L'expédition est écrasée. Le punique, variété carthaginoise du phénicien, est la langue officielle utilisée pour les documents administratifs, les rapports diplomatiques et les cultes de Baal, de Tanit et des divinités du panthéon libyco-carthaginois. En 920, une armée au service des Fatimides dirigée par Messala ibn Habbous, émir des Meknassas et gouverneur de Tahert, envahit le Maroc et prend Fès, soumettant le roi idrisside Yahia IV[36]. Vaincues par les vigilantes milices d’un certain gouverneur Abu Yusf, les tribus bédouines seront par la suite sédentarisées dans l’Ouest marocain, dans l’ancien pays bergouata où elles contribueront à l’effort d’arabisation des plaines du Gharb et de la Chaouia. Des dizaines d'évêchés couvrent la région, s'adressant d'abord aux populations romaines des villes puis aux romanisés des campagnes, en dépit des persécutions infligées par les autorités impériales. Durant les deux périodes de déclin, la pratique de la piraterie maritime se développe, tant dans le Nord, dans les environs de Tanger et Ceuta, que sur la côte atlantique (notamment à Anfa, qui sera détruite en 1468 par des représailles portugaises). Son fils Abu Yaqub Yusuf lui succède, d'abord reconnu à Séville puis à Marrakech. René Clozier, « Les sociétés milliardaires en France », https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2003-2-page-125.htm, Introuvable réconciliation entre Alger et Rabat, Marrakech, sept Français sont morts dans l'attentat du, Explosion dans un café à Marrakech: L'analyse des premiers indices recueillis sur les lieux confirme la thèse de l'attentat (Intérieur), http://www.lalettremed.com/17096-maroc-le-roi-lance-a-agadir-un-programme-de-developpement-urbain-de-6-mmdh.html, https://www.lepoint.fr/afrique/libye-de-berlin-a-bouznika-la-solution-politique-gagne-du-terrain-06-10-2020-2395101_3826.php, https://fr.hespress.com/163782-libye-les-negociations-de-bouznika-lopportunite-dune-sortie-de-crise.html, https://telquel.ma/2020/11/04/les-emirats-arabes-unis-inaugurent-leur-consulat-a-laayoune_1700934, https://fr.hespress.com/173102-nasser-bourita-le-peuple-marocain-apprecie-a-sa-juste-valeur-la-decision-historique-des-emirats-douvrir-un-consulat-a-laayoune.html, https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201104-maroc-la-s%C3%A9cheresse-et-la-pand%C3%A9mie-ont-mis-les-comptes-le-rouge, Liste des résidents généraux de France au Maroc, Histoire philatélique et postale du Maroc, Mohammad al Saghir ben al Hadj ben Abd-Allah al Wafrani (Oufrani), Kitab al-Istiqsa li-Akhbar duwwal al-Maghrib al-Aqsa, Faculté des lettres et sciences humaines de Rabat-Agdal, Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_du_Maroc&oldid=177526189, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Taza puis Tétouan sont les premières grandes cités à tomber. Après le retrait d'Allal El Fassi, l'abandon de cette idéologie se confirme par la reconnaissance officielle par Rabat de la République islamique de Mauritanie nouvellement indépendante. Depuis 1902, la pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée (la France occupe dès 1907 Casablanca et les plaines occidentales du Maroc), au point que le sultan Moulay Abd al-Hafid est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat, aussi appelé convention de Fès. Cette défaite impose au Maroc de lourdes pertes humaines ainsi qu'une importante indemnité de guerre empruntée auprès des Britanniques, ce qui aggrave une situation économique déjà fragile. Après onze années sous la tutelle de Rachid, Idris II est proclamé Imam des croyants de Fès. L'État ismaïlien est donc un pouvoir très solidement établi qui contrôle le pays depuis Meknès, nouvelle capitale impériale en remplacement de Fès et de Marrakech. Cet événement déclenche la guerre civile opposant les nationalistes et la phalange fasciste ibérique aux républicains, conflit particulièrement