Et franchement, il est plutôt bon : « Avant de tourner dans ces sitcoms, j’ai regardé un peu la télé, je me suis renseigné. Mais le discours de JLA a aussi ses limites. JLA : – Je ne détourne rien, je vous réponds. « Je ne me lasse pas de présenter cette émission et n’envisage pas sa fin, » assure-t-il. Enfin, d’autres figures d’AB figurent au sein du public, sans toutefois venir s’exprimer au micro : Anthony Dupray et son chewing-gum, Isabelle Bouysse pas encore officiellement femme du patron, et enfin une Jumelle Ever dont on peut se demander décemment ce qu’elle peut bien foutre là ? ». Car déjà, dans le « milieu » AB ne fait plus peur. With Jean-Luc Delarue, Yann Sarfati, Jacques Attali, Patrick Balkany. Hélène se demande vraiment ce qu’elle est venue foutre ici dans ce traquenard. Le théâtre de l’étrange est une émission radiophonique ... Émission de mode culte des sixties, diffusée sur la deu... Des thématiques simples : la vie, l'amour, le fric. Les invités sont obligés de se tourner pour répondre aux critiques. 2- Yvan Le Bolloc’h nous gratifie au passage tout au long de l’émission de son bonheur d’avoir vu le PS gagner les élections de 1997, consacrant selon lui la «. Et alors je me suis dit : « bon ça va être bien ». L’équipe d’Hélène est depuis plus d’un an en exil dans les Caraïbes, tandis que les quelques vedettes venues accompagner JLA sur le plateau sont déjà des has-been : Christophe Rippert, dont le dernier album est un flop retentissant ; Hélène Rollès, en apparence épuisée (et en baskets), surtout out of the AB game depuis son départ du Miracle de l’Amour ; Gérard Vivès, parti faire le mariole au côté de Vincent Lagaf’ ; Rochelle Redfield, qui a abandonné sans réussite la barque AB depuis déjà quelques années ; Eric Galliano, ringard bien avant l’émission. Christophe Rippert a beau être ostensiblement consterné par de tels propos, JLA de répondre qu’il « manque de comédiens en France« , Solo met à juste titre le doigt là où ça fait mal. Bruno, on a compris que ton renvoi suite à ton émission de merde « On n’est pas couché » en 1995 sur TF1 t’a rendu un tantinet aigri à l’époque. C’est ce qui fait que l’univers se créé et qu’il se passe des choses qu’on ne peut pas écrire, c’est-à-dire des regards entre eux, des attitudes, toute une approche qui fait que ça devient magique et que ça plaît aux gens. « Maître » Azoulay a beau ne pas être d’accord sur les critiques qu’on lui adresse, jamais il ne s’énerve. Et on a fabriqué des sitcoms AB qui sont basées sur une notion de plaisir pour le public, de distraction. [3]. Jean-Luc Delarue, le génie du récit de vie Jean-Luc Delarue : les images de sa vie ... En 1994, il quitte Canal + et crée sa propre émission de témoignages, "Ça se discute", qu'il produit avec sa jeune société Réservoir Prod. Enfin, un dernier intervenant prend place. On l’a pas fait en banlieue… ce qui est intéressant, c’est que le fait qu’il se drogue ça existait, que ça posait des problèmes, ce sont ces rapports émotionnels avec les autres. C’est un romancier, un certain Christophe Lambert (!) La question de Michel est certainement la plus intéressante et la plus pertinente de toutes : « Quand verra-t-on des blacks et des beurs dans les sitcoms, sans pour autant leur attribuer des rôles de gangsters ou d’incultes ? Ina.fr rend hommage à l’animateur de "Ça se discute" avec cette archive du premier lancement de l’émission qui le rendit célèbre, en 1994. On the back of this success he opened a restaurant, Le Korova, and continued to produce further programmes. Il tient toutefois à justifier non sans humour son travail en mettant en avant sa « performance », à savoir comment il a su penser et façonner son personnage de « folle de service » (incluant le long et délicat apprentissage de pliage de serviettes). Et question direct, l'animateur de Ca Se Discute aurait pu en prendre un. L’idée de réaliser un « débat » sur les sitcoms en 1997 est intrinsèquement liée à l’arrivée tant attendue de Friends sur la chaîne du service public, la sitcom qui va révolutionner l’image de ce type de production en France. Il renvoie la balle à TF1 et lance en quelque sorte un message à ses collaborateurs : « C’est un problème qu’il faut poser aux programmateurs de chaînes. Rochelle Redfield, qui a eu le courage de quitter rapidement AB, ne dit pas autre chose quand elle explique que les casteurs la considèrent encore uniquement comme une Johanna en puissance, comme si elle ne pouvait rien jouer d’autre que la « fofolle » étrangère de service. Ina.fr rend hommage à l’animateur de "Ça se discute" avec cette archive du premier lancement de l’émission qui le rendit célèbre, en 1994. Amour / Différence / Couple (2) - Trés belle histoire ça se discute, jean luc delarue. Alonzo Ramos. Dans le Studio des Artistes, il y avait un garçon qui s’appelait Momo qui était un beur formidable. La tension monte alors sur le plateau, sur lequel il est très difficile de pouvoir terminer une phrase sans être coupé par les diverses protestations et sarcasmes du duo mené par Bruno Solo. Un comédien de sitcoms, il a une étiquette, et il la conserve parce que tous les jours on rentre chez les gens (sic) avec un même personnage que l’on défend, et ça pendant 200-300 épisodes. Il ose prendre l’exemple de Luc Besson, « incompris » lors de la sortie du « Grand Bleu », immense succès populaire mais détesté par toute la critique parisienne. Un mariage raté avec le loser gardien de foot Stéphane Porato et quelques apparitions dans des séries TF1 bas de gamme, c’est tout ce qu’on retiendra de la carrière post-sitcom de la jolie Cachou. Le casting Caméra café était dépourvu d’acteurs noir, arabe ou asiatique. Le producteur-scénariste dit avoir l’habitude d’être critiqué ; ça ne le « dérange pas« . Les comédiens qui accompagnent leur producteur sont eux aussi soumis plus ou moins à cette « tension ». Lui se pose en défenseur d’un certain « bon goût » télévisuel (il aime les « sitcoms anglaises »), paré d’un ridicule T-shirt Che Guevara (trop) bien mis en évidence. Ça se discute et Ça se discute jour après jour étaient des émissions de télévision françaises diffusées sur France 2 du 12 septembre 1994 au 24 juin 2009 et présentées par Jean-Luc Delarue. Sa mère, Marie-Louise Samuel, professeur d'anglais, est d'origine hongroise2. TOP 10 des pires looks masculins dans les sitcoms AB. Très bon article. Azoulay le maître à penser d’AB, décontracté et sans cravate. Dans un long monologue, parfois à la limite de l’incompréhensible, Christophe décrit sa galère de « sitcomédien » et le manque absolu de reconnaissance qui le ronge : « Je crois effectivement qu’on est très corporatiste en France. Ils n’y a pas beaucoup de personne non plus issu d’une minorité ? Non mais finalement, je me suis retrouvé avec des piles de serviettes, alors je dis OUI au sexe ! 3- A notre connaissance, il n’y a aucun « arabe ou noir » dans Caméra Café. Peter kerdraon. Une attaque qui ne manque pas de faire réagir la team AB, du moins Anthony Dupray. Une personne dans le public (qui s’avère être l’étudiante en histoire des sitcoms) : – Il était américain !!! Bruno Solo pose alors une question, feignant par avance de ne pas connaître la réponse : « Pourquoi il y a cette auto-censure qui est pratiquée systématiquement dans les sitcoms françaises, par rapport au sexe, alors qu’aux États-Unis, qui est un pays beaucoup plus puritain, ils évoquent toutes les questions, sans le moindre tabou, sans la moindre tartufferie, et ça passe à de bonnes audiences, ça fait un audimat extraordinaire ? La question des minorités et racisme dans les sitcoms AB, AB et lutte des classes : le monde du travail, Annette et Monsieur Girard, une histoire au doux parfum de scandale, Les sitcoms AB et le sexe, l’envers du décor, En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées, Cyril Aubin, Johnny le rockeur dégoulinant, AB Prod – Le Miracle de la dope (Thrill Kill Kult bad trip remix), Closer to Azoulay – Quand Bonheur City devient « Dirty City ». Si on trouve un bon comédien qui soit noir, arabe, jaune ce que vous voulez, qui correspond à un personnage, il aura le rôle. C’est vrai que des fois ils ont le droit de changer un petit peu le texte. Alors c’est vrai que quand on vous pose la question, il est surprenant qu’il n’y ait pas de l’actualité heureuse aussi avec des noirs et des arabes qui, dieu merci, vivent intégrés dans ce pays. Oscars Best Picture Winners Best Picture Winners Golden Globes Emmys San Diego Comic-Con New York Comic-Con Sundance Film Festival Toronto Int'l Film … Toutefois, la belle plaidoirie de JLA, avocat de sa propre cause, ne prend pas sur le plateau. On savait la fin proche, la voici arrivée. Oui comme il doit y avoir des blacks qui présentent le journal de 20 heures. Et pour finir d’achever la mise au point sur Bruno Solo, cet homme de « gauche » a vendu les droits de la série « Caméra Café » en Italie au groupe Mediaset, propriété de Silvio Berlusconi… Un lèger décalage avec