face au refus d'Anastase de lui fournir une aide financière pour régler ses dettes[32], le Chah de Perse Kavadh Ier a en effet déclenché les hostilités en 502 et s'est emparé de la ville fortifiée d'Amida[33]. Il passa une partie de son règne à lutter contre les Arabes qui vinrent à nouveau assiéger Constantinople. Si Alexis put se débarrasser assez aisément des bandes indisciplinées de Pierre l'Ermite en les cantonnant de l'autre côté du Bosphore pour éviter tout pillage de Constantinople, il crut pouvoir utiliser les chevaliers croisés comme il l'avait fait d'autres mercenaires pour reconquérir la côte d'Asie mineure. Si les trois premiers recueils furent publiés en latin, les Novelles, où furent rassemblées les ordonnances promulguées après la parution du Codex, le furent en grec. La période macédonien comprenait également des événements d'importance capitale religieuse. Il exigeait simplement un acte de reddition complète et une profession de foi détaillée dans laquelle Michel VIII ferait acte de soumission au pape. L'Empire byzantin: L'héritier de l'Empire romain: ... les églises byzantines sont d’une richesse impressionnante, couvertes de marbre et de mosaïques sur fond d’or. La principauté d'Achaïe, fut créée pour Guillaume de Champlitte et Geoffroy Villehardouin. Les Roumains, les Bulgares, les Serbes, les Ukrainiens, les Biélorusses, les Russes et les Géorgiens ont ainsi gardé la forme orthodoxe du christianisme, qui les rattache à Byzance ; à la chute de Constantinople (la « deuxième Rome ») Moscou s'auto-proclama « Troisième Rome »[291]. Prudent et méthodique, Mehmed II, dit « le Conquérant », commença par isoler diplomatiquement Constantinople en signant des traités avec les seuls susceptibles de lui venir en aide : Venise et Jean Hunyadi. Il est caractéristique de l'art byzantin d’ajouter des monogrammes et inscriptions à côté des chiffres, comme c’est le cas pour ce splendide édifice. L'ère des Croisades commençait[166]. Elle joua ainsi un rôle de pont entre l'Orient et l'Occident, rôle qui ne fut jamais aussi important que lorsque l'empire byzantin fut près de sa fin[293] (cet héritage byzantin est le plus souvent occulté dans l'historiographie occidentale moderne[N 2]). Ces contacts permirent même la découverte d'autres progrès de civilisations comme ce traité sur l'utilisation de l'astrolabe publié aux environs de 1309 à Constantinople à partir de la version latine d'un original arabe ou ce traité d'astronomie, Les Six Ailes, traduit en grec à partir d'un original hébreu[294]. En outre, le profond mouvement de réforme de l'organisation interne de l'empire se prolongea, rendant celui-ci plus en harmonie avec le nouveau contexte intérieur et extérieur[94]. Appartenant à la famille des Phocas, Nicéphore III Botaniatès (1001/1012 - 1081)[162] avait derrière lui une brillante carrière militaire. Aussi, l'allure que prit la première croisade (1095–1099) le surprit-il, tout comme l'enthousiasme qu'elle généra en Europe surprit le pape. En 1161, il avait réussi à mater les Serbes, déposant le grand ispán Pervoslav Uroš et le remplaçant par celui qui devint après plusieurs autres épisodes le libérateur de la Serbie, Étienne Némanja. Incapable de résister à ces attaques, Andronic négocia une alliance par laquelle il donna sa fille, Simonis, alors âgée de cinq ans en mariage à Milutin à qui il concéda de plus une partie des conquêtes que ce dernier avait déjà faites. Progressivement et avec l'aide de l'Ottoman Orkhan, il se rapprocha de Constantinople dont ses partisans lui ouvrirent les portes le 3 février 1347[254]. De plus, les provinces conquises avaient été profondément fragilisées par les guerres entre empires perse et byzantin. La deuxième commença l'année suivante et se poursuivit jusqu'en 944, lorsque les Byzantins parvinrent à reprendre Édesse et à rapporter à Constantinople le fameux Mandylion, linge portant l'empreinte de la figure du Christ[127]. Afin de mettre fin à ces prétentions, il associa au trône son fils aîné né du premier mariage. Books & Ideas is the English-language mirror website of La Vie des Idées, a free online journal which has gained a large readership and established itself in France as a … Les Valaques qui habitaient les régions montagneuses entre le Danube et la Thessalie[197] refusèrent de payer et deux frères, Pierre Deleanu et Pierre Asen, prirent la tête d'une insurrection qui s'étendit bientôt à l'ensemble de la Macédoine et de la Bulgarie (en 1186). Le pouvoir se transmet de manière héréditaire, soit de père en fils , mais l’armée Quelques années plus tard, le « baptême de la Russie » signifia son entrée dans l'empire[120]. I - L'Empire byzantin,héritage de rome. La querelle entre partisans et adversaires de l'hésychasme (voir dernier chapitre) continuait de semer la zizanie au sein de l'Église. La régence échut à sa mère, Marie d'Antioche, qui dirigea le pays avec le protosébaste Alexis Comnène. À peine celle-ci s'était-elle retirée qu'une nouvelle invasion slave conduite par les Bulgares permit à ceux-ci de s'avancer jusqu'à une quarantaine de kilomètres de Constantinople. Michel avait démis le patriarche Arsène de ses fonctions après que ce dernier l'eut excommunié pour avoir porté la main sur Jean IV ; son remplaçant, Germain III, ne se laissa pas non plus intimider, si bien qu'il fut déposé à son tour et remplacé par un obscur moine, Joseph de Constantinople, qui accepta de réintégrer l'empereur au sein de l'Église. Ainsi prenait fin la première dynastie proprement byzantine à avoir dirigé l'empire pendant une centaine d'années. 26-27); c'est une observation tout a fait digne d'attention (pp. Leurs plans échouèrent toutefois puisqu'en janvier 945, ils furent eux-mêmes arrêtés et envoyés en exil, laissant ainsi Constantin VII (905-959) seul sur le trône. Si Michel VIII avait réussi à rétablir Byzance comme puissance de premier ordre en Europe et en Asie mineure, cette politique avait épuisé les finances de l'État qui n'avait plus les moyens de ses ambitions. Il accéda donc à la coalition formée par Lothaire II, le pape Innocent II, les vassaux révoltés des Pouilles et Venise contre le roi de Sicile et l'antipape Anaclet[180]. Chez les Ottomans, le pouvoir passa en 1421 de Mehmed Ier au jeune sultan Mourad II bien décidé à redonner à l'empire l'éclat qu'il avait eu sous son grand-père. Mais si Aspar réussit à vaincre les Huns en 468, Léon échoua dans sa tentative de reprendre l'Afrique du Nord la même année. Les largesses de Constantin Monomaque ayant ruiné le trésor public, Isaac se mit à taxer sans pitié le peuple, le sénat, les monastères et même l'armée. Il en profita pour mettre au pas les pays serbes en proie à une agitation continuelle et pour intervenir dans les querelles de succession en Hongrie qui devenait une puissance balkanique et adriatique importante[178],[179]. Les Les armées d'Europe et d'Asie se révoltèrent et proclamèrent empereurs leur commandant respectif, Nicéphore Bryenne et Nicéphore Botaniatès. Toutefois, le patriarche Jean Kalékas convainquit l'impératrice-mère que lui-même ayant déjà été nommé régent à deux reprises durant l'absence d'Andronic III, cette charge devait lui revenir.