sanglant et dévastateur qui se solde par la victoire des partisans de Franco en 1939. Discours du roi: le Maroc a proclamé son attachement au Sahara avant l'indépendance de l'Algérie Par M'Hamed Hamrouch le 06/11/2017 à 23h13 (mise à jour le 07/11/2017 à 00h11) Dès avant 1492, la proximité géographique du Maroc avec l'Espagne andalouse et l'appartenance d'Al Andalus à la sphère de domination géopolitique almoravide, almohade puis mérinide, ont naturellement induit des échanges constants et variés entre les deux pays. La Maurétanie Tingitane est une province militaire relevant directement du Conseil impérial, administrée par un procurateur issu de l'ordre des chevaliers romains. À la veille de l'indépendance en 1956, la population européenne du protectorat s'élève ainsi à plus de 500 000 personnes, constituée d'éléments de toutes origines (français, espagnols, italiens, grecs, suisses, russes, etc.) Un tournoi sera organisé avant la phase finale du Championnat d'Afrique des Nations. À l'ouest, Lisbonne et Santarem tombent aux mains des Portugais. Le Maroc a peut-être mis du temps à définir une politique maritime cohérente, il n'a en revanche pas tardé à adhérer aux différentes institutions mondiales qui régulent le secteur. L'exemple le plus connu de ces nouvelles places économiques est la ville de Mogador (Essaouira, 1764)[109], conçue et édifiée par l'ingénieur et architecte français Théodore Cornut pour le compte du souverain chérifien. Le général espagnol d'origine cubaine Manuel Fernández Silvestre dispose alors d'une armée forte d'environ 60 000 soldats pour réprimer l'insurrection. Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides[80], constituent une dynastie originaire de la vallée du Draâ. à l'image des Pieds-noirs d'Algérie[145]. Des animaux sauvages (lion de l'Atlas, ours de l'Atlas, panthère de Barbarie) sont capturés pour être expédiés à Rome pour les Jeux du Cirque. Les troupes de Moulay Ismail incluent aussi des tribus arabes guich (Oudayas, Cherrardas, Cheragas) cantonnées aux abords des villes impériales et dans les points stratégiques importants, comme la forteresse de Boulaouane ou la citadelle de garnison de Kasba Tadla. Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps » Abdelhamid Benhamla Ali Lmrabet, le journaliste marocain, qui se trouve actuellement chez lui au Maroc, est passé à Alger, avant l’Aïd, après avoir interviewé le Président sahraoui, pour le quotidien espagnol El Mundo. À cette même époque, les Vikings venus de la lointaine Scandinavie et menés par Hasting et par le prince suédois Björn Côtes-de-Fer, attirés par les ressources potentielles qu'offrent les rives du détroit de Gibraltar et de la Méditerranée occidentale, se signalent par leurs incursions dévastatrices sur les côtes nord du Maroc (notamment dans les régions d'Asilah et de Nador)[33]. Le gouvernement d'Ajdir bénéficie au niveau international du soutien du Komintern et de la neutralité bienveillante du Royaume-Uni. Valence avec son gouverneur Zayd Abu Zayd qui fait allégeance à Jacques Ier d'Aragon lui emboîtera le pas deux ans plus tard. Abu Inan Faris, profondément chagriné par ce décès, tentera alors de faire asseoir son autorité sur l’ensemble du royaume, de nouveau fragilisé par la recrudescence des volontés insurrectionnelles. Ne se doutant que la femme d'Idris Ier (Kenza al Awrabiya) est enceinte, Haroun al-Rachid et son vizir pensent que la menace de l'émergence d'un pouvoir alide à l'ouest du Maghreb est définitivement éradiquée. À Séville, Al-Mamoun fait sensiblement de même. En effet, en 1557 des assassins à la solde du beylerbey d’Alger Hassan Pacha décapitent le sultan marocain et envoient sa tête en trophée à Constantinople, où Soliman la fera accrocher sur les murs du Sérail de Topkapı[83]. Le pays devient indépendant et le souverain convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V. Le 7 mars 1956, annonce à son peuple le retour à l'indépendance. En 932, les Idrissides perdent Tlemcen au profit des Meknassas pour le compte des califes fatimides. J.