son t.shirt de l’époque. Pour preuve, quand Hélène est droguée à son insu par un producteur véreux, les épisodes sont purement et simplement censurés par la chaîne ! Mais c’est peut-être parce qu’on est parti sur un malentendu, parce que le recrutement des comédiens de sitcoms, et ça personne ne l’ignore, il se fait à disons, à 95 % pour apporter une nuance, sur le physique. Il profite de l’occasion pour décrire son roman qui se déroule dans l’univers d’une sitcom tout en n’oubliant pas de tailler AB à son tour : « J’attends qu’une sitcom AB me fasse rire, mais je trouve que le contrat n’est pas tout à fait rempli au niveau de la comédie, pour moi c’est plus du roman-photo. Autre invité de marque, Gérard Vivès est lui aussi une victime consentante de l’étiquette AB, avec plus de 300 épisodes à son actif en tant que « Gérard des Filles d’à Côté » ! Diffusé juste avant le talk-show de Delarue, c’est la première fois qu’un « prime time » est consacré à une sitcom dans l’histoire de la télévision française. Florian Gazan se fout de la gueule des sitcoms. Sans le savoir, c’est donc la dernière fois que Jean-Luc Azoulay et ses sbires s’affichent dans une émission de télévision sous l’égide – l’étiquette – d’AB Productions. ». Quand est tournée l’émission, à l’été 1997, nous sommes quelques semaines seulement avant la fin du Club Dorothée (30 août), événement qui va se révéler funeste et qui sonne immédiatement le glas de la collaboration entre AB et TF1. Seul le personnage secondaire de Karim Adda (fils du célèbre Serge Adda, homme politique et journaliste juif laïque tunisien), pourrait sortir du lot, si ce n’est qu’il incarne un « Vincent ». Le social-traître Bruno Solo incarnera d’ailleurs un syndicaliste lâche et corrompu, assez loin de son idéal guévariste surfait et proclamé dans « Ça se discute » quatre ans plutôt. L’étudiante : – Les deux personnages noirs qu’on a vus beaucoup, il y avait d’abord le nain du Miel et les Abeilles (rires dans la salle), qui jouait un personnage volontairement ridicule. Vous n'avez pas encore de compte ina.fret vous voulez vous abonner à notre Newsletter, Tous droits de reproduction et de diffusion réservés © 2018 Institut national de l'audiovisuel. ». Parce que moi je tiens personnellement à ce que nos produits ne soient pas aseptisés, c’est-à-dire qu’ils aient une vie. Ce soir, la 553ème émission « Ça se discute » sera aussi la dernière. Jean-Luc Delarue avait alors 30 ans. Hélène, une réponse à donner à ça ? Cette dernière, découverte pour son rôle de Victoire dans Classe Mannequin (et « complètement découverte » dans la série « Cœurs Caraïbes », comme le souligne ce goujat de Delarue), cherche d’ailleurs à se démarquer sur le plateau des autres « invités AB ». Oui, il existe une discrimination, un ostracisme, voire une forme de « racisme anti-AB » ridicule et consternant de la part d’une grande partie de la profession vis-à-vis des jeunes comédiens « de sitcoms », des braves gens qui n’avaient rien fait de mal et qui auraient mérité plus de chance. La dernière partie de l’émission sonne comme une belle mise à mort des sitcoms AB. Mais il considère d’un autre côté que personne ne lui donne sa chance car il est perçu d’abord comme un vulgaire comédien de « sitcom ». ». Delarue a beau claironner que son émission n’est pas un tribunal, l’effet « procès » est manifeste, même s’il est nécessaire de rappeler que c’est le mécanisme même du concept de « Ça se discute ». Il ne se prive clairement pas de cette position avantageuse dans l’émission pour dire ce qu’il pense réellement des sitcoms d’Azoulay : « Je comprends pas pourquoi ils ont pas tout d’un coup décidé de faire cohabiter à côté de ça (ndlr : Hélène, Premiers Baisers et compagnie), des séries que je considère pour ma part plus dignes de ce nom. C’était le cliché du noir américain beau et charmant. Delarue lui-même se réserve les émissions haut de gamme, n'écornant pas son image lisse et consensuelle : Ça se discute et sa version longue Jour après jour. Il ne s’est pas trouvé que dans le casting, il y ait eu des noirs, des juifs et des arabes, peut-être que je ne sais pas. ». Il n’y a pas d’auto-censure. Sans jamais tomber dans le misérabilisme, Rochelle explique bien les difficultés de l’après-AB. Bruno Solo : – Vous détournez le problème… Christophe, à deux doigts d’en coller une à Cachou, qui visiblement ne se sent pas « sitcomeuse », elle. Les invités sont obligés de se tourner pour répondre aux critiques. L’organisation