-C.. puis elles vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa) arrivent de l'est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère)[réf. Le sultan al-Mansur va même jusqu'à proposer aux Anglais d'établir un plan de conquête de l'Amérique espagnole et un partage du Nouveau Monde entre l'Angleterre et le Maroc[95]. À l'image de la Turquie, de l'Iran ou de la Chine de cette époque, le Maroc devient un « homme malade » selon l'expression consacrée par les milieux colonialistes du XIXe siècle. Tlemcen tombe enfin en 1337. Les Berghouatas maintiennent leur suprématie dans la région des plaines atlantiques durant quatre siècles et entretiennent des relations diplomatiques et commerciales avec le califat omeyyade de Cordoue qui voit probablement en eux des alliés potentiels contre les Fatimides et leurs alliés zénètes. Cette politique se concrétise par l’attaque conjointe anglo-marocaine contre Cadix (1596) et par l’échange d’ambassadeurs entre les Cours royales de Londres et de Marrakech en 1600. Les Almoravides n'ont alors qu'une idée : soumettre les plaines fertiles du Maroc utile et les intrépides tribus de l'Atlas. 29 juin 2019 - ALGER - Capitale d'algèrie - Alger est une métropole complexe mais aussi une ville très simple à saisir : la baie en faucille, la cité accrochée au-dessus d’un petit port et des promontoires assurent une bonne protection. Sayyida al-Hurra règne sans partage sur son fief tétouanais jusqu'en 1542. Les mozarabes de Grenade, accusés de collusion avec le royaume d'Aragon, sont expulsés au Maroc, notamment dans les régions de Salé et de Meknès, en 1125[56]. S'ensuit alors une lourde répression contre les Rifains, où bombardements terrestres et aériens, usage d'armes chimiques de fabrication allemande (y compris sur des populations civiles) et supériorité numérique obligent les troupes d'Abdelkrim à capituler en mai 1926. Plus au nord, à Tétouan et à Chaouen, apparaît une sorte de taïfa à dominante andalouse, peuplée par les réfugiés venus de l'ancien royaume de Grenade (conquis par les Espagnols catholiques en 1492), et dirigée par une femme nommée Sayyida al-Hurra[75]. Quand la région passe sous domination byzantine en 534, les Maures habitués à une indépendance réelle depuis plus d'un siècle résistent farouchement autour de Garmul, chef charismatique qui se proclame roi des Maures et des Romains, avec une sphère d'autorité s'étendant d'Altava à Volubilis et sur les confins maurétaniens. Ce « coup de Tanger » entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé. Avant de rallier Cotonou puis Porto-Novo (Bénin) pour le tournoi, les Eperviers Juniors du Togo ont eu droit à deux derniers galops d’essais à Rabat face aux U20 du Maroc. L'habileté du makhzen est de savoir tenir à distance les convoitises conjuguées de l'impérialisme européen et de jouer des rivalités entre les puissances. S’ensuivent 21 années de déclin durant lesquelles se multiplient les intrigues dynastiques, les coups politiques des différents vizirs, les ingérences nasrides et de vaines tentatives de coup d’éclat militaires face à Tlemcen. Parmi eux il faut citer Allal El Fassi (exilé au Gabon), Mohamed Hassan Ouazzani (placé sous résidence surveillée), Ahmed Balafrej, qui sont les fondateurs historiques du mouvement pour l'indépendance. L'arrivée massive des Andalous, que le Maroc devra intégrer dans son tissu social et économique, marque un tournant majeur dans la culture, la philosophie, les arts, la politique et divers aspects de la civilisation marocaine. Les troupes du général Diaz-Ordonez se heurtent néanmoins à une résistance efficace des tribus locales menées par le Chérif Améziane. Les années 1960 sont marquées par un climat politique