spatiale même de l’émission veut ça : si Delarue insiste à plusieurs reprises pour que le show se déroule dans un cadre correct et poli, tout est mis en place pour que les invités soient pris en tenaille : Solo et Le Bolloc’h sont ainsi placés en hauteur, donnant leurs avis tranchés entouré d’un public acquis en majorité à leur cause. Pourtant, le projet AB a toujours été depuis le départ clair et honnête. D'ailleurs, Ça Se Discute avec sa quinzaine d'années d'existence souffre aussi d'un phénomène de redondance entre les émissions de Jean-Luc Delarue qui peine à trouver de nouveaux sujets… Delarue : – Y en a pas… oui mais pratiquement pas. Et quand on sort de là, on vous dit qu’on a une expérience ou alors qu’on a rien fait et qu’on a pas assez d’expérience (sic). Christophe aurait-il aimé que l’on aborde le sujet délicat de la taille du pénis des mâles de Premiers Baisers ? Jean-luc Delarue invite les mini-star sur le plateau de ça se discute le 14 mai 2008 25 ans après le succes des mondes engloutis. Jean-Luc Azoulay ne se débine pas, même si le constat de Solo possède sa part de vérité indéniable. Ostensiblement agacé d’être là, mâchant frénétiquement son chewing-gum, complètement impuissant de ne pouvoir rien dire depuis le début de l’émission (on le voit à maintes reprises tenter de soutenir son pote Christophe alors en pleine décomposition mentale et physique). », Seul Gérard Vivès tente de répondre par l’humour et la dérision. Comédienne de théâtre et de cinéma (1907-1998). Car si JLA a finalement accepté de mouiller la chemise en participant à l’émission, tout en laissant les caméras de l’équipe de « Ça se discute » filmer les coulisses des Années Fac, c’est que l’Empire AB est à un tournant de son histoire. Puis vient Eric Galliano, un animateur en vogue dans les 90’s, qui raconte son aventure « géniale » dans les Garçons de la Plage. Bref Anthony doit se contenter de lâcher un « putain » en arrière-plan face aux remarques du romancier ! Surtout, le débat est conduit par deux « guests », loin d’avoir été choisis au hasard : Bruno Solo et Ivan Le Bolloc’h, deux « adversaires »revendiqués d’AB Productions. Amusant quand on repense à la leçon de morale cathodique infligée à Azoulay durant l’émission… Comme quoi, il n’y a peut-être pas que AB qui a dû baisser la culotte devant la volonté de son diffuseur ! ». Seul le personnage secondaire de Karim Adda (fils du célèbre Serge Adda, homme politique et journaliste juif laïque tunisien), pourrait sortir du lot, si ce n’est qu’il incarne un « Vincent ». Le test « AB » spécial Emploi : quelle carrière est-faite pour toi ? Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. ... APRÃ?S LE DERNIER « Ã?a se discute » de la saison, ce soir à 22 h 35 sur France 2, dans lequel Jean-Luc Delarue se demandera si. Il faut donc nous donner du crédit, nous faire des essais, que les agents fassent leur travail et cessent de nous parler de notre image. Si JLA reconnaît que ses sitcoms demeurent trop sages car avant tout destinées aux jeunes, il n’en reste pas moins logiquement leur premier défenseur : « Dans les sitcoms AB, on parle de tous les problèmes, on a justement inventé un système qui permet de faire à la fois des sitcoms comiques et des soaps. Pour l’instant ravi d’être là. Jean-Luc Delarue nous quittait le 23 aout 2012. L’arrivée de Friends en France (diffusée par AB Productions, pour rappel !) Les deux ex-Canal+ font mine d’espérer que AB puisse enfin un jour produire de bonnes séries, en allant chercher de vrais bons comédiens. L’étudiante « historienne » qui a analysé les sitcoms américaines et qui connaît aussi manifestement très bien les productions AB. Il faut donner aux sitcoms des tranches pour que les adultes les regardent. Mais c’est très bien, c’est dans l’état d’esprit de ces séries là, il faut des physiques. Donc il fallait trouver une autre solution. ». Pourtant, on connaît la suite. Près de six ans après le décès de Jean-Luc Delarue, l'un de ses collègues publie la semaine prochaine un ouvrage sur les heures sombres de sa vie. OUI il doit y en avoir. Une école de rapidité, d’intensité. JLA tente alors d’exprimer le fond de sa pensée, qui détient sa propre logique même si parfaitement contestable d’un point de vue idéologique : Jean-Luc Azoulay : – « Je pense que le comble du racisme, c’est justement d’exacerber les différences, de se dire, comme ils sont différents il faut mettre un noir, un juif, un arabe, pour montrer qu’il y a des gens différents.