particulièrement tendu. L'armée est le premier champ de ces réformes structurelles. Abu Said Uthman ben Ahmad dit Abu Said succède à Abu Amir Abd Allah dans des circonstances troubles. Mais le sultan s'y refusera et cette attitude ainsi que son soutien indéfectible à la cause de la France libre lui vaudront la reconnaissance de Charles de Gaulle lors de la victoire alliée de 1945, reconnaissance symbolisée par la dignité de compagnon de la Libération conférée au sultan marocain. Depuis, le Maroc a toujours gardé, si ce n'est une indépendance absolue, du moins une très forte autonomie[2]. Son neveu, maître de Fès, est exécuté, mais à l’occasion de ce déplacement au Maroc, c’est Tlemcen qui se soulève. Ce règne s'inscrit de plus dans la perspective des rivalités impérialistes européennes qui deviennent plus pressantes encore à la suite de la Conférence de Madrid de 1880, qui préfigure le futur partage de l'Empire chérifien sur l'échiquier international. Au sud du fleuve Loukkos les Romains conservent toutefois Sala et les îles purpuraires de Mogador. Les Kairouanais et les Andalous forment ainsi le premier noyau de peuplement citadin de Fès et font bénéficier la nouvelle capitale des Idrissides de leurs nombreux apports, notamment dans les domaines intellectuels et économiques. Il entame un nouveau siège sur la ville qui s’avérera vain. Ils ne seront rétablis qu'en 1767. Il semble que, sur les vingt-neuf tribus constitutives de ce royaume, douze aient adopté réellement la religion barghwata, les dix-sept autres étant demeurées fidèles au kharijisme[47]. Une première tentative en ce sens se solda par un échec en 1262. Rapidement, il entretient une profonde aversion pour l'étroitesse du malékisme régnant en maître en sa patrie. La défaite de la France a pour conséquence de placer l'administration coloniale sous les ordres du régime de Vichy pro-hitlérien et collaborationniste, qui veut obliger le sultan Sidi Mohammed ben Youssef (futur roi Mohammed V), souverain chérifien depuis 1927, à appliquer les lois antisémites d'inspiration nazie aux Marocains de confession juive. C'est au Maroc, à Djebel Irhoud, qu'ont été découverts en juin 2017 les plus anciens restes d'Homo sapiens au monde, datant de plus de 300 000 ans[6]. En 298 à Tingis, sous le règne de Dioclétien, le centurion Marcellus est décapité, ce qui en fait un martyr plus tard canonisé sous le nom de Saint Marcel[14], de même que Cassien de Tingis considéré également comme saint par l'Eglise catholique et par l'Eglise orthodoxe. Localement la conférence a également un impact déterminant. Par conséquent, se forme un puissant milieu capitaliste européen qui dispose de groupes de pression parfaitement organisés, aussi bien à Rabat qu'à Paris. Le roi Juba se distingue par son érudition, par son ouverture à toutes les cultures du monde méditerranéen et par son intérêt pour les arts, les belles lettres, la philosophie, ainsi que pour certaines disciplines scientifiques comme la géographie (Juba II fait explorer le Haut-Atlas, une partie des régions désertiques sahariennes, ainsi que Madère et l'archipel des îles Canaries, nommées alors îles Fortunées). Durant la période française, le Maroc avait un statut de protectorat et restait donc un État souverain. Les commerçants et entrepreneurs français établis au Maroc se montrent très actifs et en concurrence avec les Allemands[139], notamment à Casablanca, un port au développement récent qui sera promis à une grande expansion au temps du protectorat. Le gouverneur égyptien Handhala Ibn Safwan intervient à son tour et arrête les deux armées kharidjites au cours de deux batailles à Al-Qarn et à El-Asnam (Algérie) alors qu'elles menaçaient Kairouan (actuelle Tunisie) (printemps 742)[24]. Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires de la Phénicie libanaise située dans le pays de Canaan, installent leur premiers établissements dans ce que les géographes grecs comme Strabon nomment la Libye (terme qui désigne alors l'ensemble de l'Afrique du Nord à l'ouest de l'Egypte, et non la seule Libye contemporaine) et notamment sur les côtes marocaines, dès le XIe siècle av. La première occurrence de la tribu des Beni Merin dans l'historiographie marocaine coïncide avec leur participation en tant que groupe à la bataille d'Alarcos (1196), bataille finalement remportée par le camp almohade. L’administration adopte les titres de pacha, de bey et de khaznadar, et les sultans se dotent d’une garde d’élite (composée de peiks, de solaks et de sipahis), qui s'inspire fortement des janissaires turcs dans sa structure hiérarchique, son commandement et ses uniformes. L'armée marocaine menée par le prince Sidi Mohammed ben Abd ar-Rahman est défaite à la bataille d'Isly par les troupes du maréchal Bugeaud pendant la campagne militaire française du Maroc de 1844, tandis que la flotte française commandée par le prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe Ier, bombarde Tanger puis Mogador. Les Kairouanais sont issus de familles arabes orientales et arabo-persanes (originaires du Khorassan) établies en Ifriqya depuis l'époque abbasside[30]. En 1472, les sultans wattassides de Fès ont perdu l'essentiel des territoires côtiers et ne contrôlent plus la rive marocaine du détroit de Gibraltar. Succèdent au vieux leader de gauche, comme chefs du gouvernement, Driss Jettou puis Abbas El Fassi à partir des élections législatives de 2007 qui voient la victoire de l'Istiqlal. Un khalifa, représentant du sultan à Fès[85], exerce la fonction de vice-roi sur les provinces du nord et sur les marches orientales face à l'Empire ottoman. J.-C.. Des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints. Cette conjoncture négative va en s'accentuant avec Yazid Ier (1790-1792), fils d'une concubine irlandaise de Mohammed III selon Jan Potocki[112]. Cette armée noire est comparable aux janissaires de l'Empire ottoman ou aux gholams de la Perse safavide[103]. À l’issue de cette bataille, la dynastie se concentre sur la frange nord-orientale du Maroc afin de protéger le pays des invasions ottomanes, comme en témoignent les importants borjs et ouvrages de fortification militaire de Fès et de Taza. Hadrien est contraint d'envoyer Quintus Marcius Turbo réunir les deux Maurétanies avec un rang de légat à titre exceptionnel et provisoire pour réprimer les soulèvements berbères. De leur forteresse de Tazouta, entre Melilla et la Moulouya, les Beni Wattas ont peu à peu étendu leur puissance aux dépens de la famille régnante mérinide (voir l'article détaillé sur les Wattassides). Pendant ce temps, Mohammed ach-Chaykh, un des deux survivants du massacre de 1459, prépare sa reprise du pouvoir, qu'il accomplira finalement en 1471 mettant fin à l'éphémère gouvernement néo-idrisside[74]. Les tensions liées à cette décision éclatent au lendemain de la mort de Mohammed IV et à l'avènement de son successeur Hassan Ier en 1873. Profitant du désordre politique au Maroc, la France sous l'impulsion du cardinal de Richelieu tente de s'emparer de Mogador et charge Isaac de Razilly d'y installer un comptoir[96]. Sur le plan religieux, le califat saadien est reconnu jusqu’au Tchad par Idriss III Alaoma, roi du Kanem et du Bornou[92]. Contrairement aux deux dynasties précédentes, la montée en puissance des Mérinides n’est pas à mettre sur le compte d’une démarche personnelle associable à un individu mais plutôt à l’affirmation collective d’une tribu. La défaite française de 1940 renforça le nationalisme. L'Espagne à son tour reconnaît l'indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de lui restituer un peu plus tard l'enclave d'Ifni et le littoral méditerranéen (à l'exception de Ceuta et Melilla). Au même titre que le reste de l'Afrique et de l'Empire, la Maurétanie Tingitane va connaître la christianisation. Grâce à cet accord, la France a toute liberté d'agir au Maroc ; en échange, elle concède à la Grande-Bretagne le droit d'instaurer sa tutelle sur l'Égypte où la France conservait de fortes positions économiques et financières, dont la présidence de la Compagnie du Canal de Suez. Les actions combinées des organisations nationalistes aboutissent aux représailles des autorités françaises, qui s'enchaînent sur un cycle de violences qui culmineront après la déposition du sultan Mohammed Ben Youssef par le résident général Augustin Guillaume, qui place sur le trône chérifien le "sultan fantôche" Mohammed Ben Arafa. Néanmoins le Maroc subit durement la pandémie de Covid-19 de 2020, et ses retombées sur le plan sanitaire, économique et social[198]. Ismaïl est souvent comparé à son alter ego européen Louis XIV; par ailleurs le sultan marocain entretient une correspondance suivie avec le roi de France, auquel il demande la main de sa fille, Marie-Anne princesse de Conti, néanmoins sans succès. Les Berbères accoutumés au système de communauté égalitaire et supportant mal la domination arabe, finissent par trouver dans le kharijisme un redoutable moyen de contestation politique. Elles sont battues par les Berbères sur les rive du Sebou en octobre 741[23]. Après la pacification totale du territoire et la prise de Sijilmassa aux Abdalwadides, le sultan franchit le détroit et tente de reconstituer la grande Andalousie musulmane des Almohades. La mort de Murad III en 1595 met définitivement fin à l'hégémonie de la Sublime Porte et renforce l’indépendance marocaine[89]. Mais la moitié sud n’est pas en reste. Paradoxalement, la sollicitation par l'armée divine des milices chrétiennes de Reverter pour maintenir l'ordre au Maroc même est mal comprise par les tribus montagnardes du Haut-Atlas, de jour en jour plus mécontentes de l'autoritarisme almoravide. L’année suivante pourtant, les Mérinides essuient une cuisante défaite à Kairouan. En 40, la Maurétanie perd son dernier roi Ptolémée. Désignés et légitimés par les confréries mystiques et notamment par les cheikhs de la tariqa Jazoulya fondée par Mohammed Ben Slimane al-Jazouli, les Saadiens doivent réunifier le Maroc en proie aux divisions intestines, et faire face aux ambitions du jeune roi Sébastien Ier de Portugal désireux de mener sa croisade personnelle en Afrique du Nord contre les musulmans. Sur le plan intérieur, les années 1990 voient s'amorcer une relative libéralisation du régime par le roi Hassan II, politique qui culmine avec la tenue des élections démocratiques de 1997 et la formation d'un gouvernement dit d'alternance, présidé par Abderrahman El Youssoufi de l'USFP (socialiste), et qui succède aux gouvernements technocratiques de Mohammed Karim Lamrani et d'Abdellatif Filali. Marokko Confirm this request. Les trois factions zénètes, entrées en conflit les unes contre les autres, exercent alternativement le commandement à Fès, alors que les Ifrenides avancent jusqu'à l'intérieur du territoire des Berghouatas[40]. Coronavirus: Les joueurs de Serie A soumis aux testes avant la reprise du championnat. Elle était l’une des équipes les plus redoutables du Maroc et du Maghreb. Les Anglais compenseront la perte de Tanger en s'emparant de Gibraltar en 1704. En 1370, Tlemcen, où s’était reconstitué le pouvoir abdalwadide, retombe aux mains des Mérinides. Lors de la conquête de l'Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité (1832). Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. nécessaire]. Le judaïsme aurait été apporté par l'une des premières diasporas, après la grande révolte juive contre les Romains et la destruction du Temple de Jérusalem par Titus, tandis que le christianisme aurait été introduit depuis la province de Maurétanie Tingitane, sous une forme qui n'a pas été élucidée (catholicisme, arianisme, voire monophysisme)[